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CHRONIQUE novembre/décembre 2017

S'inspirer d'une facette de la vie de manière zen et spirituelle.

 

 

L’Être… ou le paraître.

 

Pour plusieurs, la recherche du bonheur passe par des choix vestimentaires. Lesquels s’effectuent majoritairement en relation avec l’image recherchée ou convoitée et l’effet remarqué par notre entourage. Dans notre interaction avec autrui la projection de nous-mêmes s’avère souvent primordiale. Cependant, notre premier rôle ne serait-il pas de nous soucier davantage de notre bien-être intérieur à l’instar de notre image extérieure ? Du désir d’être à la fois confortable et fonctionnelle, agréable et adaptable, cette recherche d’harmonie, doit surtout se traduire par un sentiment de contentement où le cœur et le corps se rallient, se donnent la réplique, se mettent au diapason. Pourquoi vouloir sacrifier l’agrément à l’apparence ? Il importe donc de bien cibler ses exigences tout en fixant des yeux le résultat, soit l’être… ou le paraître.

 

Tout en tenant compte de notre apparence, il demeure important de bien traduire la réalité de nos besoins fondamentaux. D’évaluer nos désirs, les physiques comme les émotionnels. De visiter nos états d’âme. Souvent incompris. Parfois inexplorés. Sans parler d’avoir à composer avec la dernière tendance de l’heure, le coup de cœur instantané ou les sensations procurées par le vêtement. Voulons-nous être juste bien habillées ou tendons-nous uniquement à bien paraître ? Parfois difficile de choisir. Améliorer son mieux-être intérieur en passant par l’amélioration physique de son habillement s’inscrit dans les valeurs d’une société. Nous en sommes venues à consommer de la fripe autant que de la bouffe, pensant améliorer notre confort intérieur. Combien de revues de mode, d’émissions sur l’apparence, d’annonces de vêtements côtoyons-nous chaque jour ? Lorsqu’on parle de surconsommation le département mode s’installe aux premières loges. Cette industrie, quoique valable en soi, fini par gruger sur l’estime de soi et la valorisation personnelle. Sans compter sur la dépense. Il faut donc être consciente du piège camouflé et opter pour une avenue pouvant contourner cette industrie et minimiser l’effet d’entraînement négatif que la mode suggère. Progressivement. Astucieusement. Écologiquement.

 

En mettant l’accent sur l’être, le ressenti, l’intuitif, nous remarquerons un changement dans la perception de notre habillement. Cela aide à mieux évaluer les émotions et les sensations liées au confort de notre âme. Cette nécessité de transformation, de changement, de nouveauté n’est peut-être qu’un leurre, finalement. Ai-je vraiment besoin de ce morceau de linge ? Là, est la question. Analyser ce pourquoi il nous faut absolument cette blouse incomparable, ces chaussures parfaites, ce vernis ensorcelant, cette fourrure stylée reviens à démasquer un malaise enfoui profondément. Un manque d’attention ? La recherche d’affection ? Un désir d’approbation ? Une soif d’appréciation ? Une absence d’acceptation ?

L’analyse sérieuse de ces besoins intimes nous entraîne invariablement vers un meilleur discernement dans nos agissements. S’ouvrir à une intériorité plus profonde de notre être et faire la différence entre besoins et désirs engendrent une meilleure gestion de notre consommation vestimentaire. Elle pourra se refléter sur des gestes responsables posés et devenir une valeur sûre pour l’avenir. En achetant écologiquement, je vote. Je vote pour diminuer mon empreinte terrestre en engendrant un sentiment d’appartenance à ma communauté. Je vote pour réduire mes dépenses en m’insufflant cette impression de contentement. Je vote pour acheter local ou même contribuer au second souffle d’un vêtement. Que j’aimerai porter, pendant plusieurs années.

 

En ce sens, j’ai repéré la solution alliant économie et tendance, assortiment et commodité dans ma garde-robe. Sans les soucis de l’excès ou du style à tout prix. M’habiller élégamment et confortablement demeure synonyme de bien-être pour moi, et par ce choix déterminant je souhaite me démarquer et faire une différence. Depuis plus d’une décennie je m’habille uniquement dans les friperies. Des boutiques de prêt-à-reporter haut de gamme à des prix incomparables ou des grandes surfaces à engagement socio-économique. J’y trouve toujours un petit trésor, pouvant me convenir, dans la taille appropriée, à la mesure de mon image et de mon portefeuille. Sachant ce choix environnemental et responsable je me suis engagée à privilégier cette approche.

 

Tout en nous installant dans un confort à la fois physique et émotionnel nous pouvons contribuer à la revalorisation d’un vêtement et à celle de notre estime personnelle. Même lorsque nous croyons choisir le « paraître », notre habillement se traduit toujours « par être » l’essence même de notre désir intérieur. En somme, qu’importe les options, nos besoins essentiels viendront toucher notre être, en premier.

 

Carole Hamelin

 

« À trop se contempler dans le miroir du paraître, on finit par oublier d’être. »  Auteur inconnu.

 

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