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RECUEIL LITTÉRAIRE

Textes sur diverses facettes de mon existence permettant de lever le voile sur le lien ténu reliant le physique, le mental et le spirituel.

 

 1. Adopter la Zénitude.

 2. Arrêter pour mieux avancer!

 3. Créer l’abondance !

 4. Être... ou paraître ?

 5. Aménager son intérieur…

 6. L’art de recevoir.

 7. Les maux des mots.

 8. Le plein d’amour.

 9. Le moins, c’est plus.

10.Compter sur le souffle.

11. L’effet boomerang !

12. Le but c’est le chemin.

13. Volet caché de la santé.

14. Le plan est parfait.

15. Garder l’équilibre.

16. Vol migratoire…

17. La place de l’autre.

18. Rencontre d’un ange.

19. Le coffre aux trésors.

20. La source des croyances.

21. La paix de l’être.

22. Ouvrir grand la porte.

23. Le Bouclier magique…

24. S'exprime ou s'imprime ?

25. Lâche la corde !!!

26. Façonner mon intérieur...

27. L’impermanence des saisons.

28. Ondes vibratoires.

29. L’amour transforme.

30. Apprivoiser ce félin.

31. Antidote au stress !

32. Les Bontés Divines !

33. L'instant présent.

34. Rien de personnel.

35. L'autre main.

36. Quand le silence s'installe.

37. Hymne à l'ordinaire...

38. Accepter les compliments.

39. Moments exaltants.

40. Adieu mon grand ami...

41. La reconnaissance.

42. Les sens en éveil.

43. Ma voix intérieure.

44. Tout est parfait !

45. Du sourire à la joie.

46. En congé d'infos

47. Passion ou raison ?

48. Je pense... donc je suis !

49. Envoûteur silencieux.

50. Un geste de bonté !

51. Le temps de s'aimer.

52. Le pouvoir des sons.

53. Entretenir la douceur.

54. Éloge de la lenteur.

55. Nos grands maîtres.

56. Les quatre états d'amour.

57. L'inter-être.

58. La pratique de l'arrêt

59. Apprécier ses bienfaits

60. Mot de passe : MEDET

61. Conscience des pensées.

62. L'amour et le temps.

63. Diluer l'émotion.

64. Pouvoir de l'intention.

65. Je mérite le meilleur.

66. S'ouvrir aux miracles !

67. Travailleurs de Lumière.

68. Quête de bonheur.

69. Sortie de scène.

70. Descendre du train

71. Créer plus d'abondance

 

 

 

 

 

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Octobre 2017

Créer plus d’abondance !

Récemment, je me suis demandée ce qu’était l’abondance. Sachant tous mes besoins de base comblés, je me considère vivant simplement, sans abondance. Quoiqu’à bien y regarder : je consomme une nourriture variée, j’ai des vêtements adéquats pour chaque saison, j’habite une habitation confortable, je jouis de relations satisfaisantes et mes revenus s'accroissent.  Je crois que je suis gâtée par la vie. Même si je possède plusieurs biens matériels, serait-il possible d’augmenter mes quotas jusqu’à l’opulence ? Actuellement, j’attire à moi de belles opportunités, j’ai une vie épanouie, je suis en amour, j’ai trouvé ma voie et j’en fais profiter ceux qui m’entourent. Comment puis-je faire pour accroître cette prospérité autour de moi et créer plus d’abondance ?

 

« Pourquoi les riches sont-ils riches ? Parce qu’ils sont riches… » L’abondance, nonobstant notre niveau de vie, s’avère un « état d’esprit » dans lequel nous croyons mériter ce que nous possédons. Il n’y a qu’à ressentir profondément la satisfaction de tout ce qui est déjà dans notre vie afin de permettre à l’argent, au bonheur et à l’opulence de se multiplier. En somme, cela signifie que la joie que j’éprouve à être…, à avoir…, à faire… à donner, à recevoir…, surtout si j’en ressens de la gratitude, crée une vibration d’abondance rayonnant tout autour de moi. Par conséquent, cette vibration attire comme un aimant d’autres ressources, richesses, satisfactions. Plus étendues. Plus admirables. Plus expansives.

 

Lorsque nous désirons quelque chose, généralement nous émettons une vibration de carence cérébrale comme quoi l’absence de ceci nous éloignerait du bonheur ou l’obtention de cela me permettrait d’être plus heureux. Inconsciemment, nous sommes en état de manque, freinant ainsi l’énergie de profusion à se manifester ou l’empêchant de se déclencher. Si nous ressentons le besoin d’avoir cela ou de faire ceci, pour être plus heureux, il serait temps de réviser notre système d’évaluation de l’abondance.

 

Rester en permanence dans un état d’esprit de reconnaissance ou de gratitude demeure assez difficile. Qu’en pensez-vous ? Tentons une expérience. Je vous invite à trouver quelque chose qui vous rendent heureux(se), dans la vie. Repérer quelque part dans vos souvenirs un espace d’allégresse, de tendresse, de gratitude invoquant une sensation de bien-être. Une émotion d’enchantement, d’appréciation, d’amour. Vivez la plénitude du moment. Sentez l’émoi vibrer dans votre cœur, non dans la tête. Accordez-vous un instant pour ressentir pleinement cet instant merveilleux. Ressentez l’émotion de ce ravissement. Soyez en état de bonheur. En demeurant dans cette sensation, imaginez ce que vous désirez ajouter, accroître, développer, atteindre pour accéder à l’abondance rêvée.

 

Cela nous amène à vivre dans la reconnaissance de tout. D’apprécier ce que nous possédons déjà. Afin d’y parvenir, il nous suffit simplement de remercier. De reconnaître humblement notre état d’être. De partager ensuite nos petits et grands bonheurs avec les individus, animaux, plantes, objets afin qu’eux aussi puissent ressentir le plaisir que nous ressentons, cette vibration de contentement, de plénitude. Tel un diapason cet état vibratoire augmentera cette prospérité, en nous, en eux, tout autour. Simplement. Secrètement. Gracieusement.

 

Le paradoxe, difficile à concevoir dans notre plan de vie, s’avère d’apprendre à donner si nous voulons recevoir à profusion. Un grand maître a dit : « Donnez et vous recevrez. » Alors donnons généreusement, sans discernement. Donnons de notre savoir, de nos expériences, de notre temps, de nos bienfaits, de notre argent, de nos biens. C’est en donnant et partageant une partie de nous-mêmes qu’elle nous reviendra au centuple... Aujourd’hui je partage avec vous l’abondance. Je souhaite qu’elle rayonne et rejaillisse sur vous à profusion telle des feux d’artifices... Que cette opulence se déploie dans l’amour, la joie, la plénitude et les plaisirs de la vie. Qu’elle soit possible dans la prospérité matérielle, financière et même spirituelle. N’a-t-on pas déjà mentionné qu’elles allaient de pair ? Puisse tous vos désirs se réaliser et se matérialiser, plus encore, dans la paix, l’harmonie, l’allégresse, la quiétude. Dans toutes les sphères de votre existence, parce que vous le méritez. Et parce que l’univers regorge de bienfaits, il y en en à profusion pour tout le monde et vous y avez droit. Je vous offre une explosion de pur bonheur permanent.

 

Carole Hamelin 

 

«Appréciez sincèrement le miracle que vous êtes, le fait d’être vivant.

Faites l'effort de vous concentrer sur ce que vous avez plutôt que sur ce qui vous manque. »  Wayne Dyerir?t=reussavie-21&l=ur2&o=8

 

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Août 2017

Descendre du train.

 

Comme l’exprime David Bernard, coach de vie, dans son livre « Ralentir… pour Réussir » : « Parfois nous devons apprendre durement pour comprendre où la vie veut nous mener. » Certains événements, échecs ou expériences négatives, les inconforts, la douleur ou la maladie nous amènent parfois à nous questionner sur le bien fondé de notre existence. Cette course effrénée contre la montre, les choix multiples de consommations, nos valeurs ancestrales malmenées et toute cette cacophonie mondiale nous assaillent. Nous poussent, inconsciemment, à chercher une autre voie. Celle permettant de descendre du train.

 

Comme certaines lois, les règles de la vie s’avèrent complexes à interpréter. Lors de situations hors de notre contrôle, survient généralement des difficultés nous empêchant d’aller de l’avant, de réaliser nos objectifs, de conclure des projets. J’en fus la cible lorsque je me suis retrouvée incapable de fonctionner à ma pleine capacité. Je résistais à ralentir le rythme dans mon commerce. Mon corps m’a dicté mes priorités. Il m’a littéralement couché à plat. La vie elle-même s’est chargée de me le faire comprendre à double dose. Avec le recul, cette période involontaire d’arrêt, d’analyse, d’introspection fut révélatrice à tout point de vue. Mis à part les inconvénients de la maladie et les soubresauts qu’elle a attiré, cette pause forcée m’a permis de retrouver mes repères, de composer avec une réalité modifiée tout en respectant mes valeurs et, principalement en écoutant mon cœur. Me dictant d’entrevoir l’avenir différemment. J’ai appris à me plier à l’imprévu, à apprécier les transitions au fur et à mesure. Cette route a été longue et ardue, mais je l’ai chevauché vaillamment. Sans doute me croyais-je à l’abri de tels événements ou même infaillible à la tâche ? Ne le pensons-nous pas tous ? Quoique qu’il en soit, si nous ne le faisons pas de notre plein gré un événement y verra pour nous. Pour nous ouvrir les yeux. Nous ouvrir à l’essentiel. Nous aligner avec notre essence, notre mission.

 

Se poser les véritables questions nous conduit à un embranchement de route, une voie de transition. Pourtant, mes interrogations semblaient sans issues : « Pourquoi je me sens autant bousculée ? Qu’est-ce que je fais ici ? Où cela va-t-il me mener ? Est-ce normal d’être si fatiguée ? Pourquoi tout est si compliqué ? » Lorsque je suis dans une impasse ou qu’une situation stagne, ma vision globale s’en trouve atténuée. Autrement dit, je m’éloigne, non pas de mon objectif, mais de l’option me convenant le mieux à ce moment. Comme dans un lac sablonneux où j’avance en déplaçant le sable et brouillant l’eau. Impossible alors de voir où je pose mes pas; je risque ainsi de me blesser. Si j’arrête, afin de laisser la poussière de terre se déposer, l’eau devient plus claire et je peux à nouveau avancer sans risquer de mettre le pied sur un écueil.

 

Cette halte obligatoire a provoqué des réponses. Sans chercher, elles se sont présentées. Avant cet incident de parcours, je m’entêtais à poursuivre la voie débridée du faire. Je faisais fi des signes extérieurs mis sur mon chemin. Aujourd’hui, je me souviens d’avoir ignoré les synchronicités, par exemple une phrase dans un livre, les paroles d’une chanson ou d’une personne, un événement remarquable attribué au hasard. Elles surgissent inopinément sans crier gare à un endroit particulier, lors d’une rencontre toute spéciale, à un moment impromptu de notre vie. Tout peut être identifié, ensuite interprété comme étant une piste à suivre, une réponse à écouter quant à la situation préoccupante. Demander à la reconnaître. Savoir la déchiffrer. Vouloir l’accueillir. Voilà le vrai défi.

 

Lorsqu'une intention se dévoile, je l’exprime et en témoigne afin de continuer à rayonner dans mon champ d’action. Comment faire pour y arriver ? J’instaure une pratique de l’arrêt quelques minutes pour faire le vide. Je laisse mes idées se décanter tel le sable au fond de l’eau. Investie d’une plus grande écoute dans l’ouverture du cœur, je prends le temps d’arrêter, de descendre du train. Assise sur le quai, en silence, j’établis des respirations profondes, je maintiens mon attention dans l’instant, je médite sur le sens de cet arrêt volontaire. J’observe cette reconnexion avec mon essence pour ensuite remonter à nouveau dans le train suivant reposée, ragaillardie, mieux équipée pour avancer, produire, créer par la suite. Adroitement. Intelligemment. Sécuritairement.

 

Depuis longtemps, les grands philosophes ont appris à laisser paître les moutons. Qu’il en soit ainsi. Il n’y a pas de hasard. La vie s’occupe de nous indiquer le chemin afin de parfaire notre expérience terrestre. Nous sommes toujours au bon endroit, au bon moment et notre action est toujours juste. Le temps arrange bien les choses. Apprenons à reconnaître les indices et saisissons à temps cette voie d'évitement. Installons consciemment une pause de réflexion afin d’éclairer, de recentrer, de nous connecter à nos réponses intérieures.

 

Carole Hamelin

« Ce que nous ne comprenons pas par la sagesse, la vie se charge de nous l’enseigner par la douleur. » David Bernard

 

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Mai 2017

Sortie de scène.

 

L’existence. Le seul vrai spectacle où nous sommes conviés en tant qu’acteur, spectateur, régisseur. Le premier inspire, le second observe. Le dernier dirige l’ensemble. Ayant déjà œuvré dans la régie lors de productions variées, la mise en scène n’a plus de secret. Elle doit être planifiée, orchestrée, répétée, coordonnée presqu’à la perfection. De l’ouverture à la finale. Toute prestation, quelle qu’elle soit, s’annonce sans rien laisser au hasard. Les enchaînements, éclairages, sonorités et le minutage ont une importance capitale dans la création de l’émerveillement, de la magie, de l’amusement. Pour que le public puisse retenir les points forts, se souvenir des émotions vécues, s’attacher aux messages véhiculés, on doit limiter la longueur de la représentation. Reconnaître l’instant de se retirer. Programmer le baisser du rideau en fonction d'une élégante sortie de scène.

 

Me voici à cette étape. Ces chroniques mensuelles, écrites depuis juillet 2011, ont épluché plusieurs facettes de mon existence. Il m’en reste encore à explorer. La vie s’occupera de me les présenter, en temps opportun, bien qu’elles se fassent moins intrépides de jour en jour. Avec près de 70 leçons de vie, je sens qu’il est temps pour moi de tirer ma révérence. De quitter la scène avant que l’ennui ne vous gagne. D’éviter que la vacuité de mes propos ne s’installe. Je me retire en douceur afin d'explorer d’autres avenues. À l'occasion j’y reviendrai, puisque l’écriture me nourrie, me console, me vivifie, me calme. M’ancre aussi dans l’instant. Le contenu sera tout aussi vibrant, les sentiments authentiques, sans les aléas de la prescription. La trame écrite de ces six dernières années a peint ma toile de fond. J’ai poussé la confidence, clamé mes découvertes. Je me suis exposée à vos regards sans masques, ni filtres. Je me suis dévoilée sans retenue. J’ai exploré mes méandres intérieurs, synthétisé mes émotions, exploité des ressources inédites pour en bout de ligne livrer le meilleur de moi-même. Une grande fierté m’accompagne dans l’accomplissement de cette prestation littéraire humble et sincère.

 

Le plaisir d’écrire va de pair avec la joie d’être lu. D’être entendu. D’être reconnu. Mes opinions, observations, ressentis ont motivé plusieurs d'entre vous. Plus particulièrement, ils  ont touché le cœur et ouvert l’esprit afin d'accueillir une nouvelle connexion à tout ce qui nous habite, nous enveloppe, nous unit. Je vous suis d’une extrême reconnaissance d’avoir parcouru mes écrits, me faisant part de vos réflexions, instabilités, questionnements. D’aussi loin que vous arrivez, j’ai toujours cru en vous, en votre capacité d’aller au-delà des apparences, des jugements, des contraintes établis. J’ai su que vous étiez sur ma route afin d’atteindre une autre marche sur l’escalier de vos vies respectives. En plus de recueillir vos partages, j’ai reçu vos appréciations, vos louanges. Merci de votre assiduité, de votre fidélité, de votre présence. Merci de faire preuve de confiance à mon égard. Merci de me propulser encore plus loin sur le chemin de ma découverte personnelle. Merci de votre patience et de votre indulgence envers mes fautes grammaticales, mes erreurs de frappe et mon style parfois suranné. Vous avez été et serez toujours de grands maîtres pour moi. Véritablement. Définitivement. Scrupuleusement.

 

L’ensemble de mon œuvre suscite un beau voyage intérieur. Dans ce voyage se trouvent des pauses volontaires, des avaries de parcours, des arrêts non planifiés et des moments d’extase. Ces étapes inspirent des sentiments colorés. Elles sont empreintes d'émotions refoulées ou exacerbées et dévoilent des trésors cachés. Même avec le recul, les textes demeurent actuels. Bien que la conscience de l’instant prenne une place prépondérante, chacun des sujets abordés révèle des messages attentionnés. Ils enclenchent des remises en questions, entretiennent des valeurs profondes, conçoivent des expériences enrichissantes. Ils enseignent des leçons de vie à reconnaître. À apprendre. À retenir. C’est pourquoi je continuerai leur rediffusion. Ces compositions, actualisées, rendront hommage à la grandeur de notre être intérieur, à l’essence de notre âme, à la profondeur de notre observateur silencieux, suggérant ou suscitant un passage paisible vers la Lumière. L’heure est venue de vous dire au revoir, je m’incline humblement devant vous. Merci d’avoir été les témoins de ma vie. Namasté!

 

Carole Hamelin

« Se retirer du monde, n'être ni vu ni connu des hommes, et n'en éprouver aucune peine, tout cela n'est possible qu'au sage. » Confucius

 

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Avril 2017

Quête de bonheur.

 

Qu’est-ce que le bonheur ? Wikipédia cite : « Le bonheur est un état durable de plénitude, de satisfaction ou de sérénité, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, le stress, l'inquiétude et le trouble sont absents. » Si cette définition est vraie, peu de gens doivent expérimenter cette définition du bonheur, surtout dans son état de durabilité, sans compter le stress. Le Robert simplifie le texte : « État de pleine satisfaction. » Encore là, je doute que quiconque soit pleinement satisfait, sans aucun besoin ni désir à combler, ne serait-ce que le fait d’aller aux toilettes… Personnellement, je peux le définir comme un état de contentement global, dans l’instant, sans attente ni regret. Ce qui m’incite à dévoiler ce qu’est ma quête de bonheur.

 

Nous sommes tous, sans exemption, à la recherche du bonheur. Comment le définissons-nous ? Quelle image en avons-nous ? Chaque être humain possède sa propre réponse. Pour moi, habituellement heureuse, rarement accablée, quelques fois insatisfaite, parfois comblée, je ne me suis jamais arrêté à ces questions. Or, cela m’interpelle. Parce que je sens des changements s’opérer en moi. J’ai la nette impression d’être plus heureuse. Non pas parce que tout est parfait, loin de là, seulement parce que je ressens un état de contentement plus profond. Comment cela se fait-il ? On nous informe qu’il y a des prédispositions génétiques et culturelles au bonheur. Les neurones d’un enfant s’ajustent aux émotions des adultes qui l’entourent et son système nerveux en sera programmé. Ce qui pourrait être mon cas. Toutefois, le cerveau étant en constante évolution, les neurones changent et s’adaptent à de nouvelles expériences. Nonobstant les aptitudes acquises durant l’enfance, je pense que nous pouvons choisir d’être plus heureux, malgré les circonstances. Tout est une question d’attitude face à la vie. Changer de perception en rapport avec ce qui nous manque pour mieux observer et apprécier ce que nous avons, fait partie de l’apprentissage du bonheur. Une occupation quotidienne, un objectif accessible. Nullement pour se lancer dans la grande quête du bonheur suprême mais plutôt pour s’en rapprocher peu à peu. Pour devenir plus heureux chaque jour. Patiemment. Diligemment. Résolument.

 

Dans son livre «  Les 7 clés du bonheur » l’endocrinologue Deepak Chopra, rappelle que : « Chaque choix que l’on fait envoie des signaux au cerveau, y compris le choix d’être heureux, et chaque signal contribue à façonner le cerveau d’année en année. » Depuis que je pratique la pleine conscience, la transformation de mes pensées, ma perception des événements et ma présence attentive coïncident de mieux en mieux avec ma conception de la réalité, d’où le sentiment d’être plus satisfaite. Plus heureuse. Plus présente au bonheur. L’être humain cherche des gratifications instantanées, durables; il souffre particulièrement du souvenir d’avoir perdu quelque chose ou s’imagine pouvoir le trouver dans l’avenir. C’est comme circuler sur une voie d’évitement en voulant dévier de l’instant présent, le seul endroit permettant d’ouvrir le passage sur la source profonde du bonheur. En ce sens, la cinquième clé du livre invite à nous concentrer sur le présent. À découvrir, par la méditation, une voie vers le contentement. C’est ainsi, qu’en stimulant la libération de neurotransmetteurs, dont la dopamine, la sérotonine, l’ocytocine et les endorphines, le cerveau reconnait, lors de séances méditatives, ces hormones associées au bonheur. Il est maintenant prouvé que la méditation modifie le réglage de base du cerveau en faveur de l’augmentation du bonheur. J’ai maintenant la preuve que méditer a engendré chez moi une plus grande félicité.

 

Vivre le moment présent, s’associer à la vibration de l’instant, à l’arrêt ou dans l’action, prédispose le corps à recevoir ces décharges d’hormones apaisantes, analgésiques, stimulantes. Cesser de vouloir tout contrôler, d’avoir toujours raison, de résister au flux de la vie, de se rebeller, sont autant d’autres aspects à prendre en compte pour voir poindre les prémices du bonheur au quotidien. Trouver un sens à sa vie et l’exécuter dans le plaisir contribue à renforcer notre ouverture vers un plus grand bonheur. Quelle est votre quête de bonheur ? Quelles sont vos options vers un espace plus heureux ?

 

Carole Hamelin

« L’ancienne façon de trouver le bonheur a mis le monde en péril. Une nouvelle façon de le trouver peut toutefois le sauver. » Deepak Chopra

 

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Mars 2017

Travailleurs de Lumière.

 

Connaissez-vous les porteurs de flambeaux, les éclaireurs, les travailleurs de Lumière ? Ce sont des personnes engagées sur le chemin d’éveil, appelées à ouvrir la voie vers la puissance intérieure qui nous habite. Ils nous accompagnent dans l’élévation de notre état de conscience et participent à maintenir l’équilibre yin/yang sur notre bonne vieille Terre. Ils apparaissent spontanément autour de nous, par hasard, lorsque nous traversons des périodes difficiles, sommes complètement déboussolés quant au sens de notre vie ou mis chaos par des événements tragiques. Ils sont investis d’une mission. Celle d’être un phare dans la tourmente. Celle d’apporter une lumière nouvelle sur ce monde et de l’illuminer… grâce à leur flamme intérieure. Celle de guider, réconforter, enseigner, soigner les plaies de l’âme. Vous l’aurez certainement deviné, je fais partie de ces travailleurs de Lumière.

 

Ce ne fut pas un choix délibéré. Il est apparu en subtilité. Je n’ai rien vu venir et personne ne m’y a préparé, dans mon existence bien rôdée. À quel moment mon chemin a-t-il bifurqué ? Qu’est-ce qui a enclenché ce processus d’émergence ? Les fils de cet enchevêtrement ont été difficiles à dénoués. Plusieurs synchronicités se sont présentés dans un laps de temps assez serré afin de me révéler une nouvelle avenue à explorer. Je suis restée enseignable durant ces expériences et j’ai reconsidéré plusieurs aspects de ma vie. Entre autre, j’ai décidé de lâcher prise sur le contrôle absolu de ma vie, sur la compréhension rationnelle de ma situation, sur mon entretien de la perfection et sur mes discours fermes entretenus depuis trop longtemps. J’ai compris à travers les divers écueils de mon parcours, qu’il faut apprendre à demander de l’aide, savoir se laisser accompagner et accepter de s’abandonner si l’on désire être guidé. Inlassablement. Remarquablement. Divinement.

 

Suite à cette débâcle, tout s’est mis en place. Ce qui existait de concret et d’immuable est soudain devenu fluide et transformable. Ce qui était sombre, douloureux et laborieux devint ensoleillé, léger et aisé. Je me laissai donc couler dans cette nouvelle voie sans balise, ni connaissance pour embrasser de nouvelles nuances émotionnelles et accueillir des perceptions sensitives plus précises. J’ai observé mes canaux perceptifs, intuitifs, sensoriels s’affirmer, mes ressentis s’aiguiser. En peu de temps, j’ai développé une façon de transmettre des informations sujettes à favoriser une rencontre plus étroite avec l’être intérieur des gens que je rencontrais. J’ai pressenti que je devais éclairer la voie des personnes cherchant une lumière au fond du tunnel. Ce fut au contact de cette lumière que je me suis éveillée, que je me suis guérie, que ma mission s’est confirmée.  

 

Le travailleur de Lumière se rattache directement au cœur de l’Être. De la Vie. De l’Univers. Il tisse un lien invisible avec la Source universelle. Ce lien permet d’écouter la vibration des autres, de guider leurs pas, d’insuffler l’énergie nécessaire afin de développer ou d’encourager leurs capacités de reconnexion avec eux-mêmes. Capable d’écoute, doté de sagesse, sans jamais porter de jugement, il ressent les fréquences vibratoires sans avoir besoin de communiquer verbalement. Parfois, l’émotion ressentie en présence active peut l’émouvoir jusqu’aux larmes ou lui donner un frisson ascendant. Certains l’ont déjà constaté, il m’arrive couramment d’être émue à travers mon approche attentive de la méditation ou dans ma pratique énergétique du Tianshi. Cela survient lors d’une ouverture de portail où les énergies communicantes sont ressenties fortement. De plus, par sa nature réceptive, l’éclaireur a besoin de silence pour méditer, contempler, se ressourcer. S’installer dans un espace d’isolement lui permet de recharger son énergie. Pour mieux canaliser.

 

Au titre se rattache l’engagement. Celui toujours plus grand de répondre à l’appel. Cet appel silencieux de ceux qui s’explorent intérieurement. Dans la pratique, je tente d’entretenir, par mes enseignements méditatifs et mes séances énergétiques, la transmission du flambeau nécessaire au passage de l’ombre vers la lumière ou à l’entretien du feu sacré en chacun. Je souhaite que ma présence en ce monde, en tant que travailleur de Lumière, puisse opérer un changement majeur dans l’ouverture de conscience et l’évolution spirituelle des gens. C’est simplement en s’ouvrant à plus grand que soi tout en reconnaissant son pouvoir intérieur, que la révélation survient. Grâce à votre présence vous me permettez de rayonner afin d’éclairer le chemin de ceux qui cherche encore une issue. Merci de votre confiance absolue et de votre soutien indéfectible…

 

Carole Hamelin

« Il faut de l'ombre pour donner de la profondeur à la lumière. » Christophe André

 

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Février 2017

S'ouvrir aux miracles !

 

Mon chemin de vie est rarement bousculé. Cependant, quand survient une période difficile, je me dépose, je me connecte à mon cœur pour demander assistance. J’écoute mon écho intérieur. J’observe mes ressentis. Je me mets en mode réceptivité afin d’obtenir une réponse claire à mes interrogations, une solution magique à ma situation du moment, un signe évident de l’avenue à utiliser. Au moment opportun, je découvre exactement ce qui me conviens.  Lorsque je cesse de ramer à contre courant dans les tourments de la vie, et que je dépose les rames pour choisir de m'arrêter, elle me présente des options que je n’aurais pu imaginer... seule. Cette approche fonctionne bien pour moi. J'appelle cette attitude, s’ouvrir aux miracles.

 

Le hasard, appelons le comme cela, nous indique souvent la route à emprunter, l'endroit où aller, les personnes à rencontrer afin de recevoir les messages que l'on a besoin de lire, d'entendre, de découvrir, d'apprendre. Dernièrement, suite à une situation chaotique, j’ai été inspirée. J'ai remis la main sur un petit bijou, un grand ouvrage, La Villa des Miracles d’Alain Williamson. Ce bouquin avait déclenché chez moi l’émerveillement d’être au bon endroit et la confirmation de mon pouvoir créateur. Aujourd’hui, après relecture, je m’abandonne en utilisant la méthode ancestrale enseignée, une façon d’harmoniser les désaccords et d’introduire les vibrations essentielles à la concrétisation du miracle. En acceptant la responsabilité de ce qui se passe dans ma vie, je remets les pendules à l'heure. Le miracle se produit... Ce procédé couronne mes années de croissance en matière de réflexion et d’apprentissage personnels. Ainsi, lorsque je souhaite le meilleur, que je lâche prise sur les résultats, la réponse ne peut venir que du cœur. Et du cœur, survient alors le miracle. Candidement. Paisiblement. Ouvertement.

 

Le miracle. Il se doit d’être créé dans l’invisible avant de se manifester dans le concret. Qu’il est difficile de savoir comment s’y prendre. Le volume précédent, m’a aiguillonné sur la bonne voie grâce à sa vision étendue et à l'évocation d'une réalité... remplie d’infinies possibilités. Ainsi, j’ai pu établir un pont entre les mirages de mon ego et les messages de ma conscience, tout en reconnaissant ma partie créatrice. Actuellement, je découvre un second livre, Miracles d’Alain Williamson et Anick Lapratte dévoilant des techniques de conceptions reconnues, des attitudes distinctes à développer et des instructions efficaces afin d’aller plus loin dans la réalisation d’autres miracles. Ce qui engendre une meilleure connaissance de mon grand pouvoir créateur, implante une recette afin de m’en servir efficacement, contribue à la manifestation rapide de mes désirs, de mes rêves. La concrétisation du miracle passe toujours par l’amour. Cette capacité à se souhaiter de l’amour et à souhaiter aux autres de connaître le bonheur. Serez-vous capable de prendre la pleine responsabilité de ce qui arrivera dans votre vie, si cela survient ? Parce que reconnaître notre pouvoir créateur aura inévitablement une grande influence sur nous, nos relations et notre environnement. S’ouvrir aux miracles transforme les conditions et les situations de notre vie. Êtes-vous prêts à endosser ce rôle ? Moi, je le suis !

 

Le miracle est là, à notre portée. Le niveau de conscience de la planète s’élève de plus en plus. Nous sommes plusieurs maintenant à reconnaître et à accueillir notre aptitude innée, cette force et puissance intérieure, capable de générer des miracles. Rien n’est totalement figé. Tout peut changer. Se modifier. Nous pouvons décider de réécrire la suite de notre histoire. De faire évoluer les choses de manière à créer d'infinies possibilités vers de nouveaux chemins de vie. En fait, nous sommes la réponse à laquelle nous aspirons. Nous sommes le miracle. Que cette rencontre avec l’autre facette de notre être, nous permette de développer notre capacité de recevoir ce qu’il y a de meilleur et ainsi parvenir à maintenir la fréquence et la qualité du miracle dans notre existence.

 

Ces livres sont de puissants catalyseurs d’ouverture du cœur, d’élévation de conscience et de connaissance de soi. Quel inestimable cadeau à se faire à tout moment pour voler au-delà du quotidien terre à terre, afin de traverser en confiance les tempêtes de la vie et d'accéder en toute liberté à cet espace magique où tout s'enclenche, se transforme, se manifeste, se matérialise. Dans l'allégresse, la simplicité et l'abondance. Devenez conscients d’être des créateurs de miracles !

 

Carole Hamelin

 « Pour amplifier le miracle et vivre la magie au quotidien, il faut se questionner sur le degré de qualité de notre être. Plus on élève notre présence, plus on élève notre excellence.» Martin Latulippe

 

LA VILLA DES MIRACLES, Alain Williamson, Le dauphin Blanc, 2014

MIRACLES - Osez devenir un créateur de miracles, Alain Williamson, Anick Lapratte, Le Dauphin Blanc, 2016.

 

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Janvier 2017

Je mérite le meilleur.

 

Pourquoi se contenter de ce que l’on a ? Le contentement d’une vie ordinaire provient sûrement de notre éducation. On nous a enseigné qu’il fallait se satisfaire de peu, se restreindre, limiter nos aspirations, nos attentes. Qu’il valait mieux éviter de faire des vagues, de sortir du carcan de la masse, d’espérer au-delà de notre condition du moment. On nous a fait miroiter la stabilité d’un emploi syndiqué, le confort d’une situation rangée, la sécurité d’une carrière diplômée, l’assurance d’une union dans le mariage. Puis, savoir s’en contenter, ad vitam æternam, afin d’enrayer les surprises. Les mauvaises surprises. Mais tel n’est plus le cas aujourd’hui. Nous avons d’autres options. Alors, osons sortir de ces schémas mentaux et installons un nouveau mode de pensée afin d’affirmer haut et fort que je mérite le meilleur.

 

Acquérir une vie meilleure demande de l’ambition. Non pas celle de l’acquisition matérielle ou de la domination personnelle, mais bien cette ambition spirituelle à vouloir se libérer de ses chaînes qui nous empêchent de grandir en dehors de notre zone de confort. Pour moi accéder au meilleur c’est me donner le droit d’être insatiable envers la vie, de demander encore mieux sans restrictions, car je le mérite. Sans limite. J’y ai droit. Un droit inaliénable acquis à ma naissance. Je dois m’y engager, m’y soumettre. Pour embrayer la roue je dois prendre un risque. Néanmoins, le risque fait peur. Peur de perdre certains acquis, de se défaire d’un confort établi, de transgresser les traditions, de bousculer mes relations. Aussi, peur de ne pas être à la hauteur de mes aspirations. Pourtant notre plus grande peur, au fond, n’est-elle pas celle d’être confronté à notre puissance intérieure ? À cette force qui façonne ce qu’il y a de meilleur en nous. Constamment. Naturellement. Invariablement.

 

Afin d’instaurer la meilleure vie possible, nous devons développer certaines qualités. Le discernement sollicite notre capacité à regarder la réalité en face. Cibler les domaines de notre vie dont nous voulons améliorer le sort : relation, santé, profession, attitude. L’audace nous amène à éliminer ce qui empoisonne notre existence, à couper dans les modes de relations toxiques. On doit mettre en place de nouveaux conditionnements. Prendre des décisions, poser nos limites à toute interférence et couper les entraves qui nous empêchent d’aller de l’avant. La persévérance nous invite à installer une grande vigilance de tous les instants. Faire des choix assurés et les maintenir. Se respecter en prenant soin de soi, consciemment. L’exigence nous permet de cheminer plus loin que les résultats obtenus. Vouloir améliorer notre recherche du meilleur. Continuer à regarder vers l’avenir dans une constante progression. Éviter de s’asseoir, de se reposer sur ce que nous avons obtenu. Il y a toujours mieux à atteindre. La gratitude contribue à l’appréciation de nos victoires. Cultiver constamment une attitude de reconnaissance envers les gens et les choses qui nous ont permis d’évoluer à un niveau supérieur. À une version améliorée de nous-mêmes. Merci à qui nous ont apporté ces inspirations.

 

Toutefois, rien ne sert d’attendre indûment que le hasard ou la chance viennent cogner à notre porte. Une attitude d’espérance ne donne rien sans un mode d’actions réfléchies. Il entraîne déceptions, désillusions, contrariétés. En nous libérant de nos peurs qui nous limitent, ou nous confinent nous aidons aussi les autres à prendre conscience des leurs et de s’en libérer. Initions donc par des pensées, des intentions, des gestes le mécanisme de l’Univers afin d’engager le processus des possibilités infinies. En créant ainsi un manège incessant d’aspirations claires, puissantes, positives cela enclenchera un meilleur avenir. Pour tout ce qu’il ya de meilleur.

 

Marianne Williamson a écrit ce magnifique texte que Nelson Mandela a repris lors de son intronisation à la présidence de l’Afrique du Sud : « Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.» En ce début d’année, je vous souhaite de trouver votre puissance intérieure afin d'accéder à une vie meilleure que celle que vous avez déjà. La meilleure que vous puissiez imaginer. Remplie de sérénité, de joie, d’amour avec en prime du rêve, des étincelles, de la magie et des miracles. Car vous méritez ce qu'il y a de meilleur et vous y avez droit .

 

Carole Hamelin

« L'homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir. » Carl Gustav Jung

 

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Décembre 2016

Pouvoir de l'intention.

 

Ce matin, un de mes clients m’informe d’une bonne nouvelle. Lors d’une rencontre avec son neurologue, en lui faisant des examens de recherche, il lui annonce qu’il n’a plus la maladie de Parkinson, dont son médecin lui avait diagnostiqué l’état, plusieurs mois auparavant. Que s’est-il donc passé ? Comment a-t-il fait pour se défaire de cette maladie… dite incurable ? Est-ce sa volonté de guérir qui lui a permis de reprendre les guides de sa vie ? Ou l’effet thérapeutique des outils énergétiques ? Ou encore l’effet placebo ? Peut-être la loi de l’attraction ? Peu importe. Quelque soit la réponse, l’ensemble de ces options émergent inévitablement du pouvoir de l’intention.

 

Je suis abasourdie de cette indication et enchantée du dénouement. Sans entrer dans les détails, j’ai rencontré cette personne à deux occasions lors de soins énergétiques. Ensemble nous avons établit une routine de visualisation afin de régénérer les circuits affectés ainsi que des mantras d’affirmations pour redonner au corps toute sa capacité à se rétablir. L’installation de période d’exercices méditatifs au quotidien lui ont certainement permis d’apaiser son système nerveux, très sollicité dans ce type de condition. Sa croyance aux bienfaits que mon approche lui procure, a certainement servi de catalyseur dans son cerveau afin de mettre en branle le mécanisme de régénérescence des cellules. On l’a souvent entendu : « La foi déplace les montagnes. » C’est un des nombreux exemples qui nous inspire et nous démontre que tout peut arriver par la force de la pensée.

 

Même en ayant lu le fameux livre de Joseph Murphy « Le pouvoir du subconscient » il nous apparaît souvent improbable qu’une telle chose puisse se produire. Car, il subsiste en nous une part d’incrédulité alimentant nos pensées et installant un résultat opposé. Nous avons de la difficulté à croire aux miracles. Il faut que nous y soyons mesurés pour oser parler de ces phénomènes non explicables ou irrationnels. Lorsque j’ai débuté ma pratique je n’arrivais pas à comprendre combien l’effet bénéfique de mes soins pouvait réconforter les gens qui me visitaient. Plusieurs témoignages m’ont ensuite permis d’accueillir, d’accepter, d’accomplir cette capacité de mise en place, d’une énergie invisible, afin de nourrir l’âme, de réconforter le cœur, de fortifier l’essence des gens que je rencontre. À partir de là, l’effet ressenti ou les résultats obtenus ne m’appartiennent plus. Ils proviennent principalement du lien que nous établissons ensemble, avec la Source ultime de bienfaits, lors de notre rencontre. L’unique pouvoir qui m’habite alors, est celui de l’intention de fournir un espace de calme, de ressourcement, de compassion ainsi que de transmettre des messages afin que se manifeste ce qui doit être manifesté.

 

L’intention met en œuvre la loi d’attraction. Elle permet de mettre notre volonté au service de nos désirs, de nos projets, de nos rêves. Bien que peu utilisé, ce pouvoir nous appartient totalement. Nous avons uniquement à décider de l’utiliser, d’y avoir recours, de s’en servir pour réaliser le bien, le bon, le beau autour de nous. Plus nous mettrons nos pensées créatrices au service de cette loi et plus nous en serons récompensé. Pour nous-mêmes et pour autrui. C’est un outil puissant dont nous disposons pour transformer favorablement situations accablantes, événements troublants, conditions affligeantes. Selon Wayne W. Dyer, un des grands sages de notre époque, « Lorsque nous sommes connectés à l'intention, une harmonie règne en nous et autour de nous; on se sent inspiré et heureux, nos projets se réalisent, les relations deviennent sereines, les événements s'agencent en notre faveur. En nous connectant et en activant cette source, nous pouvons transformer nos existences de façon miraculeuse. » C’est un état d’esprit à cultiver. Assidûment. Inlassablement. Honorablement.

 

Le seul frein à ce pouvoir intelligent se loge dans l’autosabotage de celui-ci par nos pensées nuisibles de doutes, de peur, d’inquiétude, d’insatisfaction, d’hésitation, de mésestime et autres jugements sévères. À chaque réveil relevons le défi, donnons une intention à notre journée, à notre tâche, à notre pratique. Agissons positivement. Faisons-nous confiance puisque nous détenons tous ce pouvoir puissant, indéfectible. Laissons les forces du subconscient – de l’Univers – travailler pour nous.

 

Carole Hamelin

 « Notre esprit n’a pour limites que celles que nous lui reconnaissons.» Napoleon Hill

 

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Novembre 2016

Diluer l'émotion.

 

Aujourd’hui, la  mélancolie m’habite. Depuis quelques jours j’observe une émotion de tristesse, de confusion qui me visite, sans raison. Je vis une étrange sensation de vide, de manque, de séparation. Serait-ce dû à  l'anniversaire de départ de ma mère ? À la nostalgie de mon été de congé ? À la date de rencontre/rupture d'avec mon conjoint ? Nonobstant ces événements, ce n'est guère mon habitude. Je suis tout à fait consciente que ces émotions existent en moi, sans nécessairement chercher à comprendre la cause ni l’origine. Loin de vouloir les ignorer j’ai choisi de méditer sur cette occasion d’explorer ce méandre intérieur. Je me suis assise, sur mon balcon, pour me connecter à l’instant présent. Là, mon chat bien campé sur mes cuisses, un magnifique spectacle de la gent ailée s'est établit pour me permettre de diluer l'émotion.

 

Par un tiède après-midi d’automne, où le vent se repose, que le plafond nuageux se fait bas et que la clameur de l’autoroute agit bruyamment, je m’installe dans ma cour pour respirer et donner de l’espace aux sentiments qui m’interpellent. Les yeux fermés, je me laisse guider par ma respiration vers mes sensations physiques, ce serrement dans la gorge, cette tension aux épaules, cette fébrilité nerveuse dans mes membres et ma poitrine ainsi qu'une agilité mentale qui ne cesse d’aller et venir. Je remarque également une irréfutable envie de pleurer, sans fondement. Je m’y connecte. J’accueille ce qui est là. Sans m’en distancer  ni interpréter ce qui se passe. Elle est présente en moi. Je l’observe, je respire. Inlassablement. Scrupuleusement. Péniblement.

 

Mon écoute ouverte à tout ce qui peut se produire, je perçois aux alentours des piaillements de mésanges faisant la navette entre les mangeoires et les arbres. Leurs répartitions joyeuses deviennent le centre de mes pensées. Lorsqu’un frôlement d’ailes vint m’effleurer j’ouvre les yeux pour observer leur ballet aérien. Toute mon attention se voue maintenant sur ce qui se passe sous mes yeux car, les ayants fermés, plusieurs autres sortes d’oiseaux s’animent ici et là, silencieusement sur la pelouse, les branches et les fils environnants. Chacun allant bon train pour trouver sa pitance. Pour évaluer la pertinence d’un déplacement. Pour accorder la priorité à la hiérarchie des espèces. Mis à part quelques assidus de ma cour tel le Cardinal, les Juncos ardoisés, la Sitelle à poitrine blanche et le Pic chevelu, j’aperçois ceux de passage vers des cieux plus cléments. Ainsi un Bruant à gorge blanche me lance joyeusement : « Où es-tu Frédéric ? » Des couples de Roselins pourprés et des Roitelets à couronne rubis  viennent me faire leurs adieux. Une bande d’étourneaux sansonnets, perchée dans un arbre voisin, jacassent exagérément avant leur départ. Maintenant, cadeau suprême, une volée de Jaseurs d’Amérique portant masque noir autour des yeux se pose quelques minutes dans les arbustes aux baies rouges. Quel spectacle éphémère et sublime que l’observation de cette mise en scène migratoire. Une cacophonie désordonnée mais non moins captivante à écouter tel l’accordement d’un orchestre avant le concert.

 

En près de 20 minutes j’ai reçu la visite d’une dizaine de volatiles différents venus me livrer, par leur simple passage, un espace de tendresse, de quiétude, de délassement afin de diluer mes émotions latentes. Dans cette présence attentive, une immense sensation de chaleur est montée de mon plexus pour m’envelopper complètement jusqu’à la tête. Un profond sentiment de gratitude m’a envahie et pleine de reconnaissance j’ai remercié pour tout ce qui était là, à ma portée sans question ni requête. À cet instant, des larmes se sont mises à couler, sans retenue. Des larmes de joie. De libération. D’immense affection. J’ai éprouvée cette ultime connexion à la source et à l’unité de toutes choses. Je me suis retrouvée baignée d’une grande tendresse envers la fragilité et de la force de ces messagers aériens. Dans un espace-temps privilégié juste pour moi. La gent ailée s’est fait la porte-parole du message d’amour et de confiance en la vie qu’il nous est bon de cultiver : « Je suis en paix; tout est parfait. » Ce moment délectable de méditation consciente m’a permis de nettoyer, de diluer, de dissoudre tous sentiments émergeants d’abandon, de perte ou de dissociation qui m’envahissaient. L’émotion du début n’existe plus en moi. Elle s’est tout simplement envolée, tel un oiseau, afin de faire place à des sentiments plus gratifiants.

 

Carole Hamelin

« On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut les empêcher d'y faire leur nid. » Proverbe chinois

 

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Octobre 2016

L’amour et le temps.

 

À partir des innombrables occasions qui se présentent dans la vie, il arrive que nous fassions des rencontres d’une énergie particulière. Certaines se développeront dans une amitié solide à toute épreuve sachant défier le temps tandis que d’autres, plus réservée, s’épanouiront dans un attachement complice empreint d’une douce harmonie. Toutefois, il se peut que nous soyons exposés à la coïncidence amoureuse et qu’à l’improviste quelqu’un apparaisse, qu’un lien se tisse, suivant des détours inattendus. Qu’une étincelle jaillisse du fond de notre être en contact avec cette personne que nous estimons en accord absolu avec nous-mêmes. Et, graduellement on voit se poindre la révélation d’une attache plus profonde nous invitant à réfléchir sur l’amour et le temps.

 

De tous âges contes, romans, théâtre et films ont misé sur l’occasion amoureuse imagée ou fictive pour nous faire miroiter des rencontres au bonheur éternel afin de nous distraire de notre vie monotone ou insipide. Quoiqu’il en soit, de cette inspiration naîtra la consécration de ce mythe qui subsiste toujours  malgré les débâcles et chavirements qui se produisent… La recherche de l’amour reste donc actuelle à tout âge et de tout acabit. Peu importe le moment où il survient, il sait nous envelopper de son attention, nous nourrir de sa présence, nous soumettre à ses fantaisies, nous envahir de ses émotions. Il alimente les conversations, installe un lien de confiance, ouvre de nouveaux horizons, convie les cœurs à l’unisson. Lorsque l’amour s’installe à demeure, nonobstant la richesse, le savoir, les valeurs, le temps joue toujours en notre faveur. Naturellement. Invariablement. Assurément.

 

Quel beau voyage que celui de ces âmes sœurs cherchant à se fondre dans ce mouvement vibratoire ascendant. Qu’il est jouissif d’être enveloppé de cette aura d’immense bonheur. De cet état d’amour libérant ses hormones et phéromones à tout vent. De se laisser porter par des ailes invisibles vers la conquête de l’être aimé. Avec la découverte, naît alors l'effervescence, la fusion, la volupté, l'illumination. Nous aspirant dans des sphères de complétude et d’engouement. Se voulant éternel, sans être intemporel. Toujours est-il qu'avec le temps l'amour s’adapte, s’unifie, se raffermit. Il se teinte de complicité, s'enrobe de tendresse, s'imprègne de bonheur, s'amuse de connivence. Il signe souvent l'entente permettant d'accoster, de se déposer, de se dévoiler. Pour des années. De contempler à deux ce temps si précieux qui nous est donné à s’aimer. Encore. Toujours.

 

Même s'il arrive que le cœur chavire, lors d’un orage, que l’amour déserte le paysage le temps demeure de loin le compagnon ultime de cette transformation. Complice de cette traversée houleuse. Garant des rebondissements. Témoin de l'éloignement. Lorsque le couple fait naufrage, les attentes, les désirs, les aspirations définissent ce qui est essentiel pour continuer le périple. Néanmoins, une période de transition s'avère vital au bon rétablissement de notre équilibre cœur, corps, esprit. Ce temps difficile reste étrangement négligé, oublié, incompris. Devenons conscient qu’il fasse partie intégrante du voyage. Qu’il nous accompagne de la cicatrisation à la guérison, de la reconstruction intérieure au pardon, jusqu’à la rédemption. Ainsi, le temps reste notre meilleur allié en amour comme en désamour, en amitié comme en inimitié. Tant pour consolider nos attaches personnelles, qu’établir une reconnaissance de notre valeur ou notamment pour renouer avec l’accueil, l’acceptation, l’amour de soi.

 

Peu importe notre relation au temps, il s’inscrit comme l'un des aspects de la vie qu’il nous est laborieux de satisfaire car nous nous estimons souvent vaincu d’avance. Qu’il nous file entre les doigts, qu’on lui courre après, que nous l’oublions pour souffler, nous continuons donc à le comptabiliser en jours, heures, minutes, instants afin de pouvoir l’utiliser à bon escient. Malgré le fait qu’il soit infini et qu’il ne puisse être ni évalué ni mesuré. Or, quand l’amour entre en scène, il s’ajuste comme par enchantement créant un espace lumineux d’où jaillit le miracle de la vie. « Le temps passé dans l'amour n'est pas du temps, mais de la lumière. » nous cite Christian Bobin. Alors, pour apprivoiser le temps restons présent à l’amour. De soi. De l’autre. De la vie. De cette façon, il saura toujours prendre soin de nous. Il nous accompagne sans cesse de sa présence. Prenons le temps d'accueillir, d'apprécier, de partager, de se réjouir des moments d'amour et d’amitié qui nous sont proposés… À chaque instant. Je nous aime !

 

Carole Hamelin

« Seul le temps est capable de comprendre combien l'amour est nécessaire à la vie. » Dana Nidesty

 

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Septembre 2016

Conscience des pensées.

 

Nous ne sommes pas nos pensées. Elles vont et viennent à leur convenance. Elles apparaissent puis disparaissent, au gré de nos associations mentales, comme venues de nulle part, et elles ne durent généralement que quelques instants. Dès le réveil nous sommes assaillis par un flot de pensées qui nous parlent de ce que l’on a fait, de ce que l’on veut accomplir, rarement de ce que l’on est en train de faire, au moment présent. Elles nous perturbent, nous assaillent, nous épuisent, nous stressent inévitablement. Y a-t-il moyen de réduire, de ralentir, de dompter cette machine ? Ne serait-il pas préférable et souhaitable de seulement prendre conscience des pensées ?

 

À l’instar de nos glandes qui produisent des hormones, c’est par un mécanisme naturel que le cerveau crée des pensées (environ 60 milles/jour). Un mouvement impossible à arrêter, difficile à contrôler, laborieux à déjouer. Parfois on tente de le remplacer par la concentration sur une seule pensée (exploration de 1000 solutions), cela devient rapidement une obsession. On peut aussi le diriger vers la distraction mentale (sans effort : télé, lecture, film, jeux vidéos). Le plus souvent par une occupation physique absorbante (travail, entraînement, activités diverses). On tente de remplacer ce bavardage incessant par du remplissage de l’esprit pour éviter d'y être confronté.

 

Lors de la pleine conscience je dois renoncer à vouloir arrêter mes pensées courantes mais je choisis plutôt de les observer. Comme si je me regardais de l’extérieur pour voir ce qui se passe en dedans. C’est comme de savoir que vous êtes ici en train de lire, maintenant, pensez que vous savez que vous êtes ici à lire ce texte. Voyez la nuance… De même, qu’il est aussi inutile de tenter de supprimer ou de bloquer ses pensées indésirables, récurrentes ou toxiques. Cela provoquera l’effet inverse. Plus vous les ruminez, plus vous voulez vous en détacher, plus elles s’enracinent. Immanquablement. Sournoisement. Obsessivement.

 

Par conséquent, on pratique autre chose : se calmer, s’ancrer, se centrer sur l’instant présent. Grâce à la respiration, à l’écoute des sons, à la perception de ses sensations, à l’observation de ce qui se passe à tout moment en nous et autour de nous. Lorsqu’on s’occupe d’autre chose que la rumination, la respiration par exemple, on se rend compte, qu’après un certain temps, on est reparti à nouveau dans ses pensées. On était dans la respiration et tout d’un coup on n’y est plus, on s’est mis à penser à autre chose. Sans s’en rendre compte. On est passé ailleurs. Et là, quand on le réalise, on revient à nouveau à la respiration. De ce fait, il est inutile d’espérer que la méditation nous amène sur commande à une sorte de silence mental, une absence de pensées, un shut off de l’esprit. Cela arrive de temps en temps, par moments, avec de la pratique. Ce n’est pas le but visé.

 

Les pensées ne sont pas un problème. Le problème, c’est de ne pas en être conscient. C’est d’ignorer l’agitation du mental, de se méprendre sur la confusion des pensées et la réalité. Ce n’est pas tant le contenu de nos pensées qui nous absorbent mais le rapport que nous avons avec elles. Notre interaction, nos suppositions. Prenons-nous nos pensées pour la réalité, la vérité, le concret ? Elles ne sont pas nous. Elles ne sont pas réelles. Ce n’est qu’un film sur l’écran du mental qui ne fait que passer. Avec de l’entraînement, nous sommes capable d’identifier les pensées qui nous accaparent le plus et pouvons même arriver avec le temps à les modifier, volontairement. Ce mouvement d’observation est à la base même de l’apprentissage à la pleine conscience.

 

S’ouvrir à la présence de ses pensées, ce n’est plus les empêcher d’être là, mais les recevoir au travers cette conscience élargie dans l’instant présent (le souffle, le corps, les sons). Seule une pratique régulière peut nous aider à nous distancer du mental confus pour permettre aux pensées de se dissoudre d’elles-mêmes. Sans les refuser, sans jugement, ni critique, nous pouvons les empêcher qu’elles nous aspirent dans une spirale descendante. En pleine conscience, c’est nous qui décidons ce vers quoi nous désirons porter notre attention. La méditation de pleine conscience nous apprend à ouvrir un espace de réflexion, à cultiver une distance d’avec notre mental, à susciter l’observation personnelle. C’est comme choisir de quitter le tumulte d’une soirée bruyante pour aller écouter les sons paisibles de la nuit. Avec le temps, cette conscience élargie modifie les humeurs, le niveau de bonheur et de sérénité. Accordez-vous le temps d’écouter et d’accueillir ce qui vous habite.

 

Carole Hamelin

« C’est seulement quand nous changeons vraiment notre pensée que nous changeons notre conscience, et lorsque nous changeons notre conscience, notre monde change automatiquement. »  Elizabeth Rann Arrot

 

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Juin 2016

Mot de passe : MEDET.

 

Toute activité, qu’elle soit sportive ou récréationnelle, demande un minimum d’investissement en effort personnel. Que nous voulions courir le marathon, remporter un tournoi de golf, tricoter un chandail ou pratiquer l’arrêt méditatif, quoique complètement à l’opposé, ces situations requièrent des propriétés tout à fait semblables afin d’y parvenir. À l’instar de la course, du golf ou du tricot, la méditation compte aussi au nombre des exercices nécessitant une bonne dose de motivation, un engagement sérieux, une discipline ferme, de l’entraînement régulier et du temps. Pour l’installer, il suffit de respecter le mot de passe : MEDET.

 

Pour parvenir à la réalisation d’un concept, à la conquête d’un trophée, à la consécration d’un rêve, à l’aboutissement  de  ses aspirations, ou à se déposer dans la méditation je dois m’installer et m’interroger sur la principale raison pour laquelle je désire atteindre ce but. Quelle est ma grande MOTIVATION à vouloir aller de l’avant ? Qu’ai-je à gagner… à perdre ? Quelles sont les arguments qui me poussent à accomplir cette démarche ? Ce besoin est-il profond ou juste une lubie ? Que m’apportera l’installation de cette démarche ? Cette intention est-elle assez forte pour m’inciter à m’investir, à développer ma pratique, à continuer malgré les embuches ? Comme tout projet, méditer nécessite une excellente motivation pour me garder active et présente… dans mon rituel.

 

Dès que s’enclenche la décision d’amorcer l’aventure, il me faut maintenant prendre prestement un ENGAGEMENT solide envers moi-même. M’engager à demeurer fidèle à ce choix durant le processus d’apprentissage advenant les défis, les contradictions, les excuses, les défaites, les découragements. Et il y en aura. Quoiqu’il advienne, il faudra me remettre en selle en demeurant sérieuse avec moi-même et en m'octroyant beaucoup d'indulgence. C’est là que ma motivation première, mon intention initiale me soutiendra en me servant de guide. De repère. Tout le long de ce cheminement.

 

Arriver à tout concilier, mettre en place, m’organiser, me prioriser tout en intégrant la conscience du moment à ma pratique quotidienne demande de la DISCIPLINE. Apprivoiser une nouvelle habitude amène souvent l’ego à résister, ce qui engendre un effort à fournir afin de conserver cette présence avec objectivité, bienveillance et persévérance. Surtout lorsque je l’oublie... et la néglige. Ou que mon incitatif n’est pas assez élevé. Pour y arriver, je dois m'astreindre à cette volonté de changer et vouloir honorer mon engagement afin d’installer l’exercice de l’arrêt formel à mon agenda. Dans le même ordre que la course, le golf, le tricot. Constamment. Inlassablement. Scrupuleusement.

 

La répétition assidue d’un mouvement, d’une pensée, d’un énoncé engendre l’accoutumance. C’est infaillible. Les gestes reproduits m’établissent dans une habitude, une routine, un rituel. Explicitement l’ENTRAÎNEMENT régulier devient le fondement de toute nouvelle installation mentale, physique, émotionnelle, spirituelle. La pratique suivie de l’arrêt méditatif contribue à mettre en forme ce mental désordonné, anxieux, rébarbatif, déboussolé. L’entraîner pour lui donner de l’espace, l’inciter à se concentrer, à mieux observer, à se calmer, à ralentir devient plus facile avec le temps voir avec de la patience, de la constance, de la confiance.

 

Enfin, pour explorer, pratiquer, expérimenter et installer une approche méditative je dois y consacrer du TEMPS. Ce temps si précieux qui semble manquer invariablement. Pourtant, lorsque j’ai un appel, une visite, un message imprévu je m’empresse d’y souscrire, de la recevoir, d’y répondre. À ces moments, j’emprunte sur ce temps non planifié. Sur ce qui est important dans l’instant. Je suis seule à pouvoir choisir entre l’urgent ou l’essentiel. À décider d’être maître de mon temps. Enfin, de discerner qu’est-ce qui est important pour moi…

 

M’arrêter, fermer les yeux, écouter, accueillir, savourer l’instant. Ne plus faire qu’exister. Respirer, ici, maintenant. N’est-ce pas ce qui me fait du bien ? Allez, MÉDITEZ !

 

Carole Hamelin

« La méditation n’est pas une évasion mais une rencontre sereine avec la réalité. »  Thich Nhat Hanh

 

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Mai 2016

Apprécier ses bienfaits. 

 

Parmi les premières paroles que l’on apprend aux enfants, le mot MERCI est sans contredit un des le plus courants – après maman et papa, bien entendu. Quand on leur donne un aliment, un jouet, un cadeau nous leur enseignons d’abord le mot, ensuite nous tentons de leur inculquer une certaine appréciation des choses lorsqu’ils les reçoivent. Avec l’âge, ces bonnes manières se gâtent parfois. Quoique que la majorité d’entre nous ont retenu la leçon du remerciement. Cependant peu savent y associer cette émotion de gratitude essentielle afin d’en ressentir et d’en apprécier ses bienfaits.

 

Les mots ont une pulsation phonétique ainsi qu’une vibration énergétique. La vibration du MERCI se classe parmi les plus puissantes qui existent. De plus, la gratitude bien sentie est la principale clé de la manifestation de nos désirs. Le seul fait de s’amuser à remercier – la vie, la source, l’univers ou Dieu -  fait en sorte que l’on se retrouve avec des petits miracles sur le dos… Visualiser un événement à venir ou imaginer un souhait important en établissant une émotion de gratitude, de contentement, d’allégresse, comme si cela s’était déjà concrétisé, ne fait que confirmer, concevoir, manifester la réalisation des ces présents de la vie. Activement. Rapidement. Puissamment. La voie de la reconnaissance pour tout ce que je suis, ce que j’ai et tout ce qui est actuellement dans ma vie constitue la première étape de la manifestation d’autres miracles.

 

Dernièrement une amie, privée de l’utilisation d’une jambe depuis trois mois, a obtenue l’autorisation de recommencer à marcher. Il s’installa un moment de grâce lorsque sur la rue, riant à gorge déployée elle répétait merci, merci, merci à chacun de ces pas. Remplie d’une émotion intense elle s’est sentie immergée dans un flot de gratitude pour la Vie, pour sa vie. Étant en arrêt de travail prolongé son budget se fait léger, donc elle surveille la dépense. Or, ayant besoin d’articles essentiels à son mieux-être elle déboursa une somme d’environ 300 $. À peine deux jours plus tard elle reçu par la poste un règlement financier, qu’elle n’attendait plus depuis 15 ans, du même montant que la facture… plus trois dollars. Un hasard, peut-être ? Néanmoins, les miracles s’installent en douceur, subtilement de plus en plus régulièrement en autant que nous maintenions cette vibration énergétique de la gratitude. 

 

Selon le livre de Jacquelyn Aldana, La méthode du miracle en 15 minutes révélée, nous pouvons choisir comment nous aimons nous sentir. Plus je m’installe dans une vibration d’amour, une émotion d’admiration, une impression d’appréciation et plus je peux attirer et créer facilement des miracles étonnants dans ma vie. Je peux m’amuser à imaginer la vie dont je rêve comme si c’était déjà réalisé. De ressentir dans mon cœur, dans mes tripes, dans mon corps toutes les sensations inhérentes à l’accomplissement de mon rêve. De reconnaître que je peux me sentir enjoué, emballé, accompli, détendu, revigoré, au septième ciel… et remercier sincèrement que ce soit déjà là. Nous sommes l’unique personne qui attire et crée notre propre expérience. Ce que nous choisissons de penser, de dire et ce sur quoi nous préférons focaliser correspond parfaitement à ce que nous vivrons. Nous désirons une vie différente, concentrons-nous sur ce que nous avons au lieu de portez notre attention sur ce qui nous manque. Favorisons l’abondance à la place de la privation. Remercions pour tout ce qui va bien ici, maintenant. Lorsque nous sommes reconnaissants pour tous nos bienfaits, la Vie nous en apporte encore plus à apprécier. Nous pouvons délibérément créer des relations, des occasions, des démonstrations exaltantes à vivre.  

 

Cependant, il faut s’assurer d’être prêt à recevoir ce que nous demandons. Car nous recevrons strictement dans la mesure où nous croyons le mériter. « Je consens maintenant à accepter, avec une immense gratitude, tous ces cadeaux, et d’autres encore plus grands, qui se manifestent par des moyens aisés, en temps opportun, favorisant paix et amour en tout lieu. Puisque je le mérite. » J’établis un pont de gratitude qui sera la clé pour attirer plus d’amour, d’argent, de travail, de rencontres, de santé, de miracles autour de moi.

 

Carole Hamelin

 « L’intention de gratitude met en branle le mécanisme grâce auquel les souhaits deviennent réalité ! Jacqueline Aldana

 

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Avril 2016

La pratique de l’arrêt.

 

Pourquoi la vitesse en voiture est-elle grisante ? D’où vient ce besoin grandissant de sensations fortes tel le saut en parachute ou le bungee ? À quel point sommes-nous captifs d’un thriller ou d’un film d’action ? Principalement à cause des substances chimiques produites par l’organisme – adrénaline aussi appelé épinéphrine – en réponse à l’état de stress élevé lors de ces activités. C’est une drogue… Une drogue naturelle. Puissante. Néanmoins nocive à long terme surtout lorsque nous entretenons un cycle de « vie-tesse » déjà élevée dans nos occupations régulières. C’est pourquoi il nous est fortement suggéré d'adopter un nouveau mode opérationnel avec la pratique de l’arrêt.

 

Dans certaines îles des Caraïbes où la vie se passe au ralenti, où l’urgence semble être relégué en arrière plan, les gens se déplacent et roulent à des vitesses appropriées, je dirais même réduites. J’ai constaté qu’il n’y avait pas de panneaux d’arrêt aux intersections. Les plus achalandées comportaient des feux de circulation ou étaient pourvues de carrefours giratoires. De retour, j’ai compris qu’ici l’accélération notoire de la circulation se devait d’être assujettie à des arrêts obligatoires sinon la vélocité frôlerait la fureur, voire l’indécence. Comme c’est le cas, parfois sur nos routes. En ce qui me concerne, puis-je décélérer la cadence ? Contrôler ma vitesse de croisière ? Pallier à cette demande incessante de précipitation ? Efficacement. Paisiblement. Définitivement. Certes, j’en ai la capacité physique. Il me reste cependant à y ajouter le désir de rétrograder et la volonté d’y parvenir.

 

L’accentuation du rythme de la vie actuelle peut se comparer aux images/secondes projetées sur un écran. Au cinéma des années 40 ou 50 les prises de vue étaient plus longues, le rythme plus détendu, le jeu plus soutenu et l’histoire tout aussi captivante et beaucoup moins alarmante pour le cerveau. Aujourd’hui, pris par le quotidien de l’existence, nous sommes devenus tellement prisonniers du film rapide de nos pensées que nous oublions de nous arrêter. Pourtant, lorsque j’arrête le corps consciemment mes pensées/secondes projetés sur l’écran de mon mental finissent par ralentir. Et, ce ralentissement stimule endorphines et dopamines – des hormones de bien-être – afin d’équilibrer le niveau de stress. Pour permettre un tel résultat il suffit d’appuyer sur le bouton pause de notre vie, afin d’arrêter le mouvement du corps régulièrement. Ce qui engendre de traverser les événements de la journée plus sereinement. Tel le jeu de la statue que les enfants ont eu plaisir à jouer, la pratique de l’arrêt s’installe en s’amusant avec des repères, des rappels, des ancrages autour de nous. Ici et là. Dans nos zones de vie. Sous forme subtile ou recherchée.

 

Cette pratique constante m’a permise d’installer un nouveau mode de fonctionnement. Quelques panneaux d’arrêt personnalisés (post-it, autocollants, sonneries), fonctionnent comme des rappels informels, sporadiques, aléatoires me permettant d’évacuer, de ralentir, de souffler, de m’arrêter. La mise en scène s’est avérée efficace. Sur tous les plans. Un autocollant coloré sur les miroirs m’invite à sourire. Une récente sonnerie  téléphonique me rappelle de respirer. L’ascension ou la descente de l’escalier me convie à compter les marches. Le chant d’un oiseau m’exhorte à l’observer. Le passage d’un gros porteur dans le ciel m’interpelle à l’écouter. Le panneau d’arrêt au coin des rues me convoque à être présente à mon souffle. Une cloche courtoise à l’écran me remémore de fermer les yeux un instant. Ces notifications s’avèrent des havres de ressourcement. Infiniment réconfortants. Délicatement relaxants. Ils me permettent d’arrêter le mouvement, de ralentir les pensées, de réduire les émotions pour me consacrer à ce qui se passe dans le moment présent.

 

Puissiez-vous découvrir des arrêts momentanés et récupérer ainsi une partie consciente de votre vie. Et vous permettre d’augmenter la qualité de votre temps. De diminuer les ondes de chocs récurrentes. De préserver l’emballement de votre film intérieur. D’accorder le mental au bonheur ressenti dans l’instant. De plus en plus souvent.

 

Carole Hamelin

« La vie passe tellement vite. Si tu ne t’arrêtes pas pour regarder autour de toi de temps en temps, tu pourrais la manquer. »  Ferris Bueller (Ferris Bueller's Day Off, 1986)

 

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Mars 2016

L'inter-être.

 

Je suis de plus en plus consciente de l’espace qui m’habite ainsi que la place que j’occupe dans l’univers. Bien que je ne sois qu’une infime parcelle du grand Tout, j’en fais entièrement partie. Intégralement. Absolument. La compréhension de cette interrelation entre l’infiniment grand et l’infiniment petit et tout ce qui existe, s’inscrit dans ma démarche d’ouverture de conscience. Cela m’entraîne régulièrement dans une réflexion qui me confirme l’existence de cet état de fait, que Thich Nhat Hanh, ce moine bouddhiste instigateur de la pleine conscience, appelle l’inter-être.

 

Ouvert sur le monde nous devenons de plus en plus conscients de l’interaction qui nous pousse vers les uns et nous engage envers les autres. Il serait vain d’exprimer que nous pouvons atteindre un certain niveau de bien-être sans un minimum d’interrelation à autrui. Nous ne pouvons non plus agir comme bon nous semble, quand cela nous chante ou de la façon qui nous convient sans en récolter quelques conséquences. Ignorer ce qui nous entoure, renier ce qui nous relie, devient nombriliste, dépassé, archaïque. Fort heureusement, ce comportement tend à changer. Nous semblons établir de nouvelles connexions dans l’interagir avec toutes choses et autrui. Cette réflexion nous entraîne inévitablement dans la position de l’inter-être qui unit absolument tout ce qui existe.

 

Cela nous amène à nous questionner sur l’existence d’une élémentaire feuille de papier. Qui peut me dire de quoi est composée cette feuille ? Plusieurs me diront d'un arbre. Mais encore… De quoi est fait l’arbre ? D’une graine tombée d’un compatriote, qui a bénéficié d’eau de pluie, de soleil et de terre pour s’épanouir. Cette eau elle-même provenant de la rivière ou de la mer qui absorbée par le soleil a formé les nuages. Et l’arbre n’a-t-il pas été abattu par un bûcheron bien intentionné, qui a certainement mangé du pain, fait de blé, ou des légumes fournis par la terre. Ceux-ci récoltés par un cultivateur heureux de produire cette nourriture saine et abondante. Nous pouvons donc dire que les gens, le pain, les légumes, la terre, l’eau, les nuages, le soleil et l’arbre font partie intégrante de cette simple feuille de papier. Nous affirmons ainsi qu’ils inter-sont. Ce mot n’existe pas dans le dictionnaire. Mais vous en saisissez la subtilité. Lorsque nous regardons le monde de cette façon, nous voyons que, sans tous ces éléments, la feuille de papier, ou n’importe quel objet ne peut exister par lui-même.

 

Il en va aussi bien de nous. Vous êtes-vous seulement déjà posé la question ? Que serions-nous sans nos géniteurs ? Que mangerions-nous sans le cultivateur, le cueilleur de fruits, le boulanger ? Que porterions-nous sans le tisserand, le chausseur, le chapelier ? Où habiterions-nous sans le constructeur, le décorateur, le teinturier ? Il serait très facile de continuer ainsi pour la plupart de nos champs d’activité, personnelle et professionnelle, même d’extrapoler vers toutes les interrelations qui nous connectent les uns aux autres. Dans le texte de Thich Nhat Hanh, tiré de son livre « La Sérénité de l’Instant », il établit au-travers l’énoncé de l’inter-être que nous faisons tous partie d’une grande famille qui permet à l’univers de fonctionner, indépendamment de qui nous sommes, de ce que nous produisons, de ce que nous possédons, de ce que nous pensons. Pour moi, il est indéniable que nous inter-sommes tous ensemble. Conjointement. Collectivement. Universellement.

 

Nous ne pouvons retirer aucun élément de la feuille de papier, que ce soit le soleil, la terre, l’air, l’eau ou le bois, sans l’anéantir. Mince comme elle est, cette portion de papier n’en renferme pas moins tous les éléments de l’univers. Tout comme nous ne pouvons contester notre existence sans renier tout ce qui fait partie de nous et nous permet d’être qui nous sommes. Cette ouverture de conscience m’a permis d’entretenir des relations plus saines avec les gens, la nature, les animaux, les choses qui m’entourent et même parfois avec l’invisible… À votre tour de joindre les rangs de l’inter-être. Consciemment

 

Carole Hamelin

« Aussi fine que soit cette feuille, elle contient en elle-même tout l’univers. »  Thich Nhat Hanh

 

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Février 2016

Les quatre états d’amour.

 

Je perçois actuellement, dans cette société qui a passé plusieurs décennies à s’individualiser, se différencier, se personnaliser, une tendance à se connecter, s’unifier, se fusionner et se rassembler. Cela indique que nous admettons notre relation, ce rapport si ténu soit-il, entre chaque individu et leurs semblables. Une synergie d’appartenance, d’attachement, de reconnaissance.  Un lien du cœur, ouvert, confus, criant, fragile, qui s’alimente de besoins fondamentaux que sont les quatre états d’amour.

 

Ces besoins essentiels dont notre être aspire sont à la fois complexes à plusieurs égards mais également d’une simplicité recherchée. Il s’agit des quatre formes d’amour : l’attention, l’affection, l’appréciation et l’acceptation. Lorsque les états du cœur ne sont pas comblés il y a une brèche qui s’ouvre en nous. Sans en comprendre tout à fait la raison nous répondons à cette faille, croyant la remplir, par de l’irritation, de l’anxiété, du détachement, de la tristesse, une basse estime personnelle, de la peur, de la colère. Lorsque ces émotions nous envahissent et nous aveuglent elles nous enferment dans l’isolement, nous maintiennent dans le repli sur nous-mêmes, et nous empêchent de nous connecter à toutes offres d’amour. Posons-nous ces questions lorsque nous éprouvons des discordes dans nos relations, des turbulences intérieures ou des situations conflictuelles. « Lequel de mes besoins n’est pas comblé ? Comment puis-je y remédier ? » 

L’ATTENTION se traduit par une tendance à vouloir être vu, remarqué, connu. Soit par un regard, un sourire, un bonjour, un « J’aime ». Présentement cette propension à l’attention est fortement entretenue par les médias sociaux. Cette instantanéité à être découvert, préféré et partagé rempli bien ce besoin.

L’AFFECTION s’ajoute à l’attention avec un peu plus de chaleur, un mot gentil, de la douceur, une accolade, une tape sur l’épaule, un câlin. Cette phase s’imbrique à une intention accueillante et bienveillante. Une connexion à l’autre dans une approche individuelle de participation ou de compassion.

L’APPRÉCIATION s’approche de la reconnaissance de qui l’on est. Nous désirons être soutenus et reconnus pour qui nous sommes, pour notre contribution, notre valeur, notre aide. La famille, les ami(e)s, les contacts particuliers renforcent cette nécessité de se sentir appréciés.

L’ACCEPTATION se distingue par une invitation, une collaboration, une appartenance à quelque chose de plus grand : une association, un regroupement, une compagnie, une équipe, une organisation avec des valeurs communes. Être accueilli, respecté, intégré pour l’ajout que nous apportons à l’ensemble nous fait grandir.

La communauté devient souvent l’endroit idéal où les besoins sont comblés, exprimant un sentiment de communion avec soi-même, les autres et la société. Trouver une place où notre action est reconnue, nos paroles écoutées, notre contribution valorisée permet de satisfaire une part de nous-mêmes négligée, oubliée. Tant et aussi longtemps que nous nous percevrons comme des entités individuelles où tout tourne autour de l’individu, sans effets ni conséquences, nous passerons nos vies à rechercher un sens, à explorer une voie, à attendre l’appel, à satisfaire des désirs, à entretenir des illusions, à vouloir combler son cœur. Sachons répondre à nos besoins sans attendre que les autres y pourvoient pour nous. Entretenons ainsi l’amour sous toutes ses formes en recherchant des façons d’y accéder par une communication ouverte, non agressive afin de formuler ce qui manque à notre cœur et exprimer ce qui n’est pas comblé. Adéquatement. Simplement. Gentiment.

 

Célébrons l’amour! Qu’il soit donné, reçu, échangé, partagé. Qu’il soit social, amical, familial, amoureux, il préserve la santé du cœur et contribue même, parfois à la guérison émotionnelle de l’individu, de la communauté et de la planète. Restons centré sur le cœur, contribuons à enrichir ces états d’amour chez les autres. Ainsi, les nôtres seront assouvis. Je nous aime.

 

Carole Hamelin

« Tout ce dont tu as besoin, c’est d’amour. » (All you need is love) The Beatles

 

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Janvier 2016

Nos grands maîtres.

 

Chaque jour nous apporte une infinité de leçons faites d’exploration, de découvertes, d’apprentissage auxquelles nous sommes confrontés. Elles se présentent sous diverses formes, parfois pénibles à identifier ou ardues à décoder. Une personne impatiente ou arrogante, une situation embarrassante ou scandaleuse, un événement provocant ou terrifiant, une rencontre tumultueuse ou déstabilisante, une action irréfléchie ou malencontreuse. Il faut percevoir derrière ces multiples démonstrations un exercice que la vie nous propose afin de découvrir nos grands maîtres

   

Qu’avons-nous à apprendre de l’existence ? Pouvons-nous accéder à une vie équitable et sans affliction ? Après des années de méditation, Bouddha lui-même a découvert ces vérités justes et atteignables : vouloir se rapprocher du bonheur et s’éloigner de la souffrance… Nous pouvons tous y parvenir, consciemment. Toutefois, pour y arriver nous devons visiter des zones ombragées de notre âme afin d’être en mesure de comprendre les étapes qui nous y mènent. Nous sommes invités à scruter notre intérieur lors de nos traversées journalières dans les multiples méandres et tumultes offerts. Nous devons demeurer à l’affût des occasions/individus qui nous sont présentés afin de pouvoir mettre en pratique les enseignements diffusés.

 

Savoir reconnaître les émotions qui nous habitent demeure une étape cruciale dans la découverte de ce qui nous fait du bien, ou le contraire. S’ouvrir les yeux sur les sentiments suscités, provoqués, attisés, sans juger, devient intéressant lorsqu’on prend le temps de s’arrêter pour les regarder passer. Se poser en observateur face à ce qui les enclenche. Prendre du recul, se recentrer pour trouver l’étincelle de cette manifestation. Parfois – presque toujours – nous tentons de jeter le blâme sur ce que nous croyons être la source de l’esclandre. Il n’en demeure pas moins que nous sommes les seuls responsables de notre réaction. Celle-là qui nous affecte, nous rend malade, nous éloigne du bonheur. Celle-là même qui nous appartient entièrement dont le choix est d’y adhérer ou non. Et, qu’il n’y a absolument rien ni personne à condamner. Cet épisode passager n'existe que pour mettre en perspective et en lumière deux façons de le percevoir. Réagir à travers la haine, la violence, la peur ou la colère. Ou l’accueillir dans l’amour, la compassion, la bienveillance, l’humilité.

 

L’adage dit : «Qui se ressemble s’assemble». Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas occulté nos émotions toxiques, ces vibrations néfastes à notre bien-être personnel, elles se répéteront sans cesse. Lors d’une prochaine émotion vive observons ce qui pourrait être transformé en nous. Afin d’éloigner la souffrance, sachons nous ouvrir aux soubresauts du quotidien. Accueillir les incohérences et perturbations avec indulgence. Permettre à nos débordements de se modérer. Inculquer à nos cerveaux l’art de s’assouplir. Développer la faculté de se pardonner. Apprivoiser les états de compassion. Ouvrir nos cœurs à l’amour altruiste et se donner le temps de changer. Nous pouvons choisir de transformer tous ces incidents de parcours en grands maîtres de l’enseignement. Dès lors, demeurons à l’écoute pour tenter de retenir les leçons enseignées/apprises. Laborieusement. Douloureusement. Adroitement.

 

La pratique de la pleine conscience nous rapproche un temps soit peu du bonheur. Du moins, elle nous propose des pistes de réflexions pour restreindre la souffrance et diminuer les incidences néfastes qui nous affectent. En 2016, je vous souhaite une année d’ouverture et d’accueil. Que cette pratique puisse installer une écoute bienfaisante de vous-même, une clémence relative de vos erreurs, une présence attentionnée à vos actions, une honnête acceptation de vos revers, une haute estimation de votre valeur personnelle, un amour indéfectible de votre nature profonde et une juste reconnaissance de qui vous êtes. Namasté !

 

Carole Hamelin

« La vraie grandeur consiste à être maître de soi-même.» Daniel Defoë

 

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Décembre 2015

Éloge de la lenteur.

 

« Plus je prends mon temps… plus j’ai du temps. » Cette phrase entendue il y a plusieurs années m’a toujours semblé contradictoire. Toutefois, en m’éveillant doucement à ce paradoxe je remets les pendules à l’heure. Cela m’incite, en tant qu’individu, à poser un regard neuf sur la vitesse à laquelle tout évolue. Est-il possible de ralentir le train dans lequel nous sommes embarqués ? Pouvons-nous réfléchir à l’engrenage que cette course entraîne, qui, malgré elle, nous soustrait aux bonheurs du parcours. Nous sommes nombreux à vouloir lever le pied de l’accélérateur et en finir avec l'obsession du toujours plus vite !!! C’est en intégrant une nouvelle cadence à ma vie que je vous présente l’éloge de la lenteur.

 

Je me souviens d’une époque ou l’on me qualifiait de tortue. J’étais longue à embrayer le matin. Mon rythme naturel quotidien se voulait lent et pondéré, sans excès ni contraction. Je me laissais couler selon une humeur calme qui mettait mes parents et professeurs à cran. Les années ont passé et mon levier de vitesse s’est retrouvé en quatrième et même en cinquième pendant quelques dizaines d’années. Ce qui a engendré l’usure des engrenages. Dans ma pratique de la pleine conscience, le ralentissement des tâches et l’action de faire une seule chose à la fois m’ont amenées à être plus attentive aux excès de vitesse dans mes comportements, mes actions, mes pensées, mes ruminations, mes automatismes. Même sur la route. Je me suis donc mise à ralentir. À décélérer occasionnellement. À freiner sporadiquement. Au lieu d’être brusque, impatiente, pressée, étourdie, bougonne je me suis mise à faire les choses une étape à la fois. Lentement. Calmement. Correctement.

 

Vous avez remarqué, tout va plus vite et accélère sans cesse. Le temps apparaît limité et semble toujours nous échapper. Nous voulons à tout prix l’utiliser au maximum sinon nous avons l’impression de le perdre. Pourquoi ce rythme effréné retient-il tant notre attention ? Parce qu’obnubilé par la performance sur tous les fronts, la rapidité d’exécution et les résultats dès l’action, on ne prend plus le temps de savourer l’instant. Et savourer demande de la patience, de la persévérance, de la lenteur. Lorsque nous avons une idée nous nous arrangeons pour l’avoir ou l’exécuter rapidement. Restant souvent sur notre faim en direction d’un fil d’arrivée toujours plus loin. Cependant, il y a espoir de changer cette façon de voir. Je vous propose de réconcilier ce lièvre avec la tortue afin de donner une saveur plus riche, un fumet plus exquis, une texture plus affinée à votre vie. Et si un bon usage de la lenteur pouvait rendre nos existences plus prospères ? C’est gratifiant de s’occuper tranquillement de ses affaires tout en prenant le temps de bien le faire.

 

Ralentir, c’est se connecter au plaisir de vivre. Retrouver le plaisir de faire ce que l’on fait. À Il existe un mouvement sur la lenteur « International Slow Movement » qui invite la population à entreprendre des actions pour ralentir dans leur quotidien en vue d’aller à l’encontre de cette culture qui nous dicte que plus vite, c’est mieux. Des gens, des entreprises, des villes, des pays même ralentissent aux bons moments, aux bons endroits pour découvrir qu’ils peuvent tout faire… mieux. À l’instar de ces personnes j’ai entrepris l’installation de la « lente heure » dans mon quotidien. J’ai appris à mieux cuisiner, manger, marcher. À moins me stresser, me choquer, m’affliger. À avoir un meilleur contact avec mes ami(e)s, mes client(e)s, mes étudiant(e)s. À être dans le présent, dans l’écoute, dans l’accueil. Je suis revenue à la source de ma nature profonde : une tortue qui cesse de temps en temps de jouer au lièvre…

 

Pratiquer la lenteur devient une forme méditative. Elle active la présence, ouvre la conscience, installe le calme. Nous connecte au moment présent, nous rapproche du bonheur et nous fait entrevoir la vie sous un angle élargi. Elle fera partie intégrante des nouvelles perspectives pour un monde meilleur. Je pense sincèrement qu’une ère de la lenteur s’installera peu à peu afin de compenser l’effet de rapidité. D’améliorer la qualité d’environnement. D’entraîner une meilleure communication. D’équilibrer nos vies individuelle et collective. Prendre son temps apporte une délicieuse dose de plaisir, une authentique jouissance, une sensation de contentement et, la satisfaction apaisante… d’avoir plus de temps.

 

Carole Hamelin

« Pour vous soulager rapidement du stress, essayez la lenteur.» Lily Tomlin

INSPIRATION MUSICALE POUR RALENTIR : Calma e tranquilidade

 

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Novembre 2015

Entretenir la douceur.

 

Il arrive que nous soyons submergés par des désagréments, dépassés par des contraintes, étouffé par une certaine impuissance ou que des événements provoquent en nous colère, tristesse, peur, amertume, rancœur. Nous cheminons dans le dédale de nos vies en cherchant des solutions logiques à des inquiétudes, embûches, adversités de l’avenir ou en se languissant des erreurs, problèmes, critiques de l’existence passée. Notre vision du monde ne changera pas en ruminant les mêmes scénarios. Nous pouvons en décider autrement. Même si actuellement ça va mal, il y a toujours quelque chose, quelque part qui va bien ? Pourquoi ne pas faire un détour par la présence attentive pour découvrir des petits bienfaits qui nous côtoient ? Pour ce faire, sachons entretenir la douceur ?

 

Entraînés dans un mode de vie automatique, on peut facilement passer à côté de moments heureux. Et lorsque nous parvenons à soutenir notre attention sur quelques instants de bien-être nous demeurons souvent esclave du bavardage continuel de notre mental. Savoir prendre du recul pour observer et distinguer les énoncés nuisibles qui traversent notre esprit et en changer délibérément le contenu nous mettra à l’abri des tempêtes intérieures. Une option ? Se tourner vers la douceur et la bienveillance envers soi-même. Un exercice difficile, je l’avoue, car il nécessite un effort constant pour permuter ses pensées. Il requiert de la détermination pour vouloir transformer ce qui nous affecte négativement, et nécessite un entraînement régulier pour y parvenir. Malgré les écueils, tout reste possible. On peut alors puiser à même ses références personnelles. Quels sont les moments de joie, d’amour, de gratitude, de plénitude, de bonté qui me font sentir bien au quotidien ? Identifier et construire un oasis d’événements heureux, de situations gratifiantes, d’éléments joyeux aura la capacité d’introduire en nous des sentiments de douceur et de bien-être qui pourront engendrer un nouvel angle de vision sur soi, les autres, la vie, le monde. Certainement. Incontestablement. Immanquablement.

 

Se connecter à soi-même, entrer en contact avec des images mentales de douceurs requiert des instants d’attention, quelques arrêts momentanés, un recueillement journalier afin d’entrevoir une ouverture sur les aspects réconfortants de notre réalité. S’assoir et s’installer dans ce qui nous fait du bien permet d’aller à la rencontre de ce qui existe à l’intérieur de nous : le pouvoir d’accueillir et d’observer ce côté apaisant et heureux d’une partie de notre vie. Bien qu’enfouie sous des couches d’habitudes néfastes et de croyances erronées, notre capacité à nous laisser porter par des sentiments de légèreté, d’harmonie, de mieux-être nous entraîne dans un espace sensoriel éloigné de ce qui nous obsède.

 

Essayons ensembles d’installer un sentiment d’amabilité, maintenant, en cet instant. Qu’est-ce qui vous inspire de la douceur ? Prenez un moment pour y réfléchir. À quoi ce mot fait-il référence dans vos pensées ? Pourriez-vous imaginer une scène enveloppante de délicatesse ou de gentillesse… avec un enfant, un animal, un être cher ? En forêt, près de l’eau, dans un bain ou un endroit paisible et doux ? Retrouvez la sensation de ce moment privilégié. Installez-vous dans ce souvenir heureux. Mettez-vous à penser que vous respirez la douceur en cet instant. Accaparez-vous cette émotion et gardez-la précieusement dans votre mémoire active afin d’y revenir plusieurs fois au cours de la journée. Retrouvez-vous régulièrement dans cet espace serein afin de semer des intentions de douceur pour vous éloigner le plus possible des pensées obsessives qui vous visitent.

 

C’est en alimentant notre esprit de tendresse envers nous-mêmes que le rapport à nos pensées se modifie. Nous avançons dans la vie en essayant de trouver le bonheur – essayant du même coup de se distancer de la souffrance – afin de donner un sens à notre vie. Nous n’avons besoin de rien d’autre que de cultiver l’amitié envers nous-mêmes afin de dissoudre les forces négatives qui nous retiennent prisonniers. Et, nous pouvons tous avoir de la bienveillance et de la compassion pour cette idée. Nous pourrons ainsi nous brancher à la source du bien-être afin de nous y abreuver jour après jour, instant après instant. Voilà, en partie, ce que fait la pratique de la pleine conscience.

 

Carole Hamelin

« Il n'est rien de plus fort que la douceur, c'est elle qui met notre âme dans une sérénité continuelle, elle la place au port, à l'abri des vents et des orages, elle lui fait goûter d'ineffables délices. » Jean Chrysostome 

 

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Octobre 2015

Le pouvoir des sons !

 

Dans un monde constamment accablé de bruits, nous recherchons invariablement des sonorités qui nous font du bien et nous rendent heureux. Qu'on les apprécie ou non, toutes sources sonores confondues, induisent des effets sur les êtres vivants. Parfois thérapeutiques, parfois néfastes. Savoir reconnaître celles qui nous sont bénéfiques peut nous entraîner dans un voyage sensoriel hors du commun. Certaines jusqu’à nous toucher au plus profond de notre âme. Qu’elles soient discrètes ou tapageuses, leurs influences, se font sentir jusque dans notre cerveau. Départager celles qui nourrissent de celles qui abiment, c’est reconnaître le pouvoir des sons.  

 

Une pierre jetée à l’eau émet des ondes concentriques sur la surface jusqu’à atteindre les rebords. Les sons exprimés par notre voix, entendus par nos oreilles et perçus par notre peau engendrent à leurs tours des ondes vibratoires se répercutant jusque dans les cellules de notre corps. Toujours à l’écoute, nos cellules absorbent les sons qui les visitent sans en distinguer la nature. Le vrombissement d’un avion, le crissement de pneus, les cris stridents, la cacophonie urbaine étant perçus consciemment ou non, établissent dans notre système une vague sensorielle très subtile. À force d’être exposé constamment à ces sonorités bruyantes et hasardeuses, le cerveau bloque certaines zones de l’audition nous permettant de les ignorer. Cependant, elles rejoignent toujours le cortex cérébral qui les achemine dans les cellules du corps, affectant à la longue le système immunitaire et provoquant une surcharge de stress indésirable. 

 

Inversement, l’écoute attentive et même inconsciente du bruissement des feuilles, du ronronnement d’un chat, du ressac des vagues ou du chant des cigales a la particularité d’apaiser le mental, de régénérer les cellules et de favoriser un accroissement des défenses corporelles. C’est pour cette raison que nous revenons reposés lors d’une activité dans la nature, ayant fait le plein d’énergie. Et que dire des chefs-d’œuvre classiques musicaux, qui ne manquent jamais d’émouvoir ? Étudiés scientifiquement, ils ont prouvé leur efficacité indéniable sur la croissance des plantes, l’apaisement des humeurs, la sérénité des animaux et l’endormissement des bébés ? Bien que les notes jouées rejoignent tous ces êtres vivants, parfois l’indice vibratoire, transmis par l’interprète, arrive à émouvoir beaucoup plus profondément.

 

Connaissez-vous les sonorités intuitives de guérison ("Intuitive Sound Healing") ? Bien que peu connu en dehors des pratiques méditatives, les bols tibétains servent aussi d’outils thérapeutiques. Récemment diplômée dans cette forme de soins vibratoires énergétiques, je suis à même de constater les bienfaits qu’une séance procure sur les inconforts corporels, les afflictions mentales ou les tristesses émotionnelles. Chargés d’ondes positives hautement vibratoires les bols tibétains, de par leur fabrication ancestrale et leur alliage de sept métaux, émettent des sonorités distinctes amenant l’esprit à se détendre et le corps à se régénérer. Cela à partir de la Source originelle émanant de l’intérieur de chaque être. Transportés à travers le réseau énergétique, les organes, l’ossature et les cavités internes, les vibrations émises diffusent une résonnance et une fréquence correspondant aux besoins de la personne soignée. Les cellules corporelles en mouvement, baignant dans 70% d’eau, absorbent ces ondes vibratoires. Ainsi les blocages se dissolvent, les barrages s’ouvrent, les humeurs s’égalisent, les tensions se relâchent, la transformation s’opère. Subtilement. Positivement. Intuitivement.

 

Parmi les sons certains nous émeuvent, nous agressent, nous font rêver, nous stresse, d'autres nous apaise, nous attristent, nous exalte, nous écorchent ou nous sont indifférents. Soyons à l’affût des bruits qui nous envahissent et sachons trouver l’équilibre avec d’autres timbres plus nourrissants, vivifiants, apaisants, ressourçants. Le chant des Bols Tibétains comprend une variété d’harmoniques, une richesse de tonalités et une texture sonore incomparables à utiliser pour soi-même, son environnement, la méditation ou une cérémonie de purification. De plus, ils s’incorporent étonnamment bien à tout décor.

 

Carole Hamelin

« Les sons doivent être saisis au vol par les ailes pour qu'ils ne tombent pas dans les oreilles des sourds. » Eugène Ionesco

 

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Septembre 2015

Le temps de s’aimer...

 

Faire une pause en solo, loin du bruit et de l’agitation, sans contact humain, c’est ouvrir une porte vers la solitude, ce chemin peu fréquenté, difficilement accessible de nos jours, pour entrer en contact avec soi-même. S’autoriser un arrêt momentané suffisamment long afin de décanter le tourbillon de la vie et d’amener le corps à se déposer, n’est pas facile, j’en conviens. Cela engendre des réflexions, des émotions qui autrement ne seraient point nées. Sortir de sa routine permet de se connecter à ce qui s’anime en nous et autour de nous. D’alimenter sa vision intérieure, de dompter ses peurs, de ressentir le bonheur. Se donner du temps d’introspection, c’est prendre le temps de s’aimer.

 

J’ai choisi de m’octroyer un arrêt contemplatif, une retraite de tranquillité de plusieurs jours au bord d’un lac des Laurentides. Je suis parvenue à laisser de côté la planification, l’organisation et l’action de mes journées, à remettre à plus tard les questions, les hésitations, les résistances intérieures. Malgré ma bonne volonté et ma pratique de la méditation, j’ai été étonnée d’égrener les minutes avec impatience, au début. À observer le déclin du soleil suivant les heures, avec amertume. À chercher comment m’installer dans la contemplation, sagement, sans jugement, avec indulgence. J’ai donc entrepris d’observer l’animation des vagues sur le lac, de sentir la variation du vent dans les feuilles, d’entendre la ritournelle des oiseaux au rythme de la journée. J’ai plongé dans un voyage intérieur pour découvrir de nouveaux paysages et ajuster mon regard sur ceux qui m’habitent. J’ai pris le temps de m’observer, de m’écouter, de me ressentir, d’être bien avec moi-même. De m’aimer tout simplement. Pleinement. Sereinement.

 

Avec un horaire bien orchestré, une stabilité émotionnelle sagement établie, une gestion adéquate du quotidien, j’aspirais à cette retraite, sans surprise. Jusqu’à ce que j’observe, rendue à la cinquième journée, un déclenchement majeur s’opérer. D’enfin ressentir l’effet du lâcher prise. De percevoir l’apaisement corporel croissant. De jouir du silence omniprésent, tranquillisant et rassurant. Je me suis permise d’accueillir cette période de relâchement comme un cadeau. D’explorer la sensation de ce mieux-être moment après moment. Pour m’assister dans cette présence, un ballet aérien de colibris curieux et joyeux, s’amusant, virevoltant, s’abreuvant à tout instant. Leur vol en suspension, a enclenché le mode ‘pause’ à chacune de leur visite. J’ai pratiqué l’arrêt méditatif, accepté ce qui se présente. Je me suis laissée guider au fil du temps, à ne rien faire. À être là, être bien !

 

S’aimer, c’est prendre le temps de se regarder vivre. De considérer ce qui se passe en dedans, durant les bonnes périodes et les moins bonnes. De sentir et ressentir la vie dans la joie ou la souffrance sans se précipiter ou déguerpir, sans vouloir tout arrêter, contrôler, changer. S’aimer, c’est goûter l’existence sous tous ses aspects, positifs et négatifs. Savourer toutes ses saveurs, textures, couleurs et en être pleinement reconnaissants. S’aimer, c’est s’écouter respirer, vibrer, penser et être là pour soi. S’aimer, c’est marcher à la rencontre de ses méandres intérieurs, leur porter une attention particulière, au lieu de les étouffer. Les laisser s’identifier au lieu de les fuir, d’écouter le message d’amour qu’ils crient du fond de notre âme et parfois à travers notre corps.

 

À l’instar des oiseaux-mouches puisions-nous vivre au rythme de ce qui arrive, s’ajuster à la moindre occasion, céder sa place aux indociles, tendre vers de nouvelles façons de faire, se contenter et apprécier ce qui existe ? Savoir se déposer et profiter du nectar de la vie ? S’arrêter, respirer, contempler pour se connaître, se reconnaître, renaître afin de découvrir où l’on est rendu suite aux expériences, leçons, réalisations. Se nourrir des valeurs qui nous ressemblent, nous appellent, nous identifient. Devenir cohérents de qui nous sommes devenus sans miroir, critiques, jugements. Cette étape importante assure notre croissance, quelque soit l’âge, le statut, l’accomplissement. Le rythme accéléré de la vie nous dirige de plus en plus tôt vers ces interrogations sur nous-mêmes. Le travail, les engagements, les relations. Nos rêves, notre mission, notre raison d’être, ici. Restons ouverts aux occasions de communiquer seul avec nous-mêmes afin d'apprendre à nous aimer davantage dans cette chevauchée personnelle. Quel beau présent à s’offrir !

 

 Carole Hamelin

« S'aimer soi-même est le début d'une histoire d'amour qui durera toute une vie. » Oscar Wilde

 

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Août 2015

Un geste de bonté !

 

Pour la plupart d'entre nous la relation au monde tourne autour de nous-mêmes. Notre famille, nos collègues, les amis et si tout se passe bien quelques voisins. L’humain, de par sa nature sociale, tend à rester fidèle à son réseau de contacts et à limiter son univers de fréquentation extérieure. En effet, sortir de sa zone de confort peut s’avérer inquiétant, gênant, parfois stressant. Et que dire d’aborder des étrangers dans un espace non prescrit par le virtuel ou le social ? En général, il suscite un malaise, un inconfort, un trouble difficile à surmonter. Cependant, il existe une approche universelle, capable d’ouvrir notre perception aux autres, de dépasser la barrière de la réclusion solitaire tout en stimulant chez soi le besoin de servir, la capacité à donner, le goût de se sentir utile, l’estime personnelle et l’aptitude au bonheur. Il s’agit de s’engager couramment à accomplir un geste de bonté.

 

Pourquoi attendre que les autres fassent les premiers pas ? Pourquoi se confiner dans une routine sans surprise ni découverte ? Pourquoi rester sur ses positions lors d’une instabilité émotionnelle ? Pourquoi nourrir des scénarios d’incapacité, de peurs, d’anxiété, de rébellion face à ce que la vie nous offre ?  Si nous reconnaissons ce type de pensées nous aurions intérêt à nous laisser surprendre par la découverte de nouveaux sentiments en expérimentant la générosité de l’action anonyme. Selon Matthieu Ricard, interprète du Dalaï-lama, dans son Plaidoyer pour l’altruisme, « On n'imagine pas la force de la bienveillance, le pouvoir de transformation positive qu'une véritable attitude altruiste peut avoir sur nos vies au plan individuel et, partant, sur la société tout entière ». 

 

La générosité, la bonté, l’empathie ne sont ni un luxe ni un vœu pieux, mais une nécessité, voire une urgence, dans ce monde d’individualisme et de cynisme où la solitude individuelle se heurte à la mondialisation.  On ne doit pas ignorer le pouvoir qu'une attitude de bonté peut avoir sur nous… et sur l’humanité. Les études le prouvent : avoir un mouvement de générosité a des effets positifs sur la production d’antidépresseurs naturels, qui équilibrent nos émotions et nous éloignent de l’anxiété, de l’angoisse, de la dépression. Or, comme le souligne Wayne W. Dyer, docteur en psychologie et auteur de l'ouvrage Le pouvoir de l'intention, un simple geste de bonté stimule la production de sérotonine, non seulement chez la personne qui effectue l’action mais également chez celle qui en bénéficie. Plus incroyable encore : le même phénomène se produit chez les personnes qui en sont témoins ! La bonté, que l'on en soit bénéficiaire, auteur ou simple observateur, a donc un impact bénéfique sur l'humeur de tous ceux qu'elle touche. Une bonne raison pour être plaisant envers les autres. D’incorporer à sa vie gentillesse et bonté. Abondamment. Délibérément. Quotidiennement.

 

Ces petites actions au quotidien peuvent vraiment faire la différence. Il ne faut pas sous-estimer l’impact réel qu’elles peuvent avoir sur la vie d’autrui. Une amie m’a raconté qu’un matin, lors de son passage au service à l’auto chez Tim Horton, elle paya sa commande ainsi que celle de la voiture suivante. Lorsque la dame vint pour régler à la caisse quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que la facture avait déjà été payée. Comme mon amie a dû attendre pour recevoir son repas, la jeune femme s’empressa d’aller lui demander pourquoi elle avait acquitté son petit déjeuner. Et mon amie de répondre : «  Pour que vous passiez une belle journée. » La dame s’effondra en pleurs lui exprimant qu’elle n’a pas l’intention de vivre cette journée parce qu’elle s’apprête à commettre l’irréparable. Après quelques minutes de discussion elle conclut que grâce à cette action altruiste, qui l’a énormément touchée, elle peut maintenant reprendre confiance en la vie. Ce geste anodin a fait une différence !

 

La pratique de la pleine conscience nous ouvre à ces mouvements de bonté. Devenons généreux de notre temps, de nos paroles, de nos gestes, même de nos pensées car il en va de notre bien-être personnel aussi bien que de celui de notre société. Que nous restions anonymes ou à découvert, pratiquer l’altruisme offre des bénéfices considérables pour tous.

 

Carole Hamelin

« La bonté en parole amène la confiance. La bonté en pensée amène la profondeur. La bonté en donnant amène l’amour. » Lao-Tseu

Plaidoyer pour l’altruisme, Matthieu Ricard, Nil éditions, 2013

Le pouvoir de l’intention, Dr Wayne W. Dyer, Aventure secrète, 2006

 

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Juillet 2015

Envoûteur silencieux.

 

Difficile pour la plupart d’entre nous d’imaginer un repas sans dessert, une collation sans glucides, même le petit déjeuner sans matières sucrées à avaler. Le sucre est omniprésent dans notre alimentation. Dès le plus jeune âge les portions sucrées deviennent la norme chez les enfants. Souvent consenti en récompense ils apprennent jeunes l’art du contentement émotionnel avec l’ingurgitation de sucreries. Je me souviens d’une époque : « Mange ton repas sinon tu n’auras pas de dessert. » Combien parmi nous continuons d’adhérer à ce mythe. Le sucre est un fléau insidieux, un malfaiteur hypocrite, un envoûteur silencieux.

 

Des années durant, j’ai savouré des aliments sucrés; inconsciemment, je me suis littéralement saoulée au sucre. Dépendante et soumise à sa douceur, au réconfort qu’il procure, à l’apaisement ressenti. Jusqu’à ce que mon corps en refuse totalement l’ingestion. Un sevrage forcé s’est imposé. Je me suis installé dans un protocole visant à couper ma consommation de ce « confort food ». Avec moultes efforts de volonté j’ai littéralement évité d’en acheter. Lors de sorties au resto, je dévorais des yeux la carte des desserts sans toutefois succomber. Je me suis laborieusement investie à limiter mes frénésies sucrées, ce goût de friandises entretenu depuis ma plus tendre enfance. Surtout, il m’a fallu prendre conscience et reconnaître la source du problème afin de déjouer ce besoin constant, criant, absolu de produits sucrés.

 

Installé dans une habitude de consommation régulière, sans crier gare, il crée une dépendance aussi importante que la cigarette, la drogue et l’alcool. Son absorption acidifie le corps ce qui engendre le développement de nombreuses maladies... Il provoque aussi des déséquilibres hormonaux difficiles à surmonter. Et, surtout ce qu’il cache profondément : une carence émotionnelle intérieure. Nous avons tous quelque part une insuffisance affective. Un manque relationnel, un besoin de réconfort, une frustration non dissolue, un stress émotionnel envahissant qui se traduisent souvent en fringales, nocives pour la santé. Nos besoins demandent seulement à être comblés et pour ce faire il faut oser les exprimer et non les déguster. Afin de développer notre autonomie affective il faut prendre conscience de ses manques et se donner le droit de les ressentir. Reconnaître ses exigences sans attendre que les autres ou un substrat ne viennent les combler. Faire le deuil du désir d’être aimé comme on aurait voulu l’être. Devenir responsable, capable de gérer sa vie, prendre soin de soi. Sainement. Adéquatement. Légitimement.

 

Facile de croire qu’une frénésie de sucre soit l’expression d’un appétit normal. Il n’en est rien. Reste à comprendre que nos désirs de douceurs, nos envies d’affection, nos souhaits d’attention, nos besoins d’appréciation doivent éviter de passer par des solutions gourmandes. Un nouveau mode de pensée doit s’installer. Prendre conscience du phénomène nous incitant à étouffer nos malaises intérieurs en comblant le vide avec des gâteries. Augmenter ses connaissances physiologiques et nutritives afin de lutter convenablement contre ce poison sournois. Apprenons à dire non au sucre, car lorsque bien documenté et motivé à changer notre alimentation, cela deviendra un mode de vie. Manger s’avère vital. Nous pouvons difficilement nous abstenir de manger comme nous pouvons éviter de fumer ou de boire de l’alcool. Même si le sevrage est extrêmement difficile, cela en vaut largement le coup. Enrayer ce fléau alimentaire redonne une nouvelle vitalité au corps, réduit plusieurs symptômes physiques, engendre une clarté mentale, installe une ouverture d’esprit.

 

Or, nos besoins en glucides sont essentiels pour fonctionner, surtout pour le cerveau, il faut donc savoir privilégier les bons sucres. Ceux-ci doivent être naturels, sans additifs, le moins raffinés possible. Les exigences nutritionnelles en glucides sont facilement comblées par des fruits, des jus de fruits et certains légumes. Lorsque qu’une fringale se fait sentir je favorise des aliments de bonne qualité tel le chocolat noir, le sirop d’érable, le miel naturel, la mélasse ou des féculents complets. Ce qui est un moindre mal. Depuis que j’ai dompté cette emprise, j’apprécie de pouvoir laisser fondre sur ma langue, de temps à autre un carré de sucre d’érable ou de chocolat. Sans rage, ni culpabilité ou jugement. C’est le nirvana!!!

 

Carole Hamelin

« Le respect de soi est le fruit de la discipline; le sens de la dignité croît dans la capacité à dire non à soi-même. » Abraham Joshua Heschel  

 

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Juin 2015

Je pense…donc je suis !

 

Mon expérience personnelle m’a prouvé que certaines choses que je savais ou que je croyais être vraies se sont révélées fausses par la suite comme le Père Noël, la Fée des dents et la Poule de Pâques. Comment, dès lors, savoir si quelque chose est vraiment vrai, ou si ce n'est qu'un artifice de notre esprit ? Quelle est « La certitude » ? Selon le grand philosophe du XVIIe siècle, René Descartes, seule notre propre existence – en tant que chose qui pense – s’avère être authentiquement vraie puisqu’elle nous permet d’exprimer, par une sorte d’intuition acquise, cette vérité, grâce à la conscience de nous-mêmes : Je pense… donc je suis !

 

Loin de vouloir nous entraîner dans un débat philosophique, je bifurquerai donc de cette allégation pour trouver le point de convergence entre le « Je pense » et la notion du « Je suis ». Cette relation de cause à effet entre le corps et l’esprit. Lorsque je m’exprime en terme de « je suis » il m’apparaît évident que cela caractérise un état de fait dans mon être tout entier. Que chaque déclaration soit vraie ou fausse, dès que je l’affirme, je tends à l’accepter comme une vérité en soi. Je suis fière…, je suis malade…, je suis riche…, je suis en amour…, je suis triste. Ce que je pense être une certitude devient une vérité, me confirmant son existence. Ma réalité, ma conviction, mon évidence. J’ai compris, validé, confirmé cette information suite à des formes de pensées toxiques qui m’habitaient, dont j’ai pris conscience et délibérément modifié le contenu, sans toutefois en percevoir l’issue finale. Le plus surprenant c’est qu’elles se sont avérées véridiques par la suite. Incontestablement. Indubitablement. Vraisemblablement.

 

La plupart d’entre nous vivons une vie que nous pensons avoir choisi mais qui semble plutôt nous contrôler au détriment de ce que nous décidons. Pouvons-nous y remédier ? Absolument. Parvenir à transformer ses pensées nous amène à être ce que nous désirons être. Lorsque je pense mon cerveau actionne un mécanisme de mémoire sensorielle. Tout ce que je peux évoquer, inventer ou imaginer passe par ce chemin. Il appert qu’une impression sensitive stockée dans nos souvenirs est indélébile. Ce qui fait que toutes les affirmations, pensées, remarques, opinions, raisonnements, croyances, expériences qui ont façonné ma vie, restent ancrés en moi tant aussi longtemps que je leur donne raison. Certes, « ma vérité » m’a servi, m’a permis d’évoluer, d’expérimenter, de me consolider. Est-ce qu’il s’avère opportun de demeurer avec ce que je pense et/ou ce que je suis ? Suis-je toujours dans cette vérité ? Puis-je m’interroger sur la validité de ce qu’elle représente encore pour moi ? M’appartient-elle toujours ? Pourquoi ne pourrait-elle pas se changer, se modifier, se dissoudre, être remplacée ? Ce nouveau paradigme ouvre la porte sur un état de conscience plus empreint de clarté, de  sensibilité, d’allégresse, de sérénité, de grandeur, de félicité.

 

Le jour où j’ai commencé à douter de mes vérités, de celles que l’on m’a inculqué ou enseigné, de cette perception limitée de ce que je pouvais vivre, j’ai décelé que plusieurs d’entre elles ne m’appartenaient plus et qu’il était grand temps d’en faire le tri. D’analyser, de questionner, de m’assurer de la valeur accordée à ces formes pensées qui m’ont nourri et façonné au fil du temps. Cette constatation a modifié mes jugements face à la vérité que je croyais détenir, qui n’en est plus une à présent. J’ai la possibilité de changer mon horizon. Je peux maintenant adhérer à de nouvelles vérités. Devenir qui je veux être en opérant une mise à niveau de ma façon de penser, en altérant la conscience de mes acquis, en transcendant ma réalité personnelle, en me permettant de vivre une expérience humaine hors du commun. Je véhicule aujourd’hui des formes pensées divergentes et plus respectueuses de qui je suis devenu et toute ma vie s’est transformée.

 

Il est temps de réaliser que nous avons toutes les capacités d’opérer ces changements, de percer le mur de l’entendement, de transformer les droits acquis ou réservés en se libérant du carcan du passé et en se donnant la permission de devenir ce que nous pensons pouvoir être. Car je suis… ce que je pense !

 

Carole Hamelin

« Tout ce que nous sommes, est le résultat de ce que nous avons pensé. »  Siddhârta, le Bouddha

 

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Mai 2015

Passion ou raison ?

 

Imitant les changements de la nature, cette période de l’année s’avère propice à un nettoyage intérieur m’entraînant à déloger les traîneries émotionnelles et à expulser les rebuts affectifs inutiles. Serait-ce en partie en raison de mon anniversaire ou à celle de l’arrivée du printemps ? C’est à voir. Néanmoins, ces transformations intérieures s’annoncent fréquemment synonymes de confusion, d’introspection, d’interrogations. C’est parfois une période de remise en question, d’une prise de décision, parfois un temps de réflexion, d’analyse ou de déductions. Celui aussi de faire le point. Évaluer mes exigences passées. Considérer mes options actuelles ou possibles. Cela s’avère parfois un choix laborieux entre passion ou raison.

 

Je suis sidérée de voir autour de moi des personnes sensées, dégourdies et fonctionnelles faire soudainement volte-face dans leur emploi, leur relation, leur existence. À l’aube de la seconde partie de notre vie nous sommes plusieurs à désirer se choisir consciemment, à privilégier une place primordiale à notre mieux-être, à nous définir intérieurement à mesure que le temps passe. Nous devenons tributaires de ce que nous désirons réaliser. Peut-être serons-nous à court de temps pour tout accomplir ? Pourquoi attendre avant de faire ce que j’aime vraiment, ce qui me passionne, ce qui me rend heureuse ? Lorsque le cœur s’absente le moral s’effrite, le corps de noue, la flamme s’éteint. Voilà d’où partent ces décisions chamboulées quoique réfléchies, ces pauses drastiques mais inspirées, ces interruptions appréhendés bien que désirés. Ces moments d’arrêt – que j’appelle de grâce – choisis ou forcés nous font vivre des questionnements profonds, des émotions contradictoires, des prises de décisions difficiles... Combien parmi vous chères amies vivez actuellement avec ces choix hasardeux, se remettant en question face à votre cheminement de mieux-être personnel ou à la réalisation intérieure de votre idéal (mission) de vie ?

 

Au fil de ma vie j’ai effectué des changements fréquents en fonction de besoins matériels, affectifs ou créatifs, d’une notoriété, d’une valorisation personnelle, du jugement d’autrui. Des choix en partie égoïstes mais fondamentalement raisonnables, généralement incongrus quoique indispensables et essentiels. Ils m’ont apportés leurs lots de compensations favorables et pratiques avec parfois des désagréments inopportuns ou malencontreux. Bien que mes choix de tête m’aient souvent réussi certains engagements m’ont laissé sur ma faim ou anéanti psychologiquement, d’autres m’ont installé dans un vide existentiel ou eu raison de ma santé, parfois même jusqu’à outrepasser mes valeurs fondamentales. Je ne regrette rien. J’en suis entièrement responsable. J’ai appris, j’ai compris, j’ai modifié. Puis, j’ai décidé de tout lâcher, d’arrêter le carrousel, de quitter le troupeau, de laisser aller la raison, le rationnel, la logique. D’avancer vers l’inconnu à la découverte de moi-même, de mes valeurs, de mon monde intérieur. De découvrir ma capacité d’innover, de déblayer le terrain, de sortir des sentiers battus. De me faire confiance. D’écouter mon cœur. De suivre mon intuition. De vivre ma passion. D’aller vers ce qui me fait vibrer, m’allume, m’exalte. Ardemment. Profondément.

 

Je suis reconnaissante à mes enseignants de vie et mentors spirituels d’avoir su établir le courant, raviver ma lumière intérieure, lancer des semences de croissance, d’unité, de conscience. Afin d’engendrer cette connexion à mon intuition, ma petite voix, ma source de passion. D’établir un lien solide avec mes dons, mes capacités, mes talents, mes acquis. De découvrir mon essence véritable et ce qui m’anime réellement. En lien avec mon cœur je sais que ce choix est bon. Dévoiler, transmettre, communiquer, guider, partager et servir de mon mieux afin d’en faire profiter le plus grand nombre, dans la simplicité et l’humilité.

 

Qui a dit : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas ? » S’il vous parle, écoutez-le. S’il vous montre la route, suivez-le. S’il vous guide, restez-lui fidèle. Jamais il se trompe, s’égare ou se fourvoie. Une fois prise la décision du cœur, la raison s’installe pour orchestrer la suite. Le premier pas entamé, la Vie se charge d’en faire deux pour nous guider. Soyons confiantes. Chapeau à toutes les Johanne, Sophie, Carole, Josée, Marielle, Nancy…  et autres qui ont su suivre leur passion. Elles ont eu raison de leur passion.

 

Carole Hamelin

« Les passions ont appris aux hommes la raison. » Vauvenargues

 

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Avril 2015

En congé d’infos.

 

Nul ne peut nier l’abondance d’informations disponibles pour qui veut se nourrir l’esprit. Que ce soit sur papier, télé, radio ou ordi, les médias nous envahissent de plus en plus sans discrimination. Vue, lue, entendue sur Internet la nouvelle en direct, sans filtre ni censeur, nous rejoint inlassablement pour nous tenir en laisse. Nouvelles, communiqués, éditoriaux, reportages, nous brouillent le cerveau en nous entraînant dans des conversations, discussions, argumentations sur lesdits sujets de l’heure. Est-ce que ces actualités nous sont vraiment nécessaires ? Qu’est-ce qui peut changer si nous évitons toutes formes d’informations ? Posons-nous consciemment la question. Pourrions-nous pour un temps être en congé d’infos ?

 

Lors d’une visite chez une cliente âgée où je pratique la méditation, elle s’est plainte d’anxiété chronique. Des raisons personnelles l’amènent à vivre quelques situations difficiles, néanmoins elle se sent vulnérable et impuissante face à ce qui arrive régulièrement… dans le monde. En lui demandant ce qu’elle regarde à la télévision pour se distraire, elle me répond : « Seulement les nouvelles sur RDI. »  Sa réponse vient identifier en partie la souffrance qui l’habite. Cette dame éprouve un symptôme appelé « usure de compassion ». Traumatisée et affligée par les images déchirantes, inquiétantes ou atroces qu’elle voit, son anxiété et ses angoisses sont déclenchées, nourries, exacerbées par les émotions que suscitent ces informations. Bombardés d’images tragiques et envahis de sensations négatives, son inconscient perçoit ce qui est alarmant, dans la réalité d’autrui, comme étant réel pour elle-même. En s’appropriant ces événements et s’identifiant à eux, elle s’encourage et s’oriente vers une perception erronée de menace virtuelle, créant peurs et angoisses face à une réalité tout à fait  inoffensive pour elle. Nous sommes des témoins silencieux de ce qui survient sur la planète. Sachons observer l’impact que ces tonnes de nouvelles peuvent avoir sur notre vie.

 

Nous ne pouvons empêcher que s’accumule dans notre esprit et notre cœur des projections de violence, de destruction et de souffrance. Savoir s’imprégner de compassion ne doit en rien nous affliger de ce qui ne nous appartient pas. Cependant, nous avons le droit de prendre du recul pour vider, liquéfier, neutraliser les traumatismes invisibles imprimés jour après jour. Serions-nous prêt à laisser tomber les bulletins de nouvelles, les médias sociaux, la radio, les journaux, les magazines, même le téléphone intelligent et autres multimédias, durant une semaine complète ? Je vous entends déjà. Certains diront, c’est facile quand je pars en vacances je débranche complètement… et d’autres se défendront, impossible, car c’est essentiel pour mon travail. Et j’affirme que le défi s’avère surmontable. Envisageable. Réalisable. Et même qu’on y prend goût au quotidien.

 

Un jeûne de médias est une merveilleuse et infaillible solution pour faire le nettoyage du mental. S’abstenir durant un certain temps de regarder, d’écouter, de lire, de converser sur un sujet d’actualité ou d’avoir tout contact médiatique nous fait prendre conscience de cette surconsommation. En diminuant le nombre d’images toxiques, le cœur s’allège, le corps se détend, le mental ralenti et l’esprit devient paisible. Nous sommes davantage heureux et satisfait d’avoir trouvé le calme intérieur, mieux disposé, patient, disponible envers nos proches et collègues, plus ouvert et libre aux échanges interpersonnels. Substantiellement, nous découvrons du temps de qualité pour s’amuser dehors, jouer d’un instrument, peindre une toile, cuisiner, chanter, danser, dormir, méditer. Après quelques jours, le fait de ne pas connaître les derniers potins auront moins d’importance. Et, s’il arrive quelque chose de grave ? Ne vous inquiétez pas, il y aura toujours quelqu’un pour vous en avertir.

 

Je peux vous assurer que prendre congé des infos ne m’a pas rendue ignorante, stupide ou paresseuse ? Bien que je le pratique régulièrement – sans télé, radio, journaux – depuis plus de dix ans, ce mode de vie a installé chez moi une franche quiétude psychologique et émotionnelle.

 

Carole Hamelin

« La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. »  Albert Einstein

 

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Mars 2015

Du sourire à la joie.

 

Sur un mur de la cuisine dans la maison familiale, il y a toujours eu un écriteau, fait main, affichant noblement : « Le sourire est de rigueur. » Pour autant que je me rappelle, notre demeure était envahie de joie, de rires, de musique et de danse. Tout pour égayer le quotidien et nous encourager à afficher un sourire. Merci maman d’avoir semé autant de joie dans nos cœurs et d’avoir contribué à notre épanouissement dans la gaieté. Tu nous as permis de rester connectés à cette sensation d’allégresse et de bien-être lorsqu’encore aujourd’hui nous voguons du sourire à la joie.

 

Depuis mon jeune âge il était approprié de garder la bonne humeur en toutes circonstances et on me le rappelait vivement lors de mes quelques écarts de conduite. Bien que je sois une personne enjouée, naturellement enthousiaste, communiquant facilement la joie autour de moi, il m’est arrivé pendant quelques années, surtout depuis le décès de ma mère, d’égarer mon sourire. D’oublier ma joie de vivre. De négliger de rire. De me distancer du plaisir. Parfois, le cœur est tellement enlisé dans le marasme de ses souvenirs qu’il lui est difficile, voir impossible d’y faire naître même une ébauche de sourire. Accrocher une façade heureuse à son visage demande de souscrire à un effort souvent énorme. Épuisant. Exigeant. Cependant, dans l’adversité ou les épreuves se trouve fréquemment une faille par où jaillît la lumière. Il se présente de temps à autre une phrase, une parole, une citation pouvant ramener notre embarcation à quai. Et c’est à travers des écrits que j’ai retrouvé le sourire. Que j’ai reconnecté à l’essence de ma jeunesse. Que j’ai réinstallé ma joie intérieure…

 

Le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh proclame « La joie est souvent la source du sourire. Mais parfois, le sourire peut être la source de la joie. » En effet, même lorsque le sourire est simulé ou forcé il déclenche un mécanisme au cerveau encourageant les glandes à sécréter des hormones de bien-être, comme l’ocytocine. Sans en avoir nécessairement le goût, s’autoriser un petit sourire, dans le cœur et sur ses lèvres, réduit la tension artérielle, renforce le système immunitaire, permet la libération d’analgésiques naturels (endorphines) et d’antidépresseur gratuit (sérotonine). Ceux qui sourient facilement et de bon cœur prolongent, en moyenne, leur vie de sept ans. Et, sourire nous rend plus séduisant tout en nous donnant un air de jeunesse. Il est contagieux, peut désamorcer la colère et la tristesse et induire un état d’esprit positif. Sans compter que « Un sourire ne coûte rien mais rapporte beaucoup; il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne », selon Frank Irving Fletcher.

  

Échanger un sourire ne dure qu’un instant. Il apporte de la joie, crée du bonheur, démontre de l’attention, attire la confiance, instaure une paix intérieure. Il sensibilise les rapprochements et s’établit comme gage de réussite. Et son souvenir reste parfois éternel. Pourquoi s’en passer ou en priver les autres puisqu’il ne coûte rien. Comme le dit cet auteur inconnu : « Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où elle se donne. » Soyons bienfaisants de notre sourire, distribuons-le chaleureusement. Abondamment. Régulièrement. Affichons-le ouvertement sur nos lèvres, il reviendra multiplié pour combler un espace vacant, adoucir nos humeurs, réjouir le cœur ou faciliter notre guérison intérieure. Restons attentif au sourire et expérimentons-le librement sans sous-estimer le pouvoir qu’il suscite en nous et inspire chez l’autre. Sourions simplement pour partager, diffuser, rayonner et ressentir la joie… même avec des inconnus croisés dans la rue ou à l’épicerie.

 

Bouddha est toujours représenté avec un aimable sourire, inspirant, né de la joie qu’apporte la pleine conscience. Le sourire énigmatique de la Joconde traduit ce bonheur tempéré, dans l’acceptation, qui séduit à première vue. Sourire peut changer toute une vie. La vôtre aussi. Serait-il temps d’adopter une pratique « sérieuse » du sourire ?

 

Carole Hamelin

« Lorsque, dans votre course, vous rencontrez un homme trop las pour vous donner un sourire, laissez-lui le vôtre. Car nul n'a plus besoin d'un sourire que celui qui n'en a plus à offrir.  » Dale Carnegie

 

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Février 2015

Tout est parfait !

 

Dans cette grande épopée terrestre notre apprentissage se fonde souvent sur des revers, échecs, retours, déboires et malheurs que nous rencontrons sur notre route. « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage » disait le poète Nicolas Boileau. N’est-ce pas dans les choses que l’on travaille et retravaille que l’on obtient des résultats brillants, excellents ? D’ailleurs, on ne cesse de nous répéter qu’il faut réussir à tout prix, parvenir aux résultats escomptés et cela dans tous les domaines. Si tout cela n’était que foutaise! Si finalement ce que nous accomplissons au fil du temps s’avérait… toujours parfait. À toutes les étapes. Peu importe où nous en sommes, sur la route de notre destinée. Ce qui souscrit amplement à l'expression : tout est parfait.

 

Nous vivons dans l’ère de la performance où chacun doit parvenir à trouver ce en quoi il excelle pour l’étaler, le crier haut et fort sur la place publique. Il est devenu important d’imprimer sa marque pour rester dans la course. Primordial d’avoir des diplômes pour être reconnu. Remarquable de sortir du lot pour se sentir valorisé. Mémorable d’avoir son moment de gloire, de décrocher la lune, de régner sur un empire. Et, parfois indispensable d’écraser l’autre pour épater la galerie ou savourer la victoire. À ce jeu malsain, je ne joue plus. Depuis l’aube des temps la vie autour de nous se manifeste, se dévoile, s’illumine, se métamorphose, s’exprime dans un état de « perfectitude » indiscutable. Nulle compétition, animosité, jeu de pouvoir, propagande dans la Nature. Pourquoi en est-il autrement avec nous ? En ce sens, aurions-nous confondu la recherche de l’absolu avec la perfection elle-même ?

 

Loin d’être parfaite, j’ai traversé des périodes de perfectionnisme personnel. Parfois par défi, d’autres par peur de déplaire, d’être rejetée, jugée et j’ai appris. J’ai suivi les traces que l’on m’a façonnées. Inscrite ma griffe en repoussant mes limites. Succombé en soutenant la pression sociale. Je suis parvenue à me hisser pour être reconnue, adulée, respectée. Et j’ai gagné mon pari. Perdu aussi. En quoi ? En instabilité émotionnelle et dépendance affective, en épuisement physiologique et anémie relationnelle. Cela en valait-il le coup ? Pas certain, direz-vous. Cependant, après mûres réflexions, j’affirme que oui. Nous sommes riches de ce qui nous a façonnés. Avec le recul, le passé est parfait. Même si c’était à refaire, j’emprunterais sans doute un parcours identique. Toutefois, je souhaiterais me délester quelque peu de cette poursuite perfectionniste. Car, c’est épuisant à la longue… Cette facette où il faut – face à soi-même – être bonne, gentille, plaisante, généreuse, cultivée à tout prix. Qui se doit de donner, partager, concéder, aimer sans compter. Somme toute, j’ai compris qu’il s’avère malsain de vouloir atteindre les sommets, cela entraîne déceptions, frustrations, souffrances. D'autre part, aujourd’hui j’accepte, j’accueille ce qui est. J’aime, j’apprécie la personne que je deviens, déjouant la pression, la performance, la perfection.

 

Le chemin exploré, qu’il soit rempli d’embûches ou pavé d’or se doit d’être perçu comme il se présente sans vouloir tout chambouler. Inutile d’exprimer des regrets, formuler des doléances, émettre des revendications quand nous savons fort bien que ce qui fut nous a permis de devenir les êtres que nous sommes actuellement. Qu’importe le passé, puisqu’à présent nous constatons qu’il en est bien ainsi. Dès lors, pourquoi s’inquiéter du but à atteindre, anticiper outre mesure l’avenir, entrevoir difficilement un événement, une relation, un choix de carrière quand on peut faire confiance à ce qui se présentera au moment opportun ? Ne serait-il pas plus aisé de se laisser porter. Puisque tout est parfait… quoiqu’il advienne. Manifestement. Inévitablement.

 

Fini la quête perpétuelle d’un idéal utopique m’entraînant inévitablement vers une éternelle insatisfaction. Fini l’attente incommensurable se terminant en amertume ou ressentiment. Enfin, je me libère. Tout ce qui arrive est parfait. Ce qui me fais prendre conscience que le bonheur existe, là en moi. Je me réjouis de sa présence sans crier, pousser, forcer. Sans comparer, déprécier, mesurer. Surtout sans exiger la perfection. Parce que tout l’est déjà! Merci la vie!

 

Carole Hamelin

« Parvenir a une parfaite réalisation de sa nature, c'est pour cela que nous sommes tous ici. »  Oscar Wilde

 

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Janvier 2015

Ma voix intérieure.

 

Mes plus récentes vacances d'hiver m’ont menée vers les Laurentides, dans un endroit de villégiature blotti entre lac et montagnes, sur une pinède à l’abri des regards. Nichée au fond d’un écrin cette halte boisée augure l’escapade amoureuse ou le refuge familial, la retraite personnelle autant que les rencontres festives. Sans vouloir prôner les délices de l’endroit, j’y ai vécu des moments de ressourcements quelques peu exaltants. Était-ce en partie du à la saison, au climat, au peu d’achalandage ou à l’état d’esprit dans lequel j’étais, ce temps de réflexion m’a autorisé à me retrouver. En ce lieu il m’a été offert un cadeau inespéré. Inégalé. Grandiose. Grâce à l’omniprésence du silence, un silence de tous les instants - sans neige ni vent, sans soleil ni chant – j’y ai reconnu, entendu, discerné, sans artifice… ma voix intérieure.

    

Bien qu’il soit complexe de vous décrire en détail la façon, le moment, la forme ou même la raison m’ayant fait entrer en contact avec cette source d’informations infinies, je peux vous assurer par ailleurs de son authenticité, sa bienveillance, sa connaissance et son infaillibilité. Lors de cette intimité avec moi-même j’ai ressenti une délicieuse énergie m’habiter, une douce sensation de confort m’envelopper, une manifestation, une expression, une formulation, non pas de mes pensées, mais d’un flux incessant de mots, de phrases, parfois d’images se succéder sur l’écran de mon cinéma intérieur. Il peut parfois s’agir d’une couleur, d’un symbole, d’un son, d’une impression, qui, lorsque nous prenons le temps de le faire, s’insinuent en nous d’une façon subtile, subite, sans détour, pour nous faire savoir, comprendre une réponse. Ou nous donner un message auquel nous n’aurions pu être en contact autrement. Il suffit d’être réceptif et ouvert à cette approche. De vouloir accueillir et écouter tout simplement. De se mettre au diapason de cette intelligence universelle qui nous habite et nous englobe. Totalement. Parfaitement. Indubitablement.

 

Ouvrir la porte à son intuition ne s’avère pas plus difficile que d’apprendre à lacer ses chaussures. Cela prend un peu de pratique, mais tous peuvent y arriver. Cartésienne, logique, pragmatique ma vie s’est déroulée sans l’ombre d’ésotérisme, de voyance ou de cartomancie à mes côtés. Sans m’y opposer je n’en voyais pas l’utilité. Ayant toujours aimé à comprendre le pourquoi du comment j’étais branchée sur mon rationnel et distante vis-à-vis mon ressenti – quoiqu’il s’était certainement manifesté auparavant, à mon insu. Vous savez cette attirance subite pour allez à un endroit, choisir une telle solution, changer de décision, agir sur un coup de cœur, sans motif explicite ni raison apparente ? Cette soi-disant assurance d’être sur la bonne voie, de prendre la bonne décision, d’être là où il faut quand il le faut, de pressentir un événement. Toutes ces affirmations, sensations, inspirations auxquelles nous portons peu ou pas d’attention, n’en ayant pas l’habitude, font partie de notre radar intérieur. Notre ressenti. Notre source d'approvisionnement. Notre intuition.

   

Il m’en a pris du temps à reconnaître le son et la texture de sa nature. La force et la densité de ses mouvements. Sa subtile différence d’avec mon mental ou mon ego. Il a fallu me détacher de mes croyances, pensées erronées à ce sujet, de mes jugements, peurs, conditionnements pour m’installer en ouverture, accueillir, percevoir, reconnaître cette partie en moi, invisible. Invincible. Toujours présente. Remplie d’un amour infini envers qui je suis. L’apprivoiser, la comparer, la mettre en doute furent aussi des barrières à franchir pour y accéder en toute humilité. En toute sincérité. Essentiellement, il ne sert à rien de forcer pour qu’il se passe ou se dise quelque chose. Lâcher prise sur le résultat et simplement se laisser être. En réceptivité, sans attachements. Dans les moments de relaxation, de détente, de méditation. Et, persévérer au-delà de notre nature dubitative.

 

Je réalise que cette voix intérieure m’a inlassablement accompagné, maintes fois informé, gentiment fait reculer ou avancer, subtilement servi de guide, de mentor, et que j’en suis fort honorée aujourd’hui et remplie d’allégresse de l’avoir enfin reconnue... pour ce qu’elle est.

 

Carole Hamelin

« Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.» Steve Jobs (Fondateur de Apple)

 

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Décembre 2014

Les sens en éveil.

 

Dès mon enfance, je suis séduite par les subtilités de mes cinq sens. À la maternelle, nous avions vivariums et aquariums où évoluaient divers animaux à poils, à plumes et à écailles. Leurs différentes textures m’avaient, à l’époque, captivée. Vers l’adolescence, durant ma période psychédélique, j’explorais le dessin en empruntant des formes bizarroïdes et géométriques qui me fascinaient visuellement. Dans la jeune vingtaine, l’univers des odeurs s’est ouvert avec des parfums, des huiles, des encens. La quarantaine établie, libérée du carcan des conventions, ma sensualité s’est accrue et la jouissance du corps s’est annoncée séduisante. Depuis la soixantaine, je maintiens toujours cette fascination que me révèlent les occasions de mettre mes sens en éveil

 

La façon d'entrer en contact avec le monde se fait par le biais de nos organes sensoriels. Mais nous en sommes peu ou pas conscients. Les paysages sensitifs nous habitent constamment pourtant ils ne se dévoilent uniquement lorsque nous leur portons attention. L’univers sonore omniprésent rends la tâche parfois difficile vu que tous les bruits s’entrechoquent, se mêlent entres eux poussant parfois jusqu’à la cacophonie. Tendre l’oreille pour n’en capter qu’un seul agit comme un antidépresseur naturel. Savourer le chant d’un oiseau au centre-ville ou la beauté silencieuse de la nature dans la foule se défini idéalement lorsque nous nous installons en mode « pause » quelques secondes. Se permettant d’observer, d’admirer, d’embrasser, d’apprécier ces moments privilégiés, que nous pouvons créer à chaque instant. Nos impressions sensorielles associées au goût et à l’odorat deviennent particulièrement présentes à lors de l’exécution ou de la dégustation d’un met, d’une boisson ou lors du passage dans les rayons de cosmétiques. Cependant, qu’en est-il des odeurs familières, saveurs ordinaires, visions éphémères ? Pourquoi sont-elles négligées, misent de côtés, peu enclines à nous stimuler ?

 

Explorons la nature des choses. Renouons avec les subtilités de nos sens. Ne serait-ce qu’avec l’air au sortir de la maison, la délectation d’un verre d’eau, la texture d’un vêtement porté, la couleur du ciel au lever de rideau. Charmant. Surprenant. Envoûtant. Un monde de finesse, de douceur, de volupté, de souvenirs nous appelle à travers tous nos sens, si nous leur accordons un tant soit peu d’attention, d’intention, de réflexion. Sommes-nous capable de percevoir toutes ces banalités, curiosités, évidences ? Pouvons-nous connecter avec ce qui meuble notre quotidien et rendre à l’occasion, soit un regard, une écoute, un effleurement, soit une impression gustative ou une émotion olfactive ? Dans l’instant. Consciemment. Quelques secondes...

 

Selon Jon Kabat-Zinn : « Le développement de la pleine conscience nous montre des chemins qui mènent à nous le goûter, le sentir, l’être, et nous rend extrêmement accessible. » Effectivement, avec la pleine conscience ma palette des sens s’est décuplée, mes facultés sensitives se sont aiguisées, ma perception globale s’est raffinée, mes sensations corporelles ont été exacerbées. Et, en cela, la faculté de ressentir au-delà du basique, de saisir cette sensation extérieure et de l’inviter à la rencontre, la fusion avec l’intérieur. La naissance du sixième sens se dévoile. Cette connexion avec l’émotion invisible, cet éveil à l’autre dimension, celle de mon centre vital qui capte à travers mes sens toutes les beautés, les bontés, les bienfaits de ce monde. Je savoure le plaisir de ressentir mentalement, émotivement et spirituellement l’essence profonde de l’expérience, de reconnaître tout ce qui est, tel qu’il est avec ce qui en émane et qu’avec les sens en éveil, je perçois. Avec sensualité.

 

Comme tout tend à changer, restons ouverts et surpris d’un moment à l’autre de la découverte incessante, de la connexion avec nos six sens. Accordons-nous le temps d’entrer en contact avec la réalité, d’apprivoiser les paysages sensitifs qui nous entourent, un sens à la fois, une chose à la fois.

 

Carole Hamelin

« Entendre ne veut pas dire écouter car l'ouïe est un sens, mais l'écoute est un art. » Anonyme

 

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 Novembre 2014

La reconnaissance.

 

   

Qui reconnaissons-nous réellement ? En fait, sans vouloir tous les discerner en profondeur nous pouvons dire que nous avons généralement une bonne perception de ceux que nous côtoyons, sans toutefois pouvoir affirmer les connaître vraiment. Cependant, dans un autre registre, savoir reconnaître une personne nous dévoile un aspect non négligeable de celle-ci, à travers la relation que nous entretenons.  Ouvrir sa conscience à l’autre nous amène à voir au-delà du rapport physique et nous invite à aborder l’être que nous rencontrons pour tout ce qu’il exprime. Ce qu’il vit. Ce qu’il est. Qui il est. Et, ce pourquoi il est ici. Débutons cette chronique sous l’œil de la reconnaissance.

 

Vu sous un angle nouveau, le jumelage de personnes dispose de quelques facettes pouvant faire évoluer la relation en profondeur. Bien qu’au premier abord on pense déceler un corps de matière, il émane toutefois de cette personne un ensemble de critères, de qualités, d’émotions, de caractères, de propriétés, sous formes invisibles, qui saura attirer notre attention ou parfois, nous en dissuader. L’échange non verbal constitue un baromètre infaillible concernant les perceptions que nous captons et aussi celles que nous transmettons dans nos interactions avec les gens. Une question de vibrations. Ultérieurement, le dialogue et les propos engageront un nouvel aspect de l’attrait et de l’intérêt, ou l’inverse, que nous portons à notre interlocuteur. S’en suit une volonté de poursuivre, ou non, ce rendez-vous.

 

Synonyme de gratitude, ce terme nous introduit plus loin dans l’accueil, l’acceptation, la présence de la personne. C’est pourquoi, au-delà de toute communication superficielle, se trouve la vraie reconnaissance de l’être intérieur, la conscience de la compréhension de l’être. Que l’autre est beaucoup plus que ce que nous voyons ou entendons, cette dimension profonde où se cachent non seulement ses aspects vulnérables, ses souffrances, ses expériences mais surtout ses qualités de cœur, ses talents, ses aptitudes naturelles, ses acquis. Cet individu désire créer un échange. Trouver un écho vibratoire. Partager une part de lui-même. Être accueilli, écouté, reconnu…  Être aimé.

  

Au travers le regard, la parole, le toucher, l’expérience intuitive il y a un peu de soi, de l’autre, de nous. Une part d’infini. Une dimension invisible qui nous habite. Cette connexion avec ce quelqu’un exprime toute la portée du sentiment d’appartenance à un degré, disons supérieur. Avec la reconnaissance de qui nous sommes vraiment, on voit fleurir en soi la paix du cœur, la grâce de l’esprit, l’équilibre du corps, l’écho du ressenti. Et, pour celui qui sait reconnaître cette présence en l’autre naît naturellement la bonté, le pardon, la tolérance, la gratitude et l’amour absolu. Présent à chaque rencontre. Vibrant de complétude. Enveloppant de générosité.

 

L’être humain aspire continuellement au le bonheur et ses multiples choix s’avèrent parfois peu concluants. Néanmoins, avec l’ouverture à la reconnaissance de soi, de l’autre, de l’infini, en l’accompagnant de compassion et de gratitude, ses expériences tendent de plus en plus à l’orienter dans la bonne direction. Et, les événements suivants s’inscrivent naturellement sous le signe de l’universalité spirituelle habité d’un sentiment d’amour ou de joie. Il existe un mot, une salutation en sanscrit, Namasté, qui traduit bien cette sensation de plénitude, cette connexion avec la présence invisible de l’autre, cette reconnaissance entière de la personne que l’on côtoie, qui se traduit ainsi : « La présence de l’être divin en moi accueille et honore la présence de l’être divin en toi. » À vous qui avez croisé ma route, parcouru mes écrits, partagé un instant de vie, touché une parcelle de mon âme, je vous offre toute ma reconnaissance. NAMASTÉ !

 

Carole Hamelin

« La conscience est la seule réalité. En accueillant ce qui vous entoure, vous lui permettez de se déployer. Être compréhension est présence silencieuse. »   Jean Klein

 

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Octobre 2014

Adieu mon grand ami…

 

Aujourd’hui j’ai le cœur à la tristesse. Je viens d’apprendre que l’on doit détruire mon compagnon de longue date. Pas seulement lui enlever quelques branches ou tailler ses drageons. Non. Il doit être abattu, froidement sans préambule, juste comme ça parce qu’il prend trop d’espace souterrain et qu’il envahie la canalisation pluviale. Je me sens affligée de le voir tomber branche par branche et mon cœur l'accompagne dans sa douleur. Difficile de retenir ses émotions, lorsqu’on doit regarder partir un ami. Laisser aller la vie. Pénible aussi d’avoir à accepter les changements et les transformations. Je suis endeuillée. Cependant, aujourd’hui je célèbre sa vie, celle qui m’a nourrie. Il doit partir. Adieu mon grand ami…

 

Planté il y a une trentaine d’années je le regarde grandir, s’épanouir et se prolonger depuis seize ans déjà. Compagnon fidèle de mes journées, il cueille mon premier regard, m’indique le temps qu’il fait, colore mes murs de ses saisons, me protège des regards inquisiteurs, me prodigue l’ombre des chauds rayons, neutralise les bruits environnants et partage même mon intimité. Il est de ces attachements qui peuvent sembler irrationnels. Pourtant, le temps tisse des liens invisibles qui lorsqu’ils se dénouent nous y percevons toute la profondeur du sentiment déployé. Installé directement devant mes fenêtres aucun déplacement ne s’effectue sans sa présence constante. Il s’est créé une relation de fidélité, de continuité, de solidité, de soutien, de tendresse même, car à le côtoyer quotidiennement, surtout à la salle à manger, il devint pour moi partie intégrante de ma contemplation, de mon recueillement, de mon inspiration, de mon partage en communion.

 

Amoureuse de la nature j’ai le bonheur d’être entourée d’arbres et celui-ci en était le maître incontesté. Cet érable majestueux a su créer et déployer un lien affectif avec son entourage. Enraciné sur le terrain voisin, j’ai vu des enfants grimper sur ses branches. Des adolescents y inscrire leurs amours naissantes. Des chats explorer le défi des hauteurs. Des volées d’oiseaux grignoter ses graines ou cacher leurs rencontres. Des promeneurs le regarder avec respect, dignité et attachement. Sa transformation au fil du temps a retenu mon attention particulièrement quand il flamboyait d’un jaune vif à l’automne et frissonnait à en perdre ses feuilles lors des grands vents. Puis, juste avant l’hiver, il parait ses ramures de fins bourgeons grenat. Avec le verglas sa brillance d’un éclat argenté sur fond de ciel céruléen le mettait en évidence. Ensuite au dégel, après avoir abandonné quelques larmes sucrées, il laissait tournoyer au printemps sa ribambelle de semences jusque dans mon jardin. Finalement, à sa plus belle saison, de juin à octobre, il s’habillait d’un vert avocat allant à l’olive et retrouvait sa vivacité et sa grandeur année après année.

 

La perte d’un être cher est une étape difficile à passer. Chaque deuil est unique. Qu’il soit humain, animal, végétal ou inanimé. Il ne faut jamais sous estimer la douleur de ceux qui restent. À travers l’acceptation, il y a une part de résignation qui permet de voir le changement comme faisant partie intégrante du processus de la Vie. Rien n’est permanent. Je sais qu’une période d’adaptation sera nécessaire à la cicatrisation, lorsque mon regard croisera ma fenêtre – pour apercevoir cette souche comme un mausolée – le chagrin de sa perte effleurera ma pensée jusqu’au plus profond de moi. Seul le temps arrive à guérir. C’est pourquoi je veux lui rendre hommage, célébrer sa grandeur pour tous ces beaux moments vécus en parfaite symbiose, saisons après saisons : « Je t’envoie tout mon amour et ma reconnaissance pour ta présence, ta protection, ta beauté, la joie, l'ombre et la lumière que tu m'as prodigués durant toutes ses années. Que le ciel accueille ton énergie et la terre enveloppe à jamais tes racines. Adieu mon bel érable! Merci mon grand ami… Tu n’es déjà plus. »

 

Carole Hamelin

« Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient. » Sénèque

 

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Septembre 2014

Moments exaltants.

 

Depuis plus d’une dizaine d’années, je me livre à une activité en solitaire qui me remplie de joie et de gratitude. Au départ, ce fut uniquement pour me donner de la vigueur et une certaine endurance que je me suis mise à la marche, car à l’époque je retournais aux études à plein temps. Avec persévérance, l’exercice au quotidien a modifié à la fois mon corps qui a repris du tonus et de la vitalité, mon mental qui s’est ralenti et assoupli, mon esprit qui a découvert à travers ces randonnées une nourriture propice à la réflexion que je nommerai, mes moments exaltants.

 

Très basique comme entraînement la marche n’utilise aucun équipement particulier, hormis de bonnes chaussures, ni d’habillement adapté, comme dans d’autres sports. Il ne nécessite aucune mise en forme soutenue et se pratique facilement seul. Aucune compétition, exigence, record,  échéance, ni même musique, pouvant installer une pression ou un stress, ne vient entraver mon conditionnement. Cette balade urbaine de 50 minutes, en plus de favoriser ma forme physique, me permet de savourer ce plaisir d’être en tête-à-tête avec moi-même, entourée d’éléments extérieurs, pour me sentir ranimée, oxygénée, intégrée, unifiée dans mon environnement. Par temps ensoleillé ou frisquet, maussade ou pimpant, exception faite des moins vingt degrés et d'averses torrentielles, je chausse mes espadrilles pour sillonner allègrement les rues de mon quartier. Au fil des années, mon parcours matinal de 4.5km, exécuté d’un pas alerte, s’est transformé. Passant d’une simple marche d’exercice en rituel de pleine consciente. S’ajoute aujourd'hui à ma mise en forme un éventail de respirations, affirmations, mantras, exercices conscients et observation en mouvement.

 

Cette heure où j’entame un dialogue avec la nature, me rend complice des ses émois, ses mutations, son adaptabilité lorsque je participe, par ma présence et ma reconnaissance, à l’éclosion de sa création, cette perpétuelle frénésie de vivre. Je me sens privilégiée de pouvoir regarder croître la végétation, contempler l’aménagement des parterres semaines après semaines. D’examiner les multiples transitions du feuillage à travers les saisons. D’'écouter la vie qui bat la mesure au rythme du vent De suivre discrètement les péripéties de mon voisinage, en plus d’être en contact avec la faune urbaine – chats, chiens, lièvres, marmottes, oiseaux, écureuils, canards, oies sauvages. Et, surtout, de sourire, saluer ces gens qui croisent ma route – garderies ambulantes, promeneurs de chiens, marcheurs, coureurs, étudiants, livreurs.

 

 Mais plus encore… Il se trouve de ces moments exaltants, magiques qui m’inondent de gratitude, m’enveloppent d’une grande sérénité, me rendent parfois immobile, sans voix... Ahurie de tant de grâce et de beauté. Exaltée et envoutée. Un espace-temps où tout s’arrête, où je ressens le calme et l’exaltation mêlées, à la fois remplie de douceur, de candeur et de patience. Je retiens spécialement ces instants d’arrêt où un merle plonge dans une marre pour faire ses ablutions matinales, où une jeune maman s’extasie lors des premiers pas de son enfant, où une formation d’outardes bavardes survient au printemps, où un lièvre trottine en laissant des traces en V sur la neige, où le son des cigales se transforme en concert, où les réacteurs d’un avion percent le silence et en fait ressortir toute l’intensité. Et, que dire encore de cette fontaine ruisselant derrière une clôture, de ces plumes rouges, bleues, brunes et blanches abandonnées au sol par des volatiles en transit, de cette balançoire grinchant au va-et-vient d’un enfant, de ce rayon de soleil perçant les nuages, de cet arc-en-ciel avisant l’accalmie. Ou encore de ce papillon tardif voltigeant à mes pieds, de cette fine bruine se posant délicatement sur la pelouse, de tous ces signes précurseurs de l’automne. 

 

Existe-t-il chez vous de ces moments privilégiés, intenses, exaltants où la magie opère l’espace de quelques battements et qui vous comblent de bonheur ? Soyez aux aguets ! Abordez la rentrée d’un œil vif et ouvert; sachez conquérir et savourer ces instants éphémères…

 

Carole Hamelin

« Ce qui est important, c'est l'intensité d'amour que vous mettez dans le plus petit geste »  Mère Teresa

Extrait audio d'une marche matinale

 

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 Août 2014

Accepter les compliments.

 

Souhaitez-vous vous enrichir ? Entre vous et moi ce serait mentir que de ne pas rêver de richesse, d’avoir plus d’abondance matérielle, de pouvoir se gâter et ceux qu’on aime, d’assurer sa sécurité financière et même pour certains de vivre dans l’opulence. Quel mal y a-t-il à vouloir être plus fortuné ? Je vous dirai aucun, au contraire. De toutes les sources qu’elle puisse provenir, la prospérité s’adresse à tous, qui que nous soyons. Elle ne fait aucune différence pour qui la possède ou qui la repousse. Pour l’acquérir il en va seulement de notre façon de la percevoir, de l’accueillir, de l’autoriser, de la mériter. Et le parallèle se voit nettement à la manière d’accepter les compliments.

 

Il m’est souvent arrivé, et quelquefois encore, de diminuer, tergiverser, commenter, m’excuser ou discuter, même de résister aux louanges que me font  les gens sur mes capacités d’enseignement, mon choix vestimentaire, ma qualité d’écoute, mes réalisations créatives. Après avoir exploré les avenues de l’accueil et du merci, j’ai finalement compris qu’accepter ce qui m’est donné, sans commentaires ou éclaircissements, me permet d’accueillir l’abondance dans ma vie. Les compliments sont des cadeaux de la prospérité. Acceptons-les. Humblement, avec grâce et diligence, sourire et gratitude.

 

Les ressources de l’Univers sont infinies et proviennent de partout : je commence à en prendre conscience et à y puiser largement. Combien y a-t-il de grains de sable sur une plage, d’étoiles dans le ciel, de feuilles dans un arbre, de gouttes d’eau dans la pluie ou de graines sur une fraise ?  L’abondance est ici, maintenant autour de nous. Pourquoi serions-nous différents de la nature ou dépourvus de cette richesse ?  Souvent, la croyance que l’on ne mérite pas ce qu’il y a de meilleur nous limite et nous empêche d’y avoir accès. Car, toute prolifique qu’elle soit, la prospérité se présente à nous librement, amplement, généreusement afin de combler nos besoins…et plus. Libre à chacun d’ouvrir son cœur à la profusion. Se permettant de recevoir les compliments, les éloges, les présents, les bienfaits. Et aussi, de retourner un compliment, comblera la personne et nous sera encore plus bénéfique.

 

Reconnaissons que tout ce qui existe fait partie de notre richesse et que nous pouvons en jouir à tout moment, si nous le désirons. Il y en a largement assez pour tous et chacun. L’Univers n’impose aucune limite, ni ne restreint les quantités. Elle offre à profusion tout ce à quoi notre conscience nous permet d’imaginer. Augmentons la capacité d’accroître l’abondance dans notre vie, jour après jour, en révisant nos opinions sur l’argent, en se réjouissant de la prospérité d’autrui, en ajoutant des affirmations d’abondance, en installant du renforcement positif, de la visualisation méditative et surtout en acceptant tous les compliments. Sans raison ni justification. Prenons conscience que les ressources existent pour être utilisées et que plus nous acceptons ce principe et plus nous recevons en retour. Ensuite, quoique nous fassions, la richesse risque fort d’arriver. Êtes-vous prêts à l’accueillir ? Moi, je le suis. Alors exercez-vous avec ce mantra et voyez les changements s’opérer en peu de temps : « L’abondance vient à moi facilement et simplement. Merci! »

 

Je me réjouis d’ailleurs à chaque matin, de pouvoir jouir à nouveau d’une bonne santé, d’être bien entourée, accompagnée, appréciée et aimée. D’avoir des ami(e)s sincères, de réaliser un travail gratifiant, de savourer le bonheur de vivre. De percevoir l’abondance dans ma vie et bien sur d’avoir croisé votre chemin. Merci de votre présence et de votre appréciation.

 

Carole Hamelin

« Nous sous-estimons souvent le pouvoir d'un contact, d'un sourire, d'un mot gentil, d'une oreille attentive, d'un compliment sincère, ou d'une moindre attention ; ils ont tous le pouvoir de changer une vie. » Leo Buscaglia

 

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Juillet 2014

Hymne à l’ordinaire ...

 

Que d’objets achetés, recueillis, trouvés s’amassent dans nos demeures au fil d’une vie. Pour assurer le confort et la commodité, être utilisé incognito au quotidien. Pour combler le vide d’une existence trop remplie. Pour tenter de contribuer un temps soit peu à notre bonheur. Toutes ces choses qui, à force de les côtoyer sont rendues invisibles avec l’usage, ne cessent de nous remplir de leurs présences, d’offrir le meilleur d’elles-mêmes, d’être fonctionnelles au moment opportun sans avoir d’exigences envers nous. Leurs rôles consistent exclusivement à être présentes dans les multiples actions de notre existence, sans quoi celle-ci n’aurait plus la même saveur, ni le même enthousiasme. J’entame ici un hymne à l’ordinaire !

 

Nous cheminons jour après jour sans égard pour ce qui est familier, empreint de nos habitudes, oubliant de prêter attention à tout ces petits riens qui meublent notre intérieur. Observer ce qui se trouve à notre portée, sous nos yeux, dans nos mains, qu’il soit le plus banal des objets. De prendre conscience de son existence, d’être touché par sa présence muette le rend aussitôt plus précieux. Ce stylo, cette brosse à dents, ce téléphone, cette cafetière n’ont rien d’exceptionnels mais lorsqu’on les regarde – ou qu’ils nous font défaut – prennent de l’importance à nos yeux. On remarque la simplicité dans la constance immobile, la disponibilité dans le fait d’exister, la sécurité d’avoir cette présence silencieuse. Jamais ils ne crient, ne critiquent, ne se plaignent. Toujours disposés à servir ou être utile quoique nous disions ou pensions. Avec la pleine conscience j’apprends à contempler ces choses, à me connecter à l’ordinaire, au banal; m’en rapprocher me fait réaliser à quel point elles sont une source de lenteur, de calme, d’immobilité, de sérénité, sans but. Simplement d’être là… pour nous. Et pourtant, elles réalisent toutes ce pourquoi elles ont été créées.

 

Incontestablement, il y a un effort à fournir pour contempler la banalité qui souvent s’avère merveilleuse, car elle nous met en contact avec l’humanité des choses et des gens. Engendré de l’imagination cet objet a pris forme pour exister à travers une vocation précise et  contribuer à faire progresser l’humain. Façonné à l’image de son créateur la nature de l’objet devient partie intégrante de la vie grâce aux matériaux ainsi façonnés. Chaque chose devient alors un hommage à la créativité, à la naissance, à l’existence. S’arrêter, s’abandonner dans la contemplation de l’histoire de chacune d’elles nous les font apprécier davantage. Comme Christophe André le dit si bien : « Se connecter juste à ce qu’elles sont. Recevoir d’elles une leçon de sagesse silencieuse et sans un mot. L’immobilité révèle l’invisible; comme le silence révèle l’essentiel. »

 

Il m’arrive de plus en plus souvent d’entrer en contact avec la simplicité et l’insignifiance de ce qui m’entoure. De réfléchir à l’histoire qui fut la leur, l’adaptation, la progression, l’usage au fil du temps. Imaginer ce qui existait avant leur apparition. D’avoir une pensée pour les gens qui l’on fabriquée, rendue possible, améliorée et d’en apprécier la présence, ici, maintenant dans mon quotidien. Cela m’installe dans un esprit d’humilité et de gratitude envers tout ce monde créatif. Leur présence me ramène à l’instant présent et à la chance inouïe d’être vivante et consciente de ce qui est. Ça me fait apprécier la vraie valeur de ce que je possède, qui dépasse bien largement son estimation monétaire.

 

Demeurons ouverts sur tous ces trésors, riches de sens, que nous côtoyons jour après jour sans les voir, laissons-nous inspirer par leur immobilité, leur existence anodine. Et prenons contact avec la douceur, la tranquillité, la simplicité, la zénitude qu’ils évoquent…

 

Carole Hamelin

« On s'étonne trop de ce qu'on voit rarement et pas assez de ce qu'on voit tous les jours. » Madame de Genlis

 

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Juin 2014

Quand le silence s’installe ...

 

L’ordinaire est rempli de sonorités qui, lorsqu’on s’arrête pour les écouter attentivement peuvent prendre des proportions insoupçonnées. D’agréables, comme les bruits de la banlieue se réveillant à l’aube ou les sons de la nature sur le bord d’un étang, à désagréables, tel la cacophonie d’un centre d’achat ou l’omniprésence du vacarme au centre-ville. De tous ces bruits que je peux fuir la nuit dans l’enceinte de mon lit, il demeure en moi des sons imprécis, parfois fuyants, souvent présents qui s’avèrent être aussi bruyant que le crépitement du feu ou le sifflement des cigales. Dans mes oreilles, ils s’expriment hauts et forts ces acouphènes, surtout quand le silence s’installe

 

Qui n’a pas, à un moment ou un autre, été happé par des bourdonnements, sifflements, tintements ou parasites sonores à la sortie d’une discothèque ou d’un événement assourdissant ? On dit qu’environ 15% de la population en a déjà été affectée, occasionnellement. Par contre, plusieurs l’éprouvent à temps complet sans avoir à vivre une quelconque situation criarde. Ce bruit ennuyeux et incommodant varie d’un individu à l’autre. Certaines personnes s’habituent relativement facilement à cette tonalité sans fin dans les oreilles, tandis que d’autres deviennent désespérées. La perception de l’intensité est souvent liée au degré de stress ou de fatigue accumulés. Il y a plusieurs années, j’en ai été affectée au point de consulter pour en connaître la cause et tenter de trouver des solutions à ces inconforts. Peu d’alternatives se sont offertes et sans y prendre garde ils se sont accentués au fil du temps au point de devenir parfois insupportables.

 

Il n’y a pas de cause véritable associé à ces sensations auditives. On invoque entre autre un trouble de l'audition, l'exposition au bruit ou à la musique de haut volume, un antécédent de traumatisme crânien, un syndrome dépressif, le début de surdité ou enfin un niveau de stress élevé. Quoique je sois plus calme dans mes pensées et plus présente à ma vie, les acouphènes me visitent régulièrement surtout lorsque je gère un agenda plutôt serré ou que je manque de sommeil. Afin d’amoindrir ce désagrément j’explore diverses avenues holistiques qui comprennent entre autre l’acceptation de ces voix intérieures, l’assouplissement de mes rigidités mentales, l’ouverture et l’écoute de mes sentiments profonds et bien sur la compréhension du lien causal avec mes schémas de pensée. On mentionne que l’acupuncture et l’homéopathie donnent quelquefois de bons résultats. Cependant, la méditation quotidienne contribue en grande partie à un apaisement auditif partiel tout en participant activement à l’exploration mentale et sensitive de ces inconforts.

 

Pour moi, il est clair que ce malaise s’associe à un refus d’entendre quelque chose qui a besoin de s’exprimer dans ma vie. Il le crie tellement fort dans mes oreilles, qu’il capte toute mon attention. Clairement. Instantanément. Pleinement. Je sais aussi que l’on peut s’en défaire, car il y a eu une accalmie sur une période d’environ 5 ans sans que j’en ressente la présence constante. Serait-ce dû au fait de changer d’emploi, de faire plus d’entraînement, de mieux gérer mon état de stress, de changer ma nourriture ou d’être à l’écoute de ma voix profonde. Quoiqu’il en soit ils se sont éteints comme par enchantement ? Subséquemment, tous les espoirs sont permis…

 

Actuellement, afin d’améliorer mon confort auditif je porte mon attention sur l’extérieur : le vent qui souffle à ma fenêtre, l’eau qui ruisselle dans la gouttière, le passage des voitures, ou lorsqu’il n’y a rien qui bouge – en pleine nuit – je dirige ma concentration vers ma respiration sonore (Ujjayi). De ce fait, en prenant conscience de ce qui est, en acceptant et aimant de plus en plus qui je suis, en me laissant guider vers mon accomplissement je m’oriente doucement, sereinement et… patiemment vers cet oasis de paix et de silence intérieur. Véritable. Que le silence s’installe !

 

Carole Hamelin

« Il est des hommes dont l’oreille, toute saine qu’elle soit, ne distingue pas les sons d’avec les bruits. » Paul Valérie

 

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Mai 2014

L’autre main...

 

Dans mes cours de pleine conscience, j’invite les gens à expérimenter un exercice différent à chaque semaine afin de se rappeler d’être présent, de porter attention à chaque  instant. Certains de ces entraînements me ramènent à ma respiration, comme celui en voiture, lorsqu’il y a un panneau ARRÊT ou un feu rouge, je prends conscience que je m’arrête et je RESPIRE… Il y a quelques temps l’apprentissage de la semaine consistait à utiliser sa main non dominante pour exécuter des petits gestes quotidiens tel que se brosser les dents, débarrer une porte, prendre sa tasse de café, se laver, manger, etc. Une étudiante a voulu explorer plus loin cette démarche : celle d’écrire tous les jours avec… l’autre main.

 

Rédigés dans un cahier, elle m’a gentiment offert d’en lire les textes. Il s’est avéré fort intéressant et impressionnant d’entrer dans l’intériorité de cette expérience corporelle, couchée sur papier. Bien que cette personne soit gauchère l’expérience de la main droite s’est révélé une combinaison de découvertes, de questionnements, de prise de conscience du corps tout entier et qui plus est d’une thérapie cognitive. Astreinte à cette activité durant une à deux heures par jour, elle dévoile au fil de ses remarques des sensations aussi subtiles que la tension dans la main opposée qui voudrait bien prendre la relève. Prends note des émotions d’impuissance à établir des lettres bien formées ou d’impatience face à ce défi quelque peu orthodoxe. Se questionnant sur cette nouvelle façon de faire et son impact physiologique sur le cerveau, et observant ses divers états d’esprit quelques peu fluctuants de jour en jour, elle arrive à une nette amélioration en à peine quatre jours. Elle s’enhardi, s’encourage et se félicite de sa persévérance. Je lui crie bravo pour cet exploit ! Car je l’avoue, je n’ai pas ce courage, cette ténacité.

 

Quoique cela nécessite une attention de tous les instants, écrire de l’autre main nous ramène à l’époque où l’on a appris à écrire.  C’est dire que notre main non dominante n’a que cinq ou six ans d’âge et qu’il faut lui prêter tout le temps nécessaire à ce nouvel apprentissage. En conséquence, il est tout à fait normal qu’elle ne puisse fonctionner comme son opposée, d’autant plus qu’elle développera au fil de la pratique sa propre personnalité, son style et sa dextérité. D’ailleurs, comme elle le mentionne il y a une nette divergence dans la calligraphie générale – quoique ressemblante à certains égards – et qu’il serait inconvenable de vouloir tenter d’imiter la dominante. Puisque la nouvelle n’aura jamais autant d’ancienneté, ni d’expérience. Au fil des ans nos écritures s’ajusteront ou se forgeront selon nos humeurs et nos expériences de vie. Bien qu’il faille tout de même reconnaître les capacités de chacune. Leur potentiel exploitable. Leur identité distincte.

 

J’ai ressenti à travers ses écrits que de s’être livrée aussi minutieusement à cet exercice lui a ouvert la porte sur une profonde écoute d’elle-même. Sa capacité d’aller au-delà de sa zone de confort. L’acceptation de ses petits travers et l’humilité de les partager. Sa détermination et sa patience à atteindre une belle écriture. Son aptitude à être pleinement présente tout au long de cette pratique. Nécessairement. Infailliblement. Le but recherché n’étant pas d’apprendre à écrire mais bien de se connecter avec les sensations de l’instant présent en faisant une activité quelconque.

 

Quelle belle initiative pour tester sa créativité, engendrer un nouveau défi, augmenter son estime personnelle, trouver un exutoire à son mal être existentiel ou tout simplement afin de mieux se connaître. Faites-en l’expérience vous m’en donnerez des nouvelles. Merci de m’avoir partagé ce beau récit, chère amie. Je suis touchée! Émue! Emballée!

 

Carole Hamelin

« On ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne. » Émile-Michel Cioran

 

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Avril 2014

Rien prendre de personnel.

 

Nous sommes toujours prêts à faire porter le chapeau de la culpabilité, à déprécier, dénigrer ou tout simplement à blâmer les autres suite à une action posée par quelqu’un, une parole exprimée sur notre compte ou lors de l’aboutissement d’une situation malencontreuse. Notre passé judéo-chrétien nous convoque facilement dans cet état de faute, utilisant l’idée d’infraction, de transgression, de violation dans le but d'offrir une sentence gratuite sur ce qui est. Et, le plus souvent, cela ne nous concerne ou ne nous appartient même pas. Dans Les quatre accords Toltèques, Don Miguel Ruiz, décrit bien ce deuxième accord impliquant que peu importe ce qui arrive, se dise ou se passe on ne doit jamais rien prendre de personnel.

 

Ce que les autres pensent, disent ou font, que se soit ou non en rapport avec nous, ne sont que des projections de leur propre réalité. Ne pas y réagir nous installe dans une zone d’évitement où l’on s’épargne bien des souffrances inutiles. Au contraire, trop se prendre au sérieux, se donner de l’importance nous engage dans une responsabilité immense face aux actions et aux pensées d’autrui. Chacun est responsable de sa propre vie et des ses schémas internes. Même lorsque vous vous faites insulter, cela n’a rien à voir avec vous personnellement. Il faut savoir se détacher du jugement des autres, ne pas se sentir offensé ou coupable de ce qu’ils peuvent faire ou dire et surtout ne pas chercher à avoir raison ou à leur donner tort. Leurs opinions ne sont que le reflet de leur monde intérieur. Un miroir de leurs croyances.

 

En fait, on pourrait dire que : « peu importe ce que vous pensez de moi, je ne le prends pas personnel ». En ce sens, j’ai vécu une expérience où j’ai pu mettre en pratique ce bel accord. Ayant demandé un livre, qui n’est pas disponible au Québec, il me fut prêté par la librairie de Vancouver. Après l’avoir lu, je le rapporte à ma bibliothèque municipale en bonne et dû forme. Quelques heures plus tard, prenant les messages sur ma boîte vocale, la préposée au comptoir de prêt me fait savoir, d’une façon très accusatrice et sévère que le bouquin que j’ai rapporté a été endommagé par l’eau, qu’il est inacceptable de le retourner dans cette condition et que je dois les contacter pour régler cette situation.

 

Normalement, j’aurais pris cette accusation personnelle et je me serais mise dans tous mes états en affirmant que ce n’est pas moi qui ai abîmé ce livre, que cette dame m’incrimine sans avoir de preuve, sans connaître les faits. Elle porte une accusation irréfléchie et qui plus est…  se trouve totalement dans l’erreur. Mais à l’inverse, sachant qu’il y avait méprise sur le sujet, je me suis surprise à écouter le message sans aucune opinion, allant même jusqu’à sourire de cette intervention – car en fait j’aurais bien aimé garder ce livre, alors peut-être me proposeront-il de l’acheter. Que d’émotions négatives, de scénarios fictifs, de stress et de désagréments me suis-je épargnés; le fait d’avoir éviter de prendre cela comme une affaire personnelle m’a permis de diminuer l’impact de ce verdict sur ma vie et d’en annuler les effets. Avait-elle tort ou raison, peu m’importe ? Je savais qu’il adviendrait une issue heureuse.

 

Depuis, cette leçon m’aide à garder une certaine distance avec ce que les gens peuvent penser, dire ou faire de ma présence, en évitant bien sur de faire des suppositions à leur sujet. Ça, c’est un autre accord. Ah ! J’oubliais. Un autre message de la préposée suivait plus loin, mentionnant qu’elle était désolée de m’avoir soupçonné, puisque le délit venait de Vancouver et qu’elle m’offrait d’extensionner le délai de remise. Quel bonheur !

 

Carole Hamelin

« Tout ne tient son existence que par l'importance que tu lui accordes. » Olivier Lockert

 

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Mars 2014

L’instant présent.

 

Toujours en train de faire, penser, avoir ou vouloir quelque chose. Qu’il est difficile de prendre quelques minutes, de respirer un peu, de tenter de s’observer ou même de ne rien faire de temps à autre. Il nous semble que notre temps est compté, que nous n’en avons jamais assez et que si on ne le rentabilise pas, il s'enfuira tout à fait et nous aurons l’impression de l’avoir perdu. Comment peut-on perdre du temps puisqu’il est toujours là, il ne peut s'envoler puisqu’il n’existe pas vraiment. Parfois à trop courir après son temps, il nous échappe totalement. Ce précieux temps. Il est toujours ici, maintenant. On l'appelle l’instant présent.

 

Vivre dans l’instant initie une nouvelle façon d’exister, de donner un autre sens à sa vie. C’est choisir de s’arrêter d’agir pour simplement se sentir vivant. Prendre le temps de ressentir que nous existons vraiment, dans le confort ou l’inconfort sans juger, ni critiquer. C’est laisser de côté le passé, souvent source de tourments, puisqu’il n’existe plus et faire fi du futur que l’on appréhende ou imagine, s’en y être encore arrivé. La pratique de la pleine conscience n’est pas une activité de plus à ajouter à sa journée. Il devient un état d’esprit, une attitude de l’être, une conscience du corps pour traverser le quotidien. Installé comme un abri, un refuge toujours disponible, où nous pouvons sans cesse revenir pour nous ressourcer.

 

À travers l’état de pleine conscience nous retrouvons la pratique de la méditation qui nous entraîne à habiter totalement l’instant présent et qui permet d’ouvrir la porte de notre esprit à tout ce qui est là. Cet acte d’acceptation, passe par le renoncement, la libération d’un état mental qui nous installe dans une forme de contrôle. Ceci afin de nous éloigner de nos ancrages intérieurs : ruminations, réflexions, incertitudes et anticipations. Il faut renoncer à évaluer ce qui est bien ou mal, réussi ou raté, beau ou laid, pour observer et permettre à ce qui est là, d’être tout à fait là. Aussi, abandonner l’idée d’obtenir quelque chose de précis, un résultat attendu, pour plutôt se rendre présent à ce qui se passe ici, dans l’instant. D’abdiquer à choisir ce qui est agréable ou ce qui fait notre affaire, ce qui me convient, pour simplement tout accueillir. Quel qu’il soit. Comme se soit.

 

Nous avons certes besoin du passé et du futur, besoins de souvenirs et de projets. Mais nous avons surtout besoin du présent, ce beau cadeau de l’existence. Fragile, instable, vulnérable, qui disparaît lorsque nous sommes trop affairés, c’est pourquoi il faut lui donner de l’espace pour exister. Revenir le plus souvent possible à soi, à ses sensations, émotions, désirs, insatisfactions pour ressentir à travers tout son corps le passage de la vie, du temps... Traverser cet instant, moment après moment sans parler, juste écouter. Éprouver, percevoir, se connecter. Être là. Présent. Complètement.

 

La conscience de l’instant nous apprend que l’expérience est plus importante que le savoir : donc, il faut pratiquer. Le concept de la bicyclette est intéressant pourtant c’est la pratique qui nous apporte des bienfaits. Le concept de nourriture est agréable toutefois c’est l’action de manger qui nourri le corps. Il en va de même avec la pratique de l’instant présent. Rien de plus simple que l’expérience : il suffit juste de s’arrêter, d’écouter, de ressentir et d’éprouver. Faites-le maintenant. Arrêter de lire, fermez les yeux et vivez le moment présent pendant une minute. Personne ne peut le faire à votre place. Rien ne remplace la pratique de l’arrêt. Dans l’instant présent. Allez, prenez quelques secondes. Fermez les yeux. Respirez. Observez.

 

Carole Hamelin

« La pleine conscience consiste à intensifier sa présence à l'instant, à s'immobiliser pour s'en imprégner, au lieu de s'en échapper ou de vouloir le modifier, par l'acte ou la pensée. »  Christophe André

 

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Février 2014

Les Bontés Divines !!!

 

De plus en plus présents les réseaux sociaux nous facilitent la tâche pour rester en contact avec nos proches, plus ou moins éloignées. Pour retrouver nos amis depuis longtemps perdus de vue. Nous risquons dès lors d’être soumis à plusieurs types de messages dont certains peuvent nous instruire intelligemment tandis que d’autres… n’en parlons même pas. Cependant, il se trouve qu’un message se dévoile comme étant un trésor. Une richesse insoupçonnée. Un baume pour l’âme. Récemment, j’ai été mise en contact avec un réseau privé de personnes nous invitant à … « voir le beau, apprécier le bon et faire le bien. » Avez-vous déjà entendu parler des Bontés Divines ?

 

Fondé en 2004, par Christine Michaud et une dizaine de ses amies, ces femmes de cœur se rencontrent mensuellement « pour échanger sur des sujets inspirants afin de nourrir leur vie intérieure et développer un élan naturel pour faire le bien autour d’elles.¹ » Depuis 10 ans le groupe s’est agrandi, a fait des petits et compte maintenant plusieurs chapitres dans différentes régions du Québec et ailleurs dans le monde. Un réseau social de bonté !

 

Invitée par une amie à assister à une réunion à Laval, j’ai été éblouie par la spontanéité de la présentation ainsi que par la grande générosité des organisatrices et participant(e)s. Axé principalement sur le développement positif chacun de ces rassemblements se veut une pause dans notre quotidien afin de se connecter à son intérieur et de mettre en valeur la beauté, la joie, le bonheur, la bonté et l’amour qui nous habitent. Sous forme de mini-conférence, des invité(e)s dévoilent leur cheminement et aboutissement, partagent ou témoignent de leur vécu et nous invitent à déployer notre potentiel. À explorer notre spiritualité. À ouvrir notre cœur vers d’autres facettes de notre être. Partageant des idées créatives et des enseignements de vie, jumelant une méditation et des exercices de détente, dévoilant des présents plus que généreux, ces rendez-vous inspirent un souffle de fraîcheur, une accalmie dans la course effrénée de la vie. Une halte pour se ressourcer. Copieusement. Fréquemment.

 

J’ai le grand honneur d’être invitée aux Bontés Divines de Laval afin d’ouvrir leur prochaine séance avec une méditation de Pleine Conscience. Une belle opportunité de diffuser cette nouvelle approche afin d’aider les gens à réduire leur stress et leur souffrance morale. Ainsi pouvoir s’approcher plus près du bonheur, de la joie et de la santé. Si le goût vous prend de « voir le beau, apprécier le bon et faire le bien » venez faire des rencontres – en personne – de gens œuvrant dans le milieu du mieux-être. Vous pourrez connecter à cette chaîne de bonté et attirer la paix et l’amour dans votre vie. Soyez en présence d’une source d’énergie puissante pouvant vous guider sur la route de votre croissance personnelle. Je vous invite donc à visiter le site Internet des Bontés Divines ou de vous y connecter par l’intermédiaire de Facebook. Merci les Bontés pour cette invitation !

 

En ce mois de l'amour, je vous souhaite le cadeau de vous aimer assez fort pour oser franchir l'espace qui vous sépare du bonheur véritable. Quant aux réseaux sociaux, on ne peut totalement y échapper mais nous pouvons toujours décider ce qui alimentera notre esprit afin de mettre du beau, du bon et du bien autour de nous. Une seule pensée – positive ou négative – peut influencer tout le cours de notre journée… ou de notre vie. À nous de choisir ! Consciemment…

 

¹Extrait de : Les Billets Douceur, Christine Michaud, Le Dauphin Blanc, 2013

 Photo : Les Bontés Divines, illustration version d'hiver : Diane Lajoie

 

Carole Hamelin

« Courir après le bonheur, c’est l’exercice de toute une vie. Il n’est jamais trop tard pour être ce que tu aurais voulu être. Arrête de courir, il est temps d’être heureux, maintenant. » Auteur inconnu

 

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Janvier 2014

Antidote au stress.

 

Il y a quelques temps j’étais avec une amie au resto et nous discutions de présence. Présence à soi lorsque nous effectuons une tâche. Elle me disait que lorsqu’elle était chez elle en congé, par exemple, elle se revoit souvent en train de travailler au magasin et qu’elle ne se repose pas vraiment. Que son attention en général n’est pas toujours adéquate, car sa pensée part fréquemment en tous sens, et que parfois sa mémoire devient défaillante. Surtout la nuit, elle n’arrête pas de vendre du mobilier. Ce qui fait qu’elle s’épuise, que son corps est en surcharge de stress et que son système nerveux étire l’élastique au maximum de sa tension. Quels sont les effets nocifs de cette surcharge et pouvons-nous en limiter les dommages en installant un antidote au stress ?

 

Nous observons que peu importe les situations que nous vivons, le stress est de plus en plus présent dans notre vie. Selon certains, il provient principalement de la pression du temps, de la surcharge de travail et des relations émotionnelles. En fait, peu importe d’où il vient, c’est la force que produit cette tension sur le corps qui s’avère nuisible; qu’elle soit banale ou occasionnelle (conduire la nuit, sortir seul, parler en public) ou sévère en d’autres circonstances (travail, deuils, déménagement, séparation). Le stress n’est pas néfaste en soi, il est d’ailleurs essentiel à la survie humaine, car il répond à un réflexe normal du corps suite à une demande d’action (combat) et de réaction (fuite). Lorsque les conditions déclenchantes se résorbent, les hormones de stress – adrénaline et cortisol – se  stabilisent. Les systèmes corporels reprennent leurs fonctions normales. Cependant, en cas de conditions qui perdurent l’état de stress pourrait mener à l’épuisement complet de l’organisme.

 

De là, il faut savoir comment éliminer une partie des effets, afin d’en réduire les impacts sur notre corps, notre cerveau, la mémoire, nos émotions. Premièrement, savoir écouter son corps et reconnaître les signes annonçant une réaction de stress (respiration ou rythme cardiaque accélérés, sudation ou estomac noué, douleurs physiques, pression crânienne, étourdissements, etc.). Immédiatement, prendre du recul afin d’identifier la source du problème. Ensuite, concevoir une solution à court terme pour mettre en perspective l’élément stresseur et éviter une surdose. Établir ses priorités. Garder du temps pour soi, afin de méditer, se recentrer, établir un dialogue intérieur positif. Développer une autodiscipline tout en acceptant que ce ne soit pas parfait. Et, surtout apprendre comment améliorer, par de petits gestes simples, notre mieux-être au quotidien. Simplement. Facilement. Adéquatement.

 

La respiration du cœur s’avère être un de ces gestes aisé, prompt, avantageux, sans prédisposition qui donne des résultats instantanés, surprenants et de longue durée. Nul besoin d’être retiré en silence ou de méditer pour y arriver. Seulement trois étapes essentielles à retenir :

- S’arrêter de jongler avec le passé ou le futur pour être totalement présent à soi.

- Respirer profondément à travers son cœur durant 5 minutes (6 respirations/minute).

- Observer le souvenir, l’émotion d’un instant de bonheur, de gratitude ou d’amour.

Alors, chère amie et vous qui lisez ce texte je vous invite à consulter mes ressources littéraires en ligne afin d’en connaître davantage sur l'instigateur de cette méthode le  Dr David Servan-Schreiber. Prenez un moment pour vivre la cohérence du cœur, cela ne peut que vous apporter des bénéfices à long terme, contre l’état de stress.

 

Pour en faire l'exercice voici la vidéo idéale : LA COHÉRENCE CARDIAQUE 

Source : soyezheureux.com

 

Carole Hamelin

« Ce qui est à l’origine du stress, ce n’est pas la situation dans laquelle on se trouve, mais bien les pensées qui y sont rattachées. » Carole Hamelin

 

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Décembre 2013

Apprivoiser ce félin…

 

Vous ai-je entretenu récemment de mon nouveau compagnon ? Depuis un an déjà que nous nous sommes rencontrés, il s’est finalement installé dans ma vie… pour y rester. Abandonné et laissé pour compte il a développé un instinct sauvage de survie jumelé d’une méfiance envers les hommes. Plutôt indépendant ce ne fut pas de tout repos de l’accoutumer afin de lui permettre de reprendre confiance avec le genre humain. Vous l’aurez deviné il s’agit d’un bon gros matou qui a fini par élire domicile chez moi et me choisir pour maîtresse. Il a eu le don de se faire aimer... et apprivoiser ce félin.

 

Au début, je déposais de la nourriture au bout du balcon pour l’attirer sans toutefois être capable de l’approcher. Cela a pris au moins trois semaines pour qu’il se décide à venir près de la porte. À quelques reprises j’ai pu lui flatter le dessus de la tête quelques secondes mais il repartait en courant se cacher derrière les buissons. Par une soirée particulièrement froide de février il fut intrépide et entra se coucher sur la carpette pour y a passé toute la nuit… avec petit-déjeuner servi. Dans les semaines qui suivirent ce chat solitaire commença à donner des signes d’affection et à ronronner en se frottant sur mes jambes. Parfois, pourvu des ses énormes griffes, il me gratifiait de plusieurs coups lorsque je parcourais sa fourrure ou j’osais un mouvement rapide près de lui. J’en garde encore quelques cicatrices.

 

Mâle dominant, il fit de ma cour son espace privilégié d’où il déclara quelques batailles en règles avec les intrus de son espèce. Patte mordue, queue cassée, museau écorché, poils arrachés, la castration devint rapidement la solution. Depuis les mois d’été passèrent dans une douce accalmie. Passant la majeure partie de son temps à l’extérieur, je lui ai installé une niche sous le balcon pour le garder au sec et en sécurité lors de mes absences prolongées. La tendresse, la persévérance et l’assiduité aidant, ce chat errant m’a enfin adopté. Il est devenu affectueux, enjoué, confiant au point même de se faire prendre et de se laisser brosser… sur le ventre!!! Et de rentrer toutes les nuits, pour récupérer. Par temps glacial, il apprécie maintenant ma chaumière pour se réchauffer, durant la journée. Plutôt pantouflard, il devint un assidu à mes soirées cinéma où il s’infiltra en sourdine pour s’installer avec moi, sur mon fauteuil. Dès lors, il s'est transformé en vrai Pasha, d’où le nom qu’il arbore maintenant.

 

Il nous arrive toujours des situations qui nous permettent de cheminer et d’apprendre sur soi. Tel un grand maître, Pasha a mis à l’épreuve ma patience et mon indulgence suite aux pistes de pattes mouillées sur le plancher, aux touffes de poils accrochées à la carpette et aux traces de griffes sur le mobilier. Il m’a inculqué une bonne dose de tolérance face à ses comportements agressifs et son caractère soupçonneux. Cependant, il a ajouté une bonne portion de douceur, de joie, de tendresse, de réconfort dont mon cœur avait grandement besoin. S’apprivoiser mutuellement a créé un attachement affectueux qui me porte à être reconnaissante de sa présence puisqu’il m’instruit chaque jour par son accueil, sa chaleur, sa jovialité, sa patience, son regard, son sommeil, sa constance et son rituel. La vie opère de diverses façons pour nous inculquer des leçons. Merci mon Pasha!

 

En ce temps de l’année où certains vont fêter, la compagnie d’un animal familier remplit la maison de joie et de vivacité. Mais, pour d’autres, moins enclin à la fête leur présence pourra faire toute la différence dans leur vie. Juste par sa présence il sait éveiller à la sagesse et apaiser les maux du cœur. Quant à vos petites bêtes, elles ont de l’amour démesuré à livrer peu importe la saison du calendrier. Je vous souhaite tout l’amour que vous méritez, entourés de ceux que vous aimez… à deux jambes ou à quatre pattes. Que mes meilleurs vœux de santé, de joie, de bonheur et de prospérité vous accompagnent. Tout au long de l’année.

 

Carole Hamelin

« Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave. » Théophile Gautier

 

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ETOUR EN HAUT

Novembre 2013

L’amour transforme !

 

Quel chemin périlleux que la recherche de soi. Pourquoi suis-je ici ? Quelle est ma mission ?  Pourquoi ne suis-je pas heureuse ? Où est passée ma joie de vivre ? Que de questionnements. Que de leçons à comprendre, à retenir, que d’expériences à vivre et à interpréter. Que d’émotions à exprimer ou réprimer, que de miroirs à regarder et de messagers à étudier. Bref, parmi les multiples choix proposés il se révèle qu’une seule et même réponse revienne à tout coup: l’amour… surtout l’amour de soi. Voilà la clé ouvrant la porte sur toutes ces interrogations. D’ailleurs n’est-il pas dit que l'amour guérit, donc que l’amour transforme ?

 

Depuis un an, plusieurs de changements se sont produits. Suite à la décision de me choisir, de dire OUI à moi-même, l’Univers s’est chargé de m’indiquer la route et de m’offrir l’occasion de choisir en fonctions de mes besoins et de mes vraies valeurs afin de cheminer plus profondément vers mon être intérieur. J’ai fortement évolué et mûri à travers ces leçons d’acceptation, de renoncement, de pardon et de reconnaissance de soi. J’ai dû laisser tomber le voile de la performance et de la réussite et j’ai renoncé à l’image de la victime ou de la rescapée.

 

À travers certaines étapes de mon existence je me suis perdue de vue, j’ai oublié la petite fille en moi avec ses rêves, ses désirs, ses aspirations et sa soif d’amour. N’était-il pas temps d’écouter ma voix intérieure pour entrevoir ce qui s’y cachait ? Car, se nourrir longtemps d’obligations et d’illusions engage parfois un frein au déploiement et à la réalisation de soi. Une rupture d’avec ce moi matériel et l’image que je projetais – afin d’avoir ou de garder l’amour des miens – est venu confirmer que ma quête d’amour se devait d’être dirigée vers mon être intérieur. Au lieu d’aller quémander à l’extérieur. J’en suis maintenant rendue à l’étape de l’accomplissement. Finalement.

 

Savoir se reconnaître, s’aimer assez pour se dire oui, s’autoriser à dire non aux autres, sans culpabilité, c’est se permettre d’être soi-même sans faux fuyants. De s’écouter, s’estimer à sa juste valeur et s’accepter telle que nous sommes, c’est cela l’apanage de l’amour. Cette transformation intérieure ne peut avoir lieu sans amour inconditionnel de soi-même. Ainsi, plus je m’aime, je m’accepte et m’autorise à être, plus je me transforme pour dévoiler une toute nouvelle individualité. Une nouvelle lumière s’est installée. Avec ce nouveau rayonnement des opportunités se présentes, des rencontres se profilent, des rapprochements se créent, des connexions s’installent, et tout sur mon passage semble s’illuminer. S’améliorer. Se convertir.

 

Dans le concret, de belles avenues se sont ouvertes pour favoriser l’intégration d’une nouvelle approche énergétique et entreprendre cette prise de conscience de l’instant, avec la méditation. Depuis, une paix intérieure remplie de douceur s’est installée, le bonheur et la joie m’habitent à nouveau, mon cœur, mon corps, mon âme se sont guéris, pour ainsi conclure une longue quête, amorcée il y a plus de quarante ans. Celle de trouver l’âme sœur, le partenaire idéal, la moitié de mon être pouvant m’offrir, me donner l’AMOUR auquel j’aspire tant. Maintenant je sais qu’il n’existe qu’au travers mes yeux, ce reflet de mon âme, puisque j’ai enfin trouvé cet amour longtemps cherché. Un amour inconditionnel accueillant l’être que je suis. Je souhaite à chacun(e) de trouver l’amour de soi, le voir fleurir dans les méandres et les difficultés de la vie. Car comme la fleur de lotus, il ne peut que grandir, se développer et s’épanouir dans la boue.

 

Carole Hamelin

« La souffrance naît quand nous attendons que les autres nous aiment comme nous l’imaginons, et non comme l’amour doit se manifester. » Paulo Coelho

 

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Octobre 2013

Ondes vibratoires.

 

Un caillou jeté à l’eau dessine des ronds concentriques jusque sur la rive; de même en est-il des sons que l’on émet. Pensées, paroles, rires ou chants, quoique ce soit que nous exprimons laisse des traces fidèles de leurs émissions tout autour de nous et particulièrement en notre intérieur. Voyageant jusqu’à trouver un récepteur qui, plus souvent qu’autrement, s’avère être nous-mêmes les sons nous enveloppent, nous pénètrent, nous transforment. Notre corps, dans son intelligence vivante, vibre à chaque instant de toutes ses cellules et se met naturellement au diapason des notes jouées, entendus, émises dans notre vie. Ainsi progressent les ondes vibratoires.

  

Einstein disait que la réalité est une concentration d’ondes de forme et que la matière n’est que du son cristallisé. La vibration sonore peut donc se transmettre à la matière en lui imprimant des sensations, des émotions, des impressions qui peuvent se traduire en bien-être ou mal-être chez les individus. Il vous est certainement arrivé d’entrer dans une pièce et de ressentir une lourdeur, un malaise, une perception bizarre, sans savoir pourquoi. Les lieux ont absorbés avec le temps ou le passage des gens des vibrations négatives qui se sont cristallisées et que vous venez d’observer. De reconnaître. D’identifier. Le taux vibratoire de la pièce étant de basse fréquence, il suffit d’en élever les vibrations, par un mécanisme sonore de préférence, afin d’améliorer l’ambiance, la qualité sensorielle et la vie des occupants.

 

Il en va de même avec notre personne. En favorisant l’augmentation de notre taux vibratoire, nous autorisons toutes nos cellules à vibrer sur une plus haute fréquence pour ainsi enclencher le processus d’auto-guérison du corps. Une sensation de mieux-être se fait souvent sentir suite à une harmonisation des cellules. Diverses émotions peuvent jaillir en nous pendant l’émission de ces fréquences pour favoriser la libération des mémoires ensachées dans nos gènes. Il y a plusieurs façons d’élever notre rythme vibratoire : contempler la nature, prier, méditer, être au service, ou encore en émettant des ondes sonores tel que pleurer, lire à haute voix, émettre des sons, chanter, rire. Ces dernières apportent, par leurs expressions vocales, des bienfaits presque instantanés. Les sons qu’émettent nos cordes vocales sont en étroites relations avec les mécanismes d’auto régulation du cœur et de la respiration. Lorsque les sonorités sont de nature positive et joyeuse tous nos systèmes se détendent et s’installent dans un état de régénérescence.

 

Plus souvent nous faisons ce genre d’exercice consciemment, plus notre énergie s’élève, plus nous sommes détendus et plus nous nous sentons légers – dans la tête, dans le cœur et dans le corps. Depuis plusieurs années, j’assiste régulièrement à des soirées de chants vibratoires afin d’élever mon énergie. Cela favorise entre autre, une détente physique, une clarté mentale, une connexion spirituelle, une meilleure santé globale. Moi, qui me suis fait dire à l’âge de sept ans de ne bouger que les lèvres lorsque nous chantions en classe, je n’ai plus jamais chanté ou même fredonné un air quelconque de ma vie. Au début, n’étant que spectatrice, je me suis prise d’affection pour cette activité. Seulement de recevoir, d’accueillir les sonorités me comblait de joie. Incorporant lentement quelques harmonies j’ai commencé à percevoir le bien-être intérieur que cela me procurait. Maintenant, chanter m’anime, m’inspire, me vitalise au maximum à chaque occasion. Choisissons des sons, des paroles, des chants qui nous font du bien afin d’élever notre rythme vibratoire et aider notre être à s’unifier, à se transmuter, à s’auto-guérir. 

 

Carole Hamelin

« Élever son rythme vibratoire, cela signifie permettre que l’énergie circule à son rythme naturel, qu’il y ait une décontraction, donc une sensation d’être plus uni avec toutes les formes de vie autour de vous. » Pierre Lessard

 

VISIONNEZ : NOS PENSÉES ET NOS ÉMOTIONS AFFECTENT L'EAU : M. Masaru EMOTO a réalisé des photographies de cristaux d'eau distillée congelée en laboratoire. Il a constaté que l'eau absorbe de l'information (y compris des émotions). En tenant compte du fait que notre corps est essentiellement composé d'eau, on comprend mieux pourquoi 95% de toutes nos maladies sont causées par nos pensées et nos paroles.

Source : www.lemondemeilleur.com

 

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Septembre 2013

L’impermanence des saisons.

 

Dès qu’un petit vent frisquet s’installe, que tomates, pommes et feuilles rougissent, que les étoiles s’allument plus tôt, nous remarquons l’avancée discrète de l’automne, à pas de loup. Chaque saison apporte son lot d’émerveillements, de transformations, d’ajustements aussi, même lorsque nous savons à quoi nous attendre, d’année en année.  Avec encore un soleil rempli de chaleur et des nuits fraîches pour le sommeil, cette saison sonne pour certains le début des vacances, mais pour d’autres elle annonce le retour aux habitudes. Malgré ce cycle constant du changement annuel rien n’est plus véridique, constant que l’impermanence des saisons.

 

Avec cette reprise de la routine, il s’avère souvent que les seuls refrains entendus soient les aspects redondants de la rentrée. Pourtant… Rien n’est identique à l’an passé. Regardez, écoutez, respirez et observez cet air de changement qu’apporte ce troisième quart d’année. Être attentif à ce renouvellement ne fait qu’ouvrir plus grands nos yeux et nos oreilles à cette symphonie préparatoire à la migration, à ce requiem de la maturité des récoltes. Réfléchir sur le sujet, m'a conduite à la conclusion que rien, absolument rien n’est permanent sauf… évidemment le changement. Souvent subtil, il nous apparaît alors comme une réplique parfaite de ce que l’on a déjà connu, pourtant dans les détails dûment observés presque tout a changé de place, de forme, d’identité, de sens.

 

Regardons notre corps… À chaque seconde nous changeons sans même nous en apercevoir. Par contre, sur une période de trente ans, cela est plus apparent. Observons les animaux… Quoi de plus routinier pour survivre que la quête de nourriture. Chaque jour se lève sur un même horizon et ce qui se présente à eux pourra faire la différence entre vivre ou mourir. Tout devient alors une question d’adaptabilité aux changements incessants pour eux. Le fait d’en convenir pour nous amène à mieux nous ajuster. En souplesse et en harmonie. En toutes circonstances. Et, pour l’observateur qui a appris, compris, mûri cet état de fait, de par sa conscience du moment, pourra réagir diligemment à ce qui se présente.

 

Prendre conscience du principe d’impermanence nous initie à la précarité des choses et des gens. Il nous invite à l’observation des diverses facettes saisonnières de la nature. Naître, croître, fleurir, s’épanouir, se flétrir. Des différentes étapes de la vie. De cette impermanence de la vie elle-même. Chez l’enfant, l’adolescent, l’adulte, l’aîné. Quatre saisons toutes aussi colorées, vibrantes, intéressantes que variées. L’impermanence nous encourage à apprécier, valoriser, jouir de ce qui nous entoure et nous convie à mieux gérer les situations courantes. Il favorise l’ouverture afin d’accepter plus facilement ce que l’on ne peut changer – pour le moment – car nous admettons que tout fini par passer.

 

Dans chaque action de la rentrée, de la routine, du rituel quotidien, de ce que nous prenons pour acquis, sachons reconnaître notre propre impermanence à travers eux et accordons-nous le loisir de profiter de chaque instant, car il ne reviendra pas. Le bouddhisme explique clairement que l’insatisfaction surgit dans notre cœur parce que nous oublions ce principe, et nous pensons que ce que nous possédons durera toujours. Profitons maintenant de tout ce qui nous est donné de vivre, maintenant, avant qu’il ne change. Qu’il ne soit trop tard.

 

Carole Hamelin

« Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d'amour et d'espoir. » Marc Chagall

 

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Août 2013

Façonner mon intérieur...

 

Suite aux rénovations résidentielles printanières, à l’aménagement paysager estival, au nettoyage saisonnier du jardin, la saison automnale passera bientôt le flambeau au développement intérieur. Une modification. Une transformation. Que manque-t-il à notre vie pour être plus heureux (se) ? Vers quoi se tourner pour améliorer son besoin de sens ou de plénitude ? Et, une fois ce petit bijou découvert comblera-t-il cette constante recherche du bonheur ? Pour ma part, bien qu'œuvrant dans le domaine du paraître, j’explore depuis quelques temps une nouvelle dimension me permettant de façonner mon intérieur

 

L’aménagement intérieur personnel permet d’intégrer le paraître au mieux-être. Dans l’observation de ce rapprochement, j’en suis venue à être plus attentive à mes pensées, mes paroles, mes actions me permettant ainsi d’être plus consciente du moment présent et davantage productive dans mes réalisations. D’ailleurs, des études cliniques démontrent que le bien-être intérieur est beaucoup plus disponible dans « l’ici et maintenant » que dans le « avant ou ensuite ». Qu’il est important de savourer chaque instant, moment après moment afin de profiter pleinement de tout ce qui s’offre à nous. Constamment. À profusion. Mais comment fait-on pour inclure cette pratique au quotidien ? Harmonieusement. Consciemment. Diligemment.

 

Récemment j’ai découvert l’Institut de Pleine Conscience Appliquée, affilié à l’Institut de cardiologie de Montréal, où se donne des ateliers sur la pleine conscience, animé par le Dr Robert Béliveau. Celui-ci, inspiré par les travaux et recherches du Dr Jon Kabat Zinn, instigateur scientifique de la méthode MSBR* et qui a introduit l’approche méditative de la pleine conscience à la médecine traditionnelle, nous invite à vivre l’instant présent et méditer consciemment : « Pour gérer son stress, être attentif à ses besoins, soigner ses relations, pas besoin de pilules. Intégrez une pratique simple et accessible afin d'enrichir votre vie. Méditer, ça marche. » En suivant ses ateliers de réduction du stress basée sur la méditation de pleine conscience j’en suis venue à soulager mon anxiété, à diminuer mes sautes d’humeur, à retrouver un meilleur sommeil, à calmer mon mental et à m’arrêter pour me regarder vivre, autrement.

 

Quand nous arrêtons-nous pour s’observer… respirer, manger, marcher, travailler ou conduire ? À quel point sommes-nous vraiment « conscient » de ce qui se passe dans notre vie ? Je suis la première à être souvent inattentive à ce que je fais, quand je le fais. Mais, depuis peu, je m’applique à concentrer mon attention sur les sensations qui se présentent à moi. Quoique je fasse je me ramène dans l’instant présent afin de prendre conscience de ce qui m’habite. M’entoure. Me visite. De la sensation corporelle lors d’un exercice. Du goût et de la texture d’un aliment en bouche. De la perception auditive, visuelle ou olfactive de ce qui est. De seulement « être ».

 

La vie, ce tourbillon incessant, nous accapare telle une machine dont le moteur s’approvisionne à l’infini du passé et de l’avenir, pendant que nous passons à côté du seul moment que nous ayons vraiment pour l’apprécier. L’instant présent. Ici, Maintenant. Expérimenter la pleine conscience permet de transformer notre existence, de réduire le stress, l’anxiété, la dépression, les peurs, la souffrance et de diriger sa vie vers un bien-être de plus en plus grand. Il favorise, par sa pratique constante et régulière, une meilleure autonomie personnelle. La capacité de trouver un espace de calme et de sérénité où se réfugier. Se rendre disponible. Se regarder vivre. Jouir de sa vie. Faites l’essai de la méditation de pleine conscience, c’est méditer autrement.

 

Carole Hamelin

« Notre respiration unit notre corps notre esprit, de manière que nous puissions être véritablement vivant, véritablement présent à la vie. » Thich Nhat Hanh

 

*Jon Kabat-Zinn, se définit comme un dalaï-lama scientifique ayant soutenu sa thèse de biologie moléculaire au MIT, la plus prestigieuse des universités américaines. Il a introduit l’approche méditative de la pleine conscience (Mindfullness Stress Base Reduction) à la médecine traditionnelle il y a plus de 30 ans. 

 

Robert Béliveau, médecin de famille, anime depuis 2004 au centre ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal, des ateliers de réduction du stress basée sur la méditation de pleine conscience.

 

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Juillet 2013

Lâche la corde !!!

 

L’été est de retour. Enfin les vacances ! Quoi de mieux que d’être en contact avec l’eau pour se rafraîchir, s’abreuver, s’y plonger ou s’imprégner de son énergie vivifiante. Certains l’admirent de loin et d’autres préfèrent s’en servir pour jouer. Que ce soit dans l’eau, sous l’eau ou sur l’eau la vigilance va de soi afin d’éviter la catastrophe. Et la vie parfois s’inspire du ski nautique. Lorsque tiré par le bateau tu perçois que tout va bien, ne fait rien, et laisse-toi guider. Mais, si au contraire tu te sens immergé, coincé, en train de sombrer ou de suffoquer, donne du leste, prend du recul. Pour respirer un bon coup et voir où tu es rendu :  Lâche la corde.

 

La métaphore du sport aquatique fait le parallèle entre la ténacité de vouloir à tout prix garder le contrôle en risquant de se noyer et se laisser aller, abandonner momentanément les guides, pour refaire surface et remonter à bord à nouveau. Selon Jesse Freeland, docteur en médecine de l’université de Glasgow, en Écosse : « L’idée de lâcher prise ne date pas d’hier. C’est un précepte plein de sagesse. Mais il y a souvent un gouffre entre savoir ce qu’il faut faire et passer à l’acte. En lâchant prise, l’individu se place en harmonie avec la vie et cesse de nager à contre-courant. »

 

La clé de la transformation intérieure réside notamment dans l’affirmation du « lâcher prise ». Quoique la persévérance soit un belle qualité, il faut savoir faire la différence entre notre capacité à aller plus loin et la possibilité de se noyer. L’écart peut être mince. Alors, imaginons notre skieur, mut par l’embarcation, et dont la pointe des skis entre dans l’eau. La force de ces jambes sera-t-elle adéquate pour les redresser ? Peut-être bien. Et si malgré sa détermination, il continue à se laisser tirer au point d’avoir la tête sous l’eau et ne plus pouvoir respirer ? Sera-t-il rendu au point de non retour ? On ne sait jamais. Cependant, si au bord de sombrer il lâche la corde, sa ceinture de sauvetage – voir la Vie, l’Univers, la Force  – le ramènera sain et sauf à la surface, prêt pour une autre randonnée.

 

Cette solution ultime du lâcher prise, perçue comme de la lâcheté, de l’abandon ou de la faiblesse, s’avère plutôt un synonyme d’arrêter pour mieux avancer, sauter, rebondir. Il ne faut pas tout laisser tomber; nous devons continuer à visualiser, à espérer mais sans attendre de résultats. Seul le relâchement de notre résistance nous mènera à bon port. Comme l’adage le dit si bien : « Il faut parfois toucher le fond du baril pour trouver la force de s’en sortir. » Où en sommes-nous sur nos skis ? Filons-nous à bonne vitesse ? Alors, profitons du moment en surveillant les vagues. Commençons-nous à nous enfoncer ? Persévérons, il y a toujours l’espoir de ressortir. Mais peinons-nous à garder la tête hors de l’eau ? Alors là, il est temps de laisser-aller, de lâcher la corde, de sortir de cette zone confortable de souffrance. C’est à ce moment que nous referons surface. Pour respirer, observer, apprendre à triompher de ce qui semble nous abattre.

 

Le processus du lâcher prise est un voyage en lui-même, il peut durer toute une vie. Nous devons prendre conscience de ce qui fait mal, chercher et persévérer pour trouver notre vérité, avoir le courage d’exprimer notre désir véritable et changer de chemin lorsque nous nous sommes trompés. Tous les efforts sont bons pour s’éloigner du mal-être existentiel et faire un pas dans la bonne direction. Et, nul ne peut mesurer le confort des souliers de l’autre tant qu’il n’y est pas entré lui-même. Bonne route vers la découverte de qui vous êtes vraiment !

 

Carole Hamelin

« Tout comme la chaleur naît du soleil, une vie plus heureuse prend forme lorsqu’on permet à la lumière intérieure de se répandre.» Guy Finley

 

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Juin 2013

S'exprime ou s'imprime...

 

Exprimer clairement ses émotions par la parole, l’écriture ou le geste peut paraître aisé pour certains. Mais, parfois pour d’autres, le mode d’expression ne s’enclenche pas aussi facilement qu’on le voudrait. Ce qui fait que nos pensées ne sont qu’en partie énoncées, que nous ne libérons pas toujours le fond de celles-ci. Alors, imaginez si nous ne transmettons pas ce qui nous habite, nous hante, nous tracasse à quels endroits ces émotions vont-elles se loger, se graver ou s’imprimer ? Il est maintenant prouvé qu’elles vont se loger quelque part dans le corps. À l’emplacement spécifique associé à ces non dits. Puisque, ce qui ne jamais s’exprime… s’imprime.

 

Le contenu de nos émotions et de nos sensations est géré par le cerveau émotionnel qui coordonne aussi les actions ou réactions face à un état d’urgence, une joie intense, une situation de stress, même la rencontre d’un(e) partenaire potentiel. Lors de ces conditions, il n’est certes pas toujours possible, voire favorable de se départir tout ce que l’on voudrait verbaliser, accomplir, évacuer. Subséquemment, des résidus persistent et s’accumulent au fil des ans. Qui plus est, cette partie du cerveau, où sont perçues nos émotions, vibre en accord parfait avec le cœur qui nous permet d’exprimer notre ressenti. Cependant, lorsque nous agissons avec notre tête le cœur ne peut pas l'expliquer. Ni l’exprimer. C’est pourquoi, quelles soient positives ou négatives, ces émotions mal gérées, ignorées, refoulées ou simplement incomprises se cristallisent et s’impriment dans le corps physique, où peuvent se développer des malaises récurrents ou des maladies diverses.

 

L’importance d’exprimer nos sentiments et nos émotions devient essentielle à notre survie. Elle permet au cerveau émotionnel connecté au cœur, d’activer ses mécanismes d’autoguérison et de retrouver le bien-être et la santé tant recherchés. Afin d’enrayer l’impression de maladie dans le corps, diverses approches traditionnelles et alternatives arrivent à décristaliser les émotions pour leur permettre de mieux s’exprimer. Que ce soit par la psychanalyse, la psychothérapie, l’acupuncture, la cohérence cardiaque ou les approches énergétiques tel le reiki, le tzifa, la reconnexion ou le Tianshi, il s’avère impératif de faire un bon nettoyage de nos émotions non exprimées. Qu’il est bon de pouvoir alléger son cœur, soulager son esprit et soigner ses états d’âme. Cela libère le corps, de ses emphases négatives qui à la longue s’imprègnent dans ses cellules et le rendent fragile aux entorses de la vie.

 

De plus, se trouver une soupape d’évacuation bienfaisante, divertissante ou passionnante, afin de calmer ses angoisses, liquider ses peurs, enrayer ses dépendances ou évacuer le trop plein de son existence engendre un processus chimique à l’intérieur du corps. Ce changement ressenti à l'échelle cellulaire amène le corps à se transformer petit à petit au contact d’activités suscitant des émotions et des sensations de joie, d’amour, de gratitude, de compassion. Cette dynamique, appelée « homéostasie », maintien en équilibre les fonctions corporelles, renouvelle les cellules dans leur état originel et vient contrer l’impression de conditions négatives physiques. En circulant par les neurotransmetteurs le cœur et le cerveau émotionnel se mettent à vibrer au diapason afin de soulager, réparer, modifier et guérir. Cette transformation engendre un état d’euphorie cérébrale par lequel, s’ajuste, se régularise et se maintient parfaitement l’équilibre du corps et de l’esprit. Parfaitement. Adéquatement. Subtilement.

 

Alors, ne retenez pas une émotion, vivez-la ! Accordez-lui son temps d’exposition, exprimez-vous verbalement ou par écrit, afin que cela ne s’imprime pas. Ensuite, oubliez l’incident. Passez à quelque chose de joyeux. De distrayant. De ressourçant. Dans l'instant.

 

Carole Hamelin 

«La raison peut nous avertir de ce qu'il faut éviter, le cœur seul nous dit ce qu'il faut faire.» Joseph Joubert

 

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Mai 2013

Le bouclier magique !

 

Il nous arrive tous d’avoir peur. Peur de ne pas être à la hauteur, ne pas avoir suffisamment d’argent, manquer son coup, perdre la face. Manquer de quelque chose. Ce que l’on a mis du temps et des efforts à gagner, ce qui rend notre style de vie confortable, les avoirs et les acquis accompagnant notre quotidien nous sont précieux. Pourquoi et de quoi avons-nous si peur ? D’où vient cette sensation d’insécurité, en soi, chez soi ou ailleurs ? Faire l’inventaire de toutes les craintes qui nous habitent sollicite une prise de conscience sur les fondements de la foi en notre pouvoir personnel et en la Vie. Et, si nous pouvions diminuer, vaincre, anéantir cette peur avec une protection invincible comme le bouclier magique ?

 

La société essaie, tant bien que mal, de nous maintenir dans cette appréhension constante et s’en sert pour nous contrôler et parfois nous inciter à consommer des systèmes de protection de tout acabit. Tout en restant vigilant et sans nier que certains risques existent, nous détenons le pouvoir de décider si nous adoptons un comportement craintif ou si nous installons consciemment des guides protecteurs dans notre vie. En effet, même si plusieurs se laissent gouverner par la peur, d’autres privilégient un outil puissant connu et utilisé depuis des lustres, fournissant un taux de sécurité maximal. Vous souhaitez la plus haute protection possible pour vous-mêmes, les vôtres et vos biens : faites appel à une protection invisible et adoptez le bouclier magique. Il suffit seulement d’émettre une intention et d’y croire. Tout est une question d’état mental, de vibrations émotives, de ressenti personnel, d’émission d’ondes magnétiques et de visualisation positive face à toutes les situations qui vous tenaillent.

 

Nous sommes tous protégés par les hautes fréquences que nous émettons. Les émotions de joie, d’harmonie, d’amour, de gratitude et de fierté dans lesquelles nous vivons – pas constamment, j’en conviens – sont garants de cette état protecteur que nous recherchons. Et, lorsque nous nous égarons de ces sentiments, il suffit d’en prendre conscience et de revenir immédiatement à ces ondes vibratoires plus élevées. Plusieurs motivateurs affirment que nous attirons ce que nous pensons. Par conséquence, pour éloigner les peurs, les appréhensions et toutes formes de craintes, il suffit de se mettre dans un état d’allégresse, de confiance, de plénitude, de reconnaissance qui permet d’établir une plus haute fréquence de vibrations pour notre garde personnelle. Élever la fréquence vibratoire de nos pensées éloigne les mauvaises intentions, améliore le sentiment de sécurité, ouvre la voie vers la confiance intérieure et adouci les états d’âmes. Tout en améliorant plusieurs autres aspects de notre vie. Substantiellement. Adéquatement. Rapidement.

 

D'autre part, l’installation d’un bouclier magique de protection permet rapidement, et cela en temps et lieux, de contrer toutes formes de pensées négatives qui nous habitent ou proviennent de l’extérieur. Peu importe où se situent vos peurs, inquiétudes ou tracas cet exercice fonctionne à merveille, à tout coup. Permettez-moi de vous inviter à tester le produit. « Visualisez une bulle de lumière – ou de savon – aussi grande que vous le désirez, vous enveloppant totalement où que vous soyez, englobez-y votre véhicule, votre habitation, vos biens, ainsi que tout ce que vous voulez préserver. Faites de même avec chacune des personnes que vous désirez protéger. Voilà c’est tout, vous êtes en sûreté ! »

 

La pensée magique est illusion, dites-vous ? Faites-en l’essai gratuitement, sans obligation ni attente. Dorénavant, vous possédez un système de protection personnel fonctionnant 24/24. Instantanément. À vous de l’utiliser en toutes circonstances, aussi souvent que possible. Cela ramènera la sérénité et la tranquillité d’esprit en vous. Et surtout, croyez-y… Ça marche !

 

Carole Hamelin

« La peur n'alimente qu'elle-même. Alors n'ayons pas peur ! »  Patrice Lepage

 

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Avril 2013

Ouvrir grand la porte.

 

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P-R-I-N-T-E-M-P-S! Magnifique saison pour laisser pénétrer la lumière de plus en plus présente, prêter l’oreille aux chants d’oiseaux de retour pour leurs amours, tonifier sa demeure d’air vivifiant apporté par les derniers soubresauts de neige. Chaque retour de printemps nous conduit inévitablement vers la recherche d’un renouveau dans notre intérieur qu’il soit résidentiel ou personnel. Faire place à la nouveauté, accueillir la transformation, transmuter les vieux concepts, se départir de ce qui ne sert plus, au sens propre ou figuré. C’est cela ouvrir grand la porte.

 

Comme Dame Nature, notre sens de la parure se fait sentir à l’approche des chauds rayons. Et l’idée de dénicher la dernière tendance, la couleur de l’heure ou cet article tant vanté apporte frénésie et bonheur, qui quelquefois, seront illusoires. De ce fait, le besoin de se renouveler apporte momentanément la satisfaction tant désirée mais ne comble pas toujours le bien-être amplement recherché.

 

Ayant aménagé plusieurs intérieurs en tant que designer, je sais que l’appel d’un changement de décor s’oriente surtout en saison printanière. Auparavant, j’orchestrais chez moi un changement de décor régulièrement à cette saison, mais depuis quelques années, l’approfondissement d’un mieux-être personnel a mis fin à cette campagne de rajeunissement annuel. La prospection constante d’un nouveau style, d’un mobilier contemporain, d’un habillement rafraîchi, d’harmonies subtiles se fait moins sentir. De par mon attitude zen je suis maintenant comblée dans mon décor intemporel en plus d’être en meilleure connexion avec ma source intérieure de créativité.

 

Tandis que vous convoiterez une nouvelle transformation et que peut-être une panne d’inspiration se fera sentir, permettez-moi de suggérer l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre vers votre être intérieur. Afin d’entreprendre ce voyage à la découverte de vos couleurs véritables. Cela permet souvent de combler un vide et de raviver les tonalités qui nous habitent. Vouloir découvrir d’autres aspects, tenter de renouer avec des espaces cachés de notre être, découvrir que le changement peut surgir autrement qu’à l’extérieur de soi apporte de nouvelles teintes à son existence. Et, aide à meubler, décorer, changer certains aspects de sa vie. Autrement que par le tangible.

 

Or, se laisser guider par des enseignements, lectures, méditations, ateliers favorise l’entrée de Lumière en soi. Engendre un nouveau pouvoir créateur. Subtilement. Astucieusement. Apprendre à connecter avec la  nature profonde de soi, découvrir qui l’on est vraiment, comblera nos besoins ornementaux intérieurs, apaisera notre faim de métamorphose, nourrira notre soif de réconfort. Ainsi, cette évolution transformera peu à peu la recherche du paraître vers un nouvel espace plus serein qui finira par être… Enveloppant. Époustouflant. Fascinant.

 

Pour créer ce nouvel espace de vie compatible avec notre espace physique, mental et spirituel, il suffit de faire des choix à la fois calme et rassurant, tout en étant lumineux et bienveillant. C’est en conservant une certaine neutralité dans notre décor, que nous pourrons engendrer une démarche personnelle vers l’ouverture du cœur. Ouvrez grand la porte à une source infinie de possibilités et donnez-vous la permission d’accéder à cette fenêtre de votre espace personnel. Les résultats se reflèteront dans votre être intérieur et donneront le ton à votre décor.

 

Carole Hamelin

« Le monde extérieur ne reflète que l’état du monde intérieur. Il ne s’agit de rien d’autre que de réparer le monde en nous. »  François Cervantès

 

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Mars 2013

La paix de l’être.

 

Pour plusieurs personnes, une vie calme et paisible est à mille lieux de ce qu’elles expérimentent actuellement. Par contre, rien ne les empêche d’en rêver, de la souhaiter et même à l’occasion d’y accéder. Il s’avère qu’un arrêt momentané – congés, voyages, vacances - permette alors d’en apprécier la valeur fondamentale. En réalisant combien ces moments de détente et de repos peuvent être importants, nourrissant, ressourçant et bénéfiques pour elles et… leur famille. Alors, pourquoi ne pas en profiter plus souvent ? Pourquoi ne pas inviter la paix en soi ? Révéler, manifester, affirmer la paix de l’être.

 

À moins de vivre comme un moine dans un monastère, ressentir, respirer la paix relève d’un défi quotidien. Mais qu’est-ce que la paix ? Un état de conscience, absent d’agitation, qui n’est troublé par aucun conflit, aucune inquiétude, aucune amertume. Afin d’apprivoiser ce calme intérieur il suffit avant tout de reconnaître l’état d’agitation interne qui est nôtre et sa cause possible. Au départ, il faut examiner qu’est-ce qui nous préoccupe, quel genre d'inquiétudes ou d’insécurités nous anime, quelles sont les appréhensions, les tracas ou les questionnements qui nous habitent ? Toutes ces réflexions convergent vers l’ego qui veut diriger notre vie. À l’instar de lui donner tout le pouvoir nous avons la faculté de prendre le contrôle et de décider de notre état intérieur. Nous pouvons accéder à cette quiétude au centre du tourbillon de notre vie. Sans fuir, se cacher ou ignorer.

 

À travers mes séances de méditations, j’ai appris à considérer cette piste de réflexion afin d’introduire un peu de calme et de quiétude dans mon quotidien. Un oasis de tranquillité réside en nous en tout temps et pour y accéder, il suffit d’être conscient de ce que nous accomplissons. Jouir pleinement de l’instant présent, peu importe notre action en évitant le rappel de l’ego. Prenons par exemple une activité physique qui nous passionne, nous tient hors du temps, nous installe dans un espace d’énergie créatrice (danse, jardinage, peinture, yoga, etc.). Remarquons l’état dans lequel nous nous trouvons à cet instant, là. Ce n’est pas tant l’activité exploitée qui nous donne des ailes mais le fait d’être tout à fait présent à ce que nous sommes en train de faire, sans autres pensées. Ressentez cet espace de douceur, de calme s’installer. Là, à ce moment. Tout simplement.

 

La plupart du temps notre mental voyage entre l’expectative, la crainte, l’anxiété du futur ou encore s’enlise dans le regret, le ressentiment, la déception du passé. Nul besoin de répéter qu’hier n’existe plus, rien ne pourra le ramener, et demain, nous n’y sommes pas encore. D’ailleurs, demain ne peut exister puisque quand nous y serons ce sera le présent que nous vivrons. Alors, pourquoi ne pas vivre consciemment chaque moment de notre vie. C’est ici que réside cet espace temps de quiétude où tout devient calme, comme dans l’œil de la tornade, et qui nous branche directement à notre zone de paix intérieure. L’endroit où tout peut se transformer, advenir, se construire. Pour la découvrir ou lui permettre d’exister inspirez profondément, maintenant, soyez présent à votre respiration et observez cette dimension d’apaisement s’installer en vous et autour de vous. Être vivant à chaque instant nous connecte à cette paix universelle qui nous entoure et nous habite. Consciemment. Intensément. Passionnément.

 

Donc, à moins d’avoir les deux pieds dans le sable à l’année, ce qui n’est pas garant de quiétude absolue, invitons la sérénité à venir nous visiter aussi souvent que possible afin de manifester cette paix de l’être à travers ce PRÉSENT disponible en tout temps. À tout moment. Comme le chantait Robert Charlebois : « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix, je me pousse en paix… » Et aujourd’hui, soyez en paix!

 

 Carole Hamelin

« Pour faire la paix dans le monde, le premier pas consiste d’abord à faire la paix en soi-même » Deepak Chopra

 

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Février 2013

 La source des croyances.

 

Mon calendrier journalier m’annonce : « Je dois assumer la responsabilité de ma vie si je veux demeurer en santé. Les maladies ont une signification profonde; elles ne jaillissent pas de nulle part. Elles représentent souvent la partie visible de l’iceberg. Dans la partie immergée, plus volumineuse, se cachent les racines du mal. » En bref, afin d’éviter les malaises et maladies, il nous faut prendre conscience de la responsabilité de nos gestes, pensées, réflexions, critiques, commentaires. Surtout comprendre que ce que nous entretenons de manière limitative, négative, répressive se retrouve enfoui profondément. Là d’où provient la source des croyances

 

Une croyance entretient l’idée de tenir quelque chose pour véridique, et ceci indépendamment des preuves de son existence, réalité, ou possibilité. Cela signifie que ce que nous croyons - que ce soit vrai ou non -  supporté par des paroles, des gestes ou des pensées s’impriment dans notre mémoire cellulaire qui, avec le temps se transforme dans notre organisme en inconforts variés. On parle aussi de mythe pour désigner une croyance manifestement fausse mais partagée par plusieurs. Comme par exemple : « Prendre froid entraîne l’effet d’une grippe.» Saviez-vous que les peuples nordiques ne connaissent pas le rhume ou la grippe ? Donc, le froid n’intervient pas systématiquement dans ce genre de malaise. Il arrive que nous adoptions certains schémas de pensée de nos parents, même s’ils ne nous concernent plus : « On est né pour un petit pain. » Cela pouvait être vrai à l’époque d’après guerre mais plus aujourd’hui; nous vivons dans une ère d’abondance où nous pouvons tous espérer y avoir accès. Car, tout ce que je choisis de croire deviendra ma réalité. Manifestement. Intentionnellement. Nécessairement.

 

Entretenir la croyance que l’on n’est pas assez aimable, aimé, aimant peut réfréner les relations avec autrui, briser l’amitié ou encore instaurer des problèmes liés au cœur. Croire que l’on ne mérite pas l’aisance financière peut engendrer l’idée d’un manque monétaire, l’accumulation de dettes ou même des douleurs dans le dos. Accepter la notion que l’on a de la difficulté à… apprendre une langue, parler en public, faire confiance, dire sa pensée, s’autoriser d’être, s’accepter, s’aimer, etc., produit des résultats négatifs, des inconforts, des malaises et même des maladies que l’on peut observer actuellement dans notre vie. En fait, toutes ces formes de pensées s’ajustent parfaitement au système de croyance que nous cultivons depuis longtemps. Quels sont les vôtres ? Sachez trouver les racines de la maladie en regardant de plus près la notion de conflit intérieur.

 

Pour que des changements concrets s’effectuent nous devons faire la liste de nos croyances limitatives. Sont-elles encore justes, nécessaires, actuelles ? Ensuite, il nous faut cesser d’utiliser des pensées restrictives qui causent préjudices, problèmes ou douleurs. Il suffit maintenant de remplacer les mots ou de reformuler les phrases positivement. Et surtout, croire que tout demeure possible peu importe où nous sommes rendus sur le chemin de notre évolution physique, mentale ou spirituelle. Songez comment ces nouvelles vérités pourraient se manifester : « Je suis assurée d’une sécurité financière, je rempli mon rôle de parent adéquatement, je crée de bonnes relations autour de moi, je reflète la santé parfaite, je m’estime à ma juste valeur, je m’aime et je m’accepte tel que je suis, je pardonne et je me libère. »

 

Il est fort à parier qu’avec ce nouveau schéma de pensée, la partie submersible de votre iceberg fondra rapidement comme neige au soleil. Je suis la preuve vivante de ce que j’affirme. J’ai changé mes croyances, en accord avec mes valeurs, j’ai établi un mode de pensées positives et j’assure maintenant la pleine responsabilité de ma vie… Heureuse. Prospère. Et en santé.

 

Carole Hamelin

« L’attitude de l’homme envers sa vie détermine sa destinée.. » Albert Schweitzer

 

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Janvier 2013

Le coffre aux trésors.

 

Lorsque Dame Prospère entre par la grande porte, il faut lui céder de la place, la traiter avec déférence et surtout l’apprécier, sinon elle a tôt fait de se disperser. La plupart du temps elle ne s’annonce pas, arrive comme ça sans crier gare, vient nous visiter à un moment que l’on qualifierait d’opportun et si on ne lui fait pas honneur elle risque tout simplement d’aller s’installer ailleurs. Et souvent chez celui qui en a déjà. Alors, qu’est-ce qui fait qu’elle se manifeste aisément dans notre Univers, ou qu’elle reste cachée dans un coffre aux trésors ?

 

Depuis que j’ai entrepris une démarche de guérison émotionnelle, qui m’a amené à recouvrer la santé et à me connaître plus en profondeur, tout semble progresser, dans cet élan positif et dynamique de croissance et de déploiement, vers cet ailleurs meilleur mentionné dans mon vol migratoire, en septembre dernier. Ne sachant vers quel rivage naviguer, je me suis laissé entraîner par le courant en écoutant cette nouvelle voix intérieure, que j’évitais d’entendre auparavant. Depuis ce temps, je découvre peu à peu ce fameux coffre aux trésors, tant vanté par Le Secret et autres écrits de développement personnel, dans lequel je peux puiser à même toutes les ressources nécessaires à mon évolution. Et, le fait d’en prendre conscience me donne enfin accès à ce potentiel infini. Illimité. Universel.

 

En vous dévoilant une partie de ce trésor je vous invite singulièrement, activement, ouvertement à participer à la plus grande aventure souhaitable pour vous. Êtes-vous prêts à vivre l’abondance dans toutes les sphères de votre vie?

 

-  Tout d’abord, avoir la conviction que «je mérite» ce qu’il y a de meilleur, contribue à changer la perception de ma condition.

 

-  Ajouter ensuite cette confiance absolue à son intuition ou en son for intérieur détermine le baromètre de toute situation.

 

-  Savoir s’abandonner et jumeler une bonne dose de lâcher prise instaure ce climat de paix intérieure favorable aux prises de décisions.

 

-  Puis, demeurer – autant que faire se peut – en perpétuelle émotion de joie, d’amour, de sérénité attire des simultanéités qui auront la même résonance.

 

-  Finalement arroser ce mélange de gratitude et de reconnaissance pour ce qui est déjà ici assure un lien indicible vers d’autres synchronicités.

 

-  Pimenter à son goût de pensées et d'affirmations constructives conduit vers une attitude de gagnants.

 

Voilà! Cette recette s’applique à toutes les facettes de la vie, autant pour la prospérité et ses compagnes l’abondance et la richesse que pour le bonheur et la chance. Même la santé, la famille, le travail ou les relations peuvent en profiter. Cependant, faites attention à ce que vous souhaitez et soyez précis dans vos demandes, car ce Coffre aux Trésors n’attend que votre commande pour vous la livrer… Vous n’avez qu’à tendre les mains pour que cela se manifeste. Aujourd’hui, c’est à mon tour de recevoir. Merci l’Univers !

 

Carole Hamelin

« Tout ce dont nous avons besoin, c'est de savoir où nous voulons aller. » Rhonda Byrne, The Secret

 

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Décembre 2012

Rencontre d’un ange !

 

Vous est-il déjà arrivé, lors d’une circonstance que vous auriez qualifiée d’improbable, de désastreuse ou de catastrophique, d’être mis en contact inopinément avec quelqu’un, qui vous apporte la solution ou du moins une avenue à emprunter pour vous sortir de cette impasse ? La plupart du temps cette personne ne fait pas partie de votre entourage, elle vous parle comme si vous la connaissiez depuis toujours et généralement vous ne la revoyez plus, par la suite. Ce messager, inspiré du mot grec « angelos », nous livre spontanément des réponses à nos questions, trouve un dénouement à nos obstacles ou nous entraîne à comprendre les évènements d’une perspective différente de la nôtre. N’est-ce pas ce que l’on peut appeler la rencontre d’un ange ?

 

À quelques reprises, j’ai fait ce genre de rencontre et je peux vous assurer que si ces anges terrestres n’avaient pas été au rendez-vous, il est fort probable que mon existence en ait été complètement transformée. Il s’avère surprenant et même mystérieux qu’une telle personne s’assoie à côté de nous dans un avion par exemple, ou partage le même banc de parc, ou se trouve dans un lieu public, une bibliothèque, un café. Que nos énergies se sentent attirés pour on ne sait quelles raisons. Comment se fait-il que cet individu matérialisé au moment propice, en ma présence, tout à fait inopinément, possède exactement la clé à mes interrogations ?

 

Selon moi, par un effet d’entraînement, le simple fait de demander de l’aide ou de chercher réponse à un dilemme envoie des ondes magnétiques, invisibles dans l’Univers. Celui-ci, en captant le message s’empresse de distribuer cette résonance à quelqu’un, possédant la sagesse nécessaire en ce domaine, pour nous la communiquer. Tout cela s’effectue dans un niveau de conscience altérée, par un processus de vibrations subtiles, difficilement explicable par la logique ou la science. Pour ma part, j’ose croire qu’il existe de concert, différentes sortes de messagers, éthériques ceux-là, pouvant transmettre des informations intuitivement, naturellement, candidement aux personnes aptes et ouvertes à les recevoir, qui se trouvent sur notre passage.

 

De ce fait, depuis peu j’apprends à user de mon intuition, à reconnaître ces sensations qui me parcourent et à m’ouvrir à la dimension céleste pour me connecter aux Êtres de Lumière. Dans cette nouvelle approche appelée Tianshi, je prodigue aux gens qui en ressentent le besoin, des messages d’une autre dimension pour les éclairer dans la traversée de certaines étapes de leur vie. Je me sens attirée, guidée et inspirée par cette démarche, qui décidément s’avère très éloquente. Surprenante. Prodigieuse. Saurais-je devenir un bon interprète terrestre ? Pourrais-je transmettre les bonnes données ? Je le souhaite vivement. D’ailleurs, je suis convaincu que nous sommes toujours au bon endroit, au bon moment et que notre action s’avère toujours juste. Poursuivant les signes qui parsèment mon parcours, je récolte des plumes d’anges ici et là. Comme le Petit Poucet je vais retrouver le chemin de ma maison, mon âme, mon intuition en accueillant et établissant la présence des anges dans ma vie.

 

Quoique qu’il en soit, je remercie les anges, archanges venus d’ici où d’ailleurs, de m'apporter assistance, soutien ou appui au moment opportun. D’être de plus en plus présent dans ma vie pour orienter mes inspirations. Ils m’ont littéralement permis de sortir d’un labyrinthe et de vivre en harmonie avec les évènements du passé. Je vous en serai éternellement reconnaissante.

 

Carole Hamelin

« J’ai confiance dans la voie que j’ai choisie, et mes anges marchent près de moi à chacune des étapes de mon parcours. Toutes les portes s’ouvrent devant moi. » Doreen Virtue, Oracles des anges

 

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Novembre 2012

La place de l’autre.

 

Avez-vous déjà prononcé une parole ou perpétré un geste pour immédiatement le regretter ? Sous le coup d’une impulsion, d’une émotion ou tout simplement avec une bonne intention, il peut arriver à quiconque de se mettre les pieds dans les plats, d’instaurer un malaise ou de créer un froid. Cependant, il faut comprendre, bien que difficile à accepter, de ce genre d’événement a sa raison d’être. Il appert que nous sommes entourés de miroirs, sachant nous adapter une situation, pour nous projeter un reflet de notre intérieur à reconnaître. Comme nos paroles et nos gestes ont la portée que leur donnent ceux qui les reçoivent nous devons, autant que possible, apprendre à se mettre à la place de l’autre.

 

Sachez que la réaction de l’autre est en étroite relation avec une situation vécue dans l’enfance, où des circonstances semblables ont eu des répercussions négatives sur sa vie. Et nous, au moment de cette bévue, venons lui faire revivre des émotions qui se devaient d’être reconnues et acceptées. Nous sommes tous étroitement reliés les uns aux autres et tous ceux qui croisent notre route existent pour nous enseigner l’ouverture du cœur et reconnaître l’amour véritable en nous. Pour réfréner la faute, il est souhaitable de se reprendre rapidement, en s’excusant de la manière la plus humble possible, afin de minimiser les effets que cela pourrait entraîner.

 

Maintenant, qu’en est-il de ma perception lors d’une circonstance malencontreuse ? Suis-je affecté d’avoir blessé l’autre ou me sentais-je coupable de ma sottise ? Reconnaître son sentiment intérieur, pour voir d’où cela provient, permet d’apprendre sur soi à travers cet épisode de vie. La meilleure façon de sortir de cette emprise s’avère être le pardon de soi. Éviter le blâme. La culpabilité. Savoir se pardonner d’avoir dit ou pas dit, d’avoir fait ou pas fait demeure l’étape cruciale pour parvenir à une meilleure estime de soi. S’orienter vers l’acceptation de ce qui est, sans procès. Pénétrer notre vraie nature pour découvrir l’amour qui sommeille tout au fond de nous.

 

Tout ce qui ressemble à une agression, altercation, intrusion est un appel à l’amour et chaque crise est un appel à la guérison. C’est en cela que consiste notre voyage vers la guérison du cœur. Abstenons-nous d'identifier ou de savoir à qui revient la faute; seule subsiste la leçon à retenir. Lors d’une situation de ce genre, chausser les souliers d’autrui nous appelle à agir avec compassion, affection, indulgence. Car, tout au fond de soi – et de l’autre – il y a cet enfant blessé qui crie, hurle son besoin d’amour… pour guérir. Écartons le ressentiment, la rancune, les regrets et la culpabilité pour pardonner à soi-même et aux autres dans un élan du cœur. Vers notre libération. La libération du carcan de la faute. Je suis désolé. Pardonne-moi. Je t’aime.

 

Aujourd’hui, après avoir parcouru mes souvenirs, je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal, et je me libère des liens négatifs du passé avec eux et la situation. Je fais aussi amende honorable à toutes les personnes qui ont croisées ma route et à qui j’ai pu dire ou faire quelque chose de blessant, désobligeant, malveillant. Je tiens à m’excuser pour tous les désagréments, les peines, la douleur que cela a pu vous causer. Je suis profondément désolé de vous avoir blessé. S’il-vous-plaît pardonnez-moi.

 

Merci à vous mes amies, mes enfants, mon conjoint d’avoir été les plus beaux miroirs de ma vie. J’accepte la responsabilité de mes erreurs qui font de moi un être de plus en plus aimant, rempli de douceur et en paix. Je vous aime. Je nous aime.

 

Carole Hamelin

«  Je me pardonne à moi-même de tout ce que je crois avoir fait ou manqué de faire et je reconnais la splendeur de l’être que je suis. » Doreen Virtue

 

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Octobre 2012

Vol migratoire.

 

Un vent d’automne s’installe rapidement dans nos jardins et les oiseaux migrateurs nous font leurs adieux. Nous aurions certainement intérêt à nous inspirer de la Nature pour façonner notre cheminement. À savoir traverser les multiples facettes d’adaptation qu’elle nous donne, et la constance de son évolution. Tels des volatiles cherchant refuge sous des cieux plus cléments, nous pourrions envisager d’effectuer une transformation personnelle en vue d’un changement de climat dans notre vie sociale, professionnelle ou amoureuse. Toute transition doit favoriser la continuité de notre voyage terrestre et consentir à notre accroissement personnel. Et, pour s’envoler vers d’autres cieux il faut pouvoir maintenir le cap de notre boussole intérieure. Particulièrement lors d’un vol migratoire.

 

Amorcer un nouveau départ n’est jamais rassurant, d’autant plus que certains impondérables pourraient survenir en cours de route. Il serait donc souhaitable d’écrire son but, son rêve, sa destinée. Préciser en détail toutes les demandes pertinentes au projet, permettront aux forces de l’Univers de se mobiliser afin d’élaborer le meilleur plan d’action possible pour nous, à cette étape de notre préparation. Que ce soit pour améliorer sa santé, rencontrer le compagnon de vie, trouver un nouvel emploi, dénicher la propriété rêvée, il convient a priori de bien cibler la direction convoitée avant d’entamer un vol de reconnaissance dans le domaine choisi.

 

Peu importe la décision de changement, il convient de se choisir en premier. Mettre en perspective la responsabilité de nos actions ainsi que les conséquences de nos choix pour nous et notre entourage. Bien entendu, il faut savoir installer d’un côté tout ce que j’y gagne et de l’autre ce que je risque de perdre. À partir de cet exercice je serai en mesure d’assumer les conséquences de mes options. Pleinement. Sincèrement. Sans regret. Y ajouter aussi une fin de scénario heureuse facilitera la mise en place et la réalisation de ce désir. Rien ne sert de peaufiner les détails, car il est fort possible qu’ils n’adviendront pas. Comme prévu. Une phrase tirée du film Le Secret me revient souvent lors d’une prise de décision : « Il faut identifier son but et formuler clairement ses demandes sans nous inquiéter du comment on va faire pour réaliser ce souhait. Nous n’avons qu’à suivre notre intuition ou les signes qui nous montrent le chemin. »

 

La vie m’a appris que malgré la destination choisie, la planification et l’organisation de notre trajet, les prévisions et installations pressenties, le destin s’occupe, plus souvent qu’autrement, de notre itinéraire. En nous indiquant la route ou nous faisant bifurquer à 180 degré de notre direction originelle. Quoique qu’il en soit nous devrons toujours nous ajuster au gré des vents et des marées. Constamment. Allègrement. Promptement. Nous adapter à la situation, en maintenant le but visé. Comme le font les oies sauvages qui se dirigent vers le sud en empruntant un parcours aléatoire. Cela afin d’éviter les dépressions et contretemps atmosphériques, tout en gardant le cap sur leur destination. Elles arrivent ainsi plus sereines et détendues… pour leurs vacances d’hiver.

 

De ce fait, il est temps pour moi d’entreprendre cette envolée vers une nouvelle étape de vie. D’effectuer mon vol migratoire vers une destination casanière, paisible, retirée. Un espace plus calme, solitaire, boisée. Une profession plus féconde, vibrante, inspirante. Reste à savoir si mon compagnon de voyage, tel un canard sauvage, me restera fidèle tout au long de ce nouveau périple ? J’en doute. Souhaitez-moi bon voyage!

  

Carole Hamelin

« Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. » Charles F. Kettering

 

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Septembre 2012

Garder l’équilibre.

   

Plus que jamais nous nous trouvons confronté à des changements climatiques dans la nature mais aussi dans notre vie, qu’ils soient souhaités ou imprévus. Tout au long de notre parcours terrestre notre capacité de résilience est souvent mise à l’épreuve. Pouvoir naviguer contre vents et marées et retrouver malgré tout son port d’attache s’avère être une épreuve pour certains et un cheminement pour d’autres. Pourquoi devons-nous franchir ces récifs pour arriver au port ?

 

Lorsque la tempête fait rage, c’est à nous de choisir notre position de garde en réagissant positivement à ce qui arrive tout en se permettant de riposter parfois par la négative. Quand le ciel s’assombrit et que le vent se lève notre embarcation peut se mettre à tanguer de plus en plus et, ballottée en tous sens il nous semble impossible de garder le cap. Alors comment faire pour ne pas chavirer et garder l’équilibre ?

 

Dans un premier temps l’option qui s’offre à nous est sans contredit de maintenir le bateau à flots et d’écumer afin d’éviter le naufrage, autrement dit s’assurer que la communication entre les membres de l’équipage soit constante, claire et bien absorbée. La deuxième approche consiste à garder son calme, à négocier en souplesse l’itinéraire, à vérifier les conditions proposées, car les décisions prises à la hâte risquent de nous emmener vers des rivages encore plus hostiles. Comme il se peut qu’un changement de direction survienne suite à cette intempérie, mieux vaut tout de même parer les écoutilles et regarder les différentes options qui s’offrent à nous. Enfin, la dernière solution celle du dernier recours – qui pour moi est la plus difficile – est de s’attacher fortement au bastingage, de lâcher prise sur ce qui semble incontrôlable et de se laisser dériver au gré des éléments, en espérant que les écueils se fassent plus rares. Et ne blessent pas trop la barque.

 

Puisque tout est changement et que nous vivons une perpétuelle transformation, puisse-t-elle se faire en douceur et dans la paix, comme dans la Nature. Bien sûr, il y a des ajustements et des modifications occasionnels à effectuer, mettant à partie nos facultés d’adaptation et de résilience. Et, c’est souvent au plus fort de la tempête que se révèle en nous des forces insoupçonnées provenant de notre potentiel illimité. Tant que l’orage fait rage, il ne sert à rien de louvoyer, de manœuvrer, de maitriser ses émotions. Plus nous portons attention sur ces sensations négatives de peur, d’inquiétudes, d’insécurité, d’inconfort et plus elles se feront présentes. Subséquemment, sachons se distancer d’elles et porter notre attention sur les aspects positifs de cette potentielle débâcle. Restons confiants. Soyons attentifs. Gardons l’œil ouvert, sur les éventuelles indications. Car, lors d’un périple, il peut apparaître un phare, une étoile, un oiseau, un signe pour nous conduire vers la terre ferme. En nous indiquant la direction à suivre… Et là, malgré moi, je serai convaincu que je suis accompagnée. Guidée. Sauvée.

 

Laissons passer les tempêtes de la vie en faisant confiance, en croyant qu’il y a un ailleurs meilleur pour nous, en sachant que tout fini par passer, en admettant que l’impermanence apporte la nouveauté. Surtout en se visualisant voguant vers une nouvelle destination, sur une mer plus calme, entouré d’un soleil rayonnant, qui contribueront à maintenir l’équilibre de notre bateau et de notre voyage intérieur.

 

Carole Hamelin

« Les arbres nous enseignent la patience : ils ne baissent pas les bras à la première tempête venue. » Carl Beaupré

 

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Août 2012

Le plan est parfait.

 

Quelles sont celles - ou ceux - qui comme moi planifient, dès le réveil, leur journée de congé ? S'il fait beau, c'est donc idéal pour tondre la pelouse, tailler les arbres, laver les draps ou la voiture, reteindre la terrasse ou entreprendre tout autre projet d'entretien supposément... important, essentiel, vital. N'est-ce pas que le  plan est parfait ?

    

Mais voilà que mon homme se lève et voit la belle journée en perspective et s'inspire du temps qu'il fait pour suggérer une escapade dans la nature ou une randonnée en vélo, visiter la famille ou pique-niquer entre amis. Oui, j’aimerais bien mais il y a tant à faire à la maison. Et s’il pleut demain ? Qu’un imprévu se présente ? De plus, j'essaie d'éviter la procrastination. Pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire le jour même ?

    

Dans ma démarche de zénitude, j'apprends, j’assimile, je m’initie à vivre et à apprécier le moment présent - pas toujours évident ni facile - et certaines circonstances ou personnes tendent à me le rappeler. Fortement. Régulièrement. Bien sûr, la vie à deux comporte des compromis, des renoncements, des capitulations. De part et d’autre. De cela, il faut savoir tirer leçon et décoder quelles sont nos valeurs fondamentales et nos vraies priorités. Personnelle et relationnelle. Suite à cette prise de conscience, je tends de plus en plus à opter pour un changement de cap et j’essaie d'apprécier la vie comme elle se présente sans planifier à l'avance ma journée. À prime abord, lorsque croyant être déçue en variant mes plans, je remarque que ma décision de vivre suivant l'inspiration du moment, me procure un tout nouveau sentiment de plénitude, de joie, de paix et une plus grande satisfaction, le soir venu. En approfondissant mon cheminement vers l’acceptation, mon sentiment intérieur me confirme que je suis sur la bonne voie. Découvrant cette nouvelle parcelle de bonheur, je m'exerce à l'accroître. La développer. L’actualiser.

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Il n’est pas dit que le tiraillement entre ce qui doit être fait et ce qui se présente ne m’installe pas, pendant quelques minutes, dans un état d’indécision quelquefois perturbateur. Troublant. Déstabilisant. Est-ce la raison ou le cœur qui va gagner ? Et malgré tout le contrôle qu’il m’est possible d’exercer, j’en viens de plus en plus fréquemment à écouter ce que ça dit en-dedans, de laisser de côté le rationnel et de pencher pour le mieux-être de ma personne… Et aussi de mon couple.

    

Quelqu'un a dit : « Nous sommes toujours au bon moment, au bon endroit ». Alors, quoique nous fassions ou décidons, notre choix du moment est sans conteste le meilleur que nous puissions faire aujourd'hui, pour nous, puisque le plan est parfait. Tout dépend de ce que l’on veut entretenir dans sa vie. La dualité, le contrôle, l’entendement. Ou l’unicité, le lâcher prise, l’acceptation. En ce sens, il suffit de s’ouvrir à ce qui est, de déroger à la routine, de consentir à l'imprévu, de s'autoriser des options non calculées pour y trouver un bonheur, une quiétude, une simplicité de vivre encore plus gratifiants qu’inspirants. D'ailleurs, ne serait-il pas plus essentiel…même primordial de passer du temps de qualité avec ceux que l’on aime ? De toute façon, le gazon, les arbres, les draps et la terrasse seront toujours là, demain. Ou le week-end prochain.

 

Alors, oui mon amour, laissons-nous inspirer par cette belle journée ensoleillée et donnons-nous le droit de procrastiner... aujourd'hui. Sans culpabilité. Et soyons enthousiastes d'être ici, à la bonne place.

 

Carole Hamelin

« Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l’expérience et son imagination. »  Jean Giono

 

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Juillet 2012

Volet caché de la santé.

 

Bienheureux ceux par qui la maladie n’a pas passée; car qu’elle soit physique, psychologique, émotionnelle ou autre la recherche d’une solution s’annonce parfois – souvent – une véritable expédition dans l’espace. Bien que la médecine traditionnelle ait fait de des prouesses dans plusieurs domaines, elle reste toutefois limitée et malheureusement peu encline à une ouverture holistique. Quoiqu’elle y arrive lentement. Mon expérience m’a montré qu’il reste néanmoins d’autres pistes à explorer pour la compléter. Je pourrais ici faire l’éloge de pratiques alternatives, je partagerai plutôt avec vous une facette différente, un volet caché de la santé

 

Vous connaissez l’adage : « Un esprit sain dans un corps sain ». Pour qu’un corps puisse vibrer au diapason de son être intérieur, il doit se détoxifier de temps à autre. Une mise au point régulière sous forme de cure de détoxification s’avère donc nécessaire afin de libérer les toxines accumulées dans nos organismes. Pensons aux polluants environnementaux (herbicides, pesticides, smog) et additifs alimentaires (édulcorant, stabilisateur, colorant), un mode de vie sédentaire (auto, bureau, sofa) et nos réactions au stress (fuite ou combat) qui cumulent des déchets dans notre corps.  Ils surchargent nos systèmes d’épurations tel le foie, les reins, les intestins, la peau et la lymphe. Plusieurs maladies pourraient être évitées par une saine pratique de la détoxification. Utilisée de cinq à sept jours consécutifs par saison, elle assure l’entretien mécanique de notre véhicule corporel.

 

L’alimentation jouant un rôle de premier plan lors de ce processus, surveillons donc ce que nous ingérons. En évitant les gras animaliers en excès, les produits transformés, les sucres artificiels et la cuisson à feu vif (BBQ et friture) nous donnons à notre organisme le temps de se reposer et de se nettoyer. Le retrait de ces aliments acidifiants neutralise le PH corporel favorisant un meilleur équilibre acido-basique. Ce qui empêche la maladie de s’installer ou de progresser. Remplacer votre menu habituel par des fruits frais, des noix et des légumes du marché, biologiques si possible. Les graines de lin, jus de citron frais, ail et oignon crus, tomates séchées, fines herbes fraîches demeurent des éliminateurs naturels de toxines. Ajouter à cela une grande quantité d’eau filtrée, des tisanes dépuratives et des jus de fruits et légumes frais. Voilà le processus enclenché.

 

La sudation, procédé par lequel le corps expulse des toxines, se pratique soit par l’effort physique soutenu, le sauna, le bain de vapeur, l’amour, le yoga chaud – ou la canicule. Elle apporte au corps des effets bénéfiques considérables favorisant ainsi la relaxation musculaire, la libération cellulaire, l’apaisement de l’esprit tout en générant une sensation de légèreté après coup. Transpirer modérément plusieurs fois par semaine, transforme positivement aussi bien le corps que l’esprit. Soyez avisé de boire beaucoup d’eau pendant et après l’activité. Je vous invite à consulter un professionnel de la santé avant de vous lancer dans ce nouveau défi.

 

Le massage corporel ou lymphatique demeure la partie la plus agréable d’une bonne détoxification. Il assure une meilleure circulation des fluides, draine le corps des débris cellulaires, renforce le système immunitaire et soulage les douleurs musculaires. Une séance de massothérapie par mois permet de se gâter tout en veillant à notre santé globale…

 

Avec cette formule de détoxification j’ai retrouvé une meilleure santé physique et une clarté mentale qui m’ont amené à être plus consciente de mon corps. Me sentant dès lors allégée, je suis d’humeur plus joyeuse, ma patience s’est améliorée et je me sens beaucoup plus calme. Ce qui favorise chez moi un mieux-être généralisé et une connexion intérieure plus profonde. Ce qui permet aux gens qui m’entourent d'en être les bénéficiaires. Amplement. Curieusement.

 

Carole Hamelin

« La santé n’est pas l’absence d’anomalie clinique, c’est l’harmonie parfaite entre le corps et l’esprit.»  Dr Deepak Chopra

 

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Juin 2012

Le but, c'est le chemin.

 

Dans presque tous les cours de développement personnel, on nous apprend qu’il faut toujours avoir un but dans la vie. Que l’on doit se concentrer sur cet objectif, sans détourner le regard, afin de pouvoir y accéder dans un avenir plus ou moins rapproché. Mais qu’en est-il vraiment de la direction à prendre ? Des embuches à contourner ? Des détours à prévoir ? En définitive, tout en le parcourant j’ai découvert que le but, c’est le chemin ?

 

Il y a plusieurs années, je me suis bâti un modèle de vie avec des objectifs précis, un plan de carrière bien tracé et plein d’autres désirs à réaliser. Cependant, même avec toute ma volonté et plusieurs atouts en main la vie s’est opposée à certains projets, m’en a fait réussir quelques-uns et changer les autres; puis, m’en a servi de nouveaux… C’est parfait d’avoir des désirs, des souhaits, des rêves pour notre avenir, mais ce qu’il faut considérer ce sont les options qui s’offrent à nous pour les atteindre. On peut ramer à contre sens, s’épuiser à s’en rendre malade ou simplement se laisser porter par le courant tout en modulant sa direction. Puisque nous sommes en perpétuel mouvement, il serait inopportun de se dessiner un cheminement coulé dans le béton. Car, je me cognerais assurément contre un mur…

 

J’ai appris que plus je force pour accéder à mes buts, plus ils sont difficiles à rejoindre. Serait-ce la mauvaise direction, le mauvais timing, les mauvais choix, les mauvaises rencontres qui les ont rendus inaccessibles ? J’oserais dire toutes ces réponses. Dès lors, je choisi de considérer ma destination comme une étape sur le chemin de ma réussite au lieu d’y accoler une fin en soit, qui risque de me décevoir si elle aboutit ailleurs. Je reste maintenant ouverte sur la façon d’y parvenir et j’apprécie toutes les escales du voyage, ce qui s’avère plus favorable à mon épanouissement ainsi qu’à l’aboutissement de ma mission. De ce fait, j’ai compris que le but ultime de la vie, c’est le chemin que j’emprunte jour après jour afin d’atteindre ma destinée.

 

Comme le dit si bien mon ostéopathe : « C’est en cheminant à travers les diverses étapes que se construit mon apprentissage, que j’accumule des expériences, que je me transforme peu à peu. C’est l’aventure de la vie, ce chemin en perpétuelle évolution qui se dévoile être mon but. » Alors, pour atteindre mes rêves, je dois les identifier, en faire une priorité, prendre plaisir à les orienter tout en demandant à l’Univers de m’indiquer la plus belle route à suivre pour les réaliser. Ainsi, je fais confiance en la Vie, à mon GPS intérieur qui sait me guider, m’enseigner, me dévoiler le meilleur apprentissage pour moi.

 

Mes beaux-parents n’empruntent jamais l’autoroute pour aller quelque part, parce qu’il n’y a rien à voir, disent-ils. Tout se passe sur la grand route, sur les chemins cahoteux et irréguliers. On peut y voir les allées et venues des voitures, le passage des villages et de ses habitants, les paysages colorés de la nature, les particularités de l’architecture; cela s’avère beaucoup plus agréable à regarder et pour eux, c’est ça « voyager ». Bifurquons de l’autoroute de la vie et apprécions de temps à autre le chemin qui nous permet d’observer ce qui se passe autour de nous, près de nous, en nous, afin de se mettre en contact avec notre vraie destination. Gardons le cap sur l’objectif visé sans s’attarder sur les détails du bas côté.

 

En cette période de relâche apprenons à jouir de chaque moment passé sur notre route – chemin de vie – malgré le climat, les imprévus, les bifurcations, les réparations et sachons apprécier tout ce qui nous est offert. Bonne vacances !

 

Carole Hamelin

« Qu'importe l'issue du chemin quand seul compte le chemin parcouru...» David Le Breton

 

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Mai 2012

L'effet Boomerang.

 

Je suis venue en contact, il y a quelques années avec un exercice qui m’a paru au départ être assez facile. Cependant, depuis que j’essaie de le mettre en pratique il s’avère assez soutenu, je dirais même plus laborieux qu’il n’y paraît. Non, ce n’est pas le yoga, ni le zumba, pas même la méditation, ni l’entraînement. En fait, cet exercice se réfère autant à la forme physique que mentale, émotionnelle que spirituelle. On lui prête plusieurs noms tel que pensée créatrice, affirmations positives, vouloir c’est pouvoir, la pensée crée, la loi de l’attraction, mais je l’appellerai ici l’effet boomerang.

 

Depuis peu, je conçois parfaitement la relation entre ma santé, mes richesses, mes amours, ma chance, ma vie en fait, et les pensées que j’entretiens quotidiennement… à chaque minute. À chaque instant. La somme de mes pensées d’aujourd’hui se reflètera dans l’exactitude de ma vie future. Que j’en sois consciente ou non. C’est le retour du boomerang… Et cela, à peine quelques heures à quelques jours d’intervalle. Nous obtenons toujours un résultat provenant de l’addition de nos états positifs ou négatifs quels qu’ils soient. Parfois, nous pensons être les victimes – impuissantes – des événements, des gens, des circonstances hors de notre contrôle. C’est faux ! Nous possédons tous la puissance nécessaire et la maîtrise parfaite sur la responsabilité totale de notre vie et de nous-mêmes. Difficile à avaler, n’est-ce pas ? Tout ce qui se passe dans la tête, se vit dans le cœur. Et ce qui vibre au cœur annonce la couleur des jours à venir.

 

En prenant conscience de mes pensées (tête), cela m’a fait réaliser que malgré une humeur positive et joviale, je véhicule parfois des émotions de crainte, de colère, d’impuissance, d’amertume, de rejet en regard des actions, conversations, lectures, écoutes radiophonique ou télévisuelle qui croisent mes journées. Cela déclenche chez moi des réactions émotives (cœur) qui m’entraînent inévitablement vers de basses fréquences, me laissant un goût amer dans l’âme. Ces vibrations, retransmises sous formes d’ondes électromagnétiques dans l’Univers, attirent à moi, tout comme un aimant, d’autres vibrations négatives de mêmes fréquences. Est-ce cela que je veux attirer à moi ? Certainement PAS!

 

Dès lors, comme je veux obtenir et maintenir un effet boomerang positif à long terme, j’essaie d’entretenir le plus souvent possible des sentiments de gratitude, d’amour, de joie, d’abondance pour tout ce qui existe dans ma vie et ce, à tout instant du jour. Ces émotions positives, les plus fortes que l’on puisse ressentir, affaiblissent et enrayent tout flux d’énergies négatives subsistant autour de soi. C’est un exercice de tous les instants. Essayez pour voir de n’entretenir aucune émotion négative dans une journée. Tout un contrat… Mais, la suite de notre existence s’en trouve assurément améliorée. Absolument.

 

Voilà pourquoi présentement, je suis reconnaissante au pouvoir qui m’habite de m’octroyer le choix entre mes pensées. D’être à même de nourrir mon corps et mon esprit sainement et de respirer profondément. D’aimer et d’apprécier tout ce que je vois, sens, touche, entends et goûte autour de moi. J’investi ainsi dans un capital d’harmonie, de paix, de prospérité et de bonheur qui me concédera l’effet boomerang jumelé peut-être à des intérêts d’état de grâce. Je partage donc avec vous ces instants magiques de pensées et d’ondes positives. Tout en maintenant ces pensées dans votre tête faites passer, survenir, se manifester l’émotion associée dans votre cœur. C’est la seule façon possible de bien créer son avenir. On peut aussi y travailler…

 

Carole Hamelin

« Il ne t’est jamais donné un désir sans que te soit aussi donné le pouvoir de le rendre réalité. »  Richard Bach, Illusions

 

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Avril 2012

Compter sur le souffle.

 

Vous arrive-t-il de prendre le temps de souffler, à l’occasion ? D’arrêter quelques instants pour uniquement penser de respirer. Cet exercice, difficile en soi, surtout dans des moments d’effervescence, s’avère être le pont nécessaire entre le corps et le mental afin de favoriser en tout temps leur réconciliation. Fréquemment, à bout de souffle, nous ne savons plus où donner de la tête, ni comment arriver à gérer son stress. Même, faire la paix avec son corps ou son esprit demeure la plupart de temps laborieux. Inlassablement, perpétuellement, gratuitement nous pouvons toujours compter sur le souffle.

 

L’outil le plus facilement accessible pour nous aider à rapprocher notre état mental de notre dimension physique demeure avant tout la respiration consciente. Elle permet de réunir ensemble ces deux aspects concrets de la vie dans un espace temps en accord avec l’esprit qui nous habite. J’ai découvert récemment la méditation par le souffle et, loin de vouloir vous y amener, j’aimerais vous partager mes réflexions. Ma pratique consiste simplement à porter mon attention, plusieurs fois par jour, au gré de mes activités, sur le fait que je respire. JE R-E-S-P-I-R-E. Tout simplement! Deux, trois respirations contrôlées. Cela prend quelques secondes et immédiatement j’en ressens un bienfait qui perdure quelques minutes.

 

Dès le réveil, tout en m’étirant, je prends conscience de mon corps tout entier, puis je respire, profondément, lentement, délicatement. De trois à cinq fois. Bien éveillée, les pieds au sol dans mes pantoufles, je suis présente à mon souffle. Sous la douche, j’y pense tout en focalisant sur la sensation de l’eau et l’odeur de fraîcheur. Au démarrage de la voiture je l’exécute sans condition, arrêtée au feu rouge je m’y remets, avant de manger, je me dépose et je souffle un peu. Au travail, je m’approprie quelques secondes pour l’approfondir, dans une file d’attente je m’y concentre, même assise sur la cuvette des toilettes, j’y songe. À chaque changement de tâche je m’accorde une pause pour respirer. Finalement, au coucher je prends vraiment le temps de souffler. Une dizaine de fois selon des méthodes diverses. La respiration est notre bien le plus précieux, avec la santé. C’est une chance qu’elle soit réglée automatiquement, sinon nous aurions expirés depuis longtemps.

 

Par l’observation facile et sans effort de la respiration, je fais le choix d’être présent à cette fonction biologique tout en laissant aller les pensées qui me travaillent, me retiennent, me visitent dans mon quotidien. Physiquement, faire le plein d’oxygène améliore l’influx du système nerveux, du cerveau et des glandes. Augmentant la qualité du sang, il allège le travail du cœur et régularise la tension artérielle. En plus, cela donne une meilleure concentration tout en soulageant le système sympathique. Pourquoi s’en priver ?

   

Inspirer à fond, consciemment, c’est se connecter à l’essence même de notre existence, permettant de renouveler, à chaque fois, notre bail sur cette terre. Se réapproprier sa source de vie. Contacter sa vraie nature. Cela m’entraîne à ressentir et à goûter, l’espace de quelques secondes, à cet état intangible et intemporel qui me connecte au grand Tout, par delà lequel nous sommes tous unis. Dans un même souffle. Le souffle de vie. Tant que nous serons vivants nous pouvons toujours compter sur lui pour rester en contact avec l’instant présent.

 

Il suffit seulement d’y penser plusieurs fois par jour, de l’intégrer à notre routine quotidienne et ainsi nous pourrons enfin prendre le temps de souffler. De respirer. De vivre.

 

Carole Hamelin

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux. » Marc-Aurèle

 

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Mars 2012

Moins... c’est plus. 

 

Bien qu’il soit issu d’une tradition pratiquée depuis plus de 3 000 ans, l’influence du Feng Shui sur notre équilibre intérieur – que ce soit l’habitation ou notre esprit - est de plus en plus approprié en ces temps où la recherche d’harmonie et de sérénité nous habite.  Le secret de cet art millénaire réside dans l’énoncé suivant : « Moins... c’est plus ».

 

Le fardeau de nos possessions s’avère souvent écrasant. Si nous souhaitons une plus grande liberté émotionnelle, une vacuité mentale ou une légèreté d’esprit, alors il vaut mieux vivre dans un endroit épuré, calme et harmonieux. Considérons de se départir des vieux objets qui font stagner notre existence, de ranger le fouillis qui règne dans nos espaces de vie et surtout de libérer les placards, tiroirs, garages ou entrepôt d’un superflu gardé au cas où… Le Feng Shui transmet l’idée que toute action aussi simple soit elle, empreinte d’une bonne intention, favorisera en temps voulu une transformation intérieure aussi bien qu’extérieure. Ne soyons pas surpris de voir des occasions se présenter et des événements se produire dans notre vie, suite à ces changements.

 

Cependant, avant de procéder à des modifications majeures dans sa propriété, il importe d’analyser sa vie présente et d’identifier très clairement les secteurs que nous aimerions modifier. La nature de ce principe demeure avant tout dans le pouvoir de l’intention et l’énergie que nous octroyons aux démarches effectuées. Laisser parler son cœur et passer au suivant dans l’amour et le détachement rendront le parcours ainsi que l’objectif beaucoup plus satisfaisant. La beauté et la simplicité du principe résident dans le geste pouvant transformer une vie ou améliorer les relations, permettant d’accroître la santé ou d’augmenter sa prospérité ainsi que celle de toute la planète. Entrouvrir une fenêtre pour laisser sortir ce qui ne convient plus, de son intérieur résidentiel, personnel ou corporel, puis faire entrer par la porte une toute nouvelle énergie empreinte de bonnes intentions, sera salutaire à tous les égards.

 

Ressentir des réactions émotionnelles durant ce rituel de purification peut aisément survenir. Se sentir triste ou amer, colérique ou déçu, abandonné ou soulagé, cela fait partie du processus naturel du « lâcher prise ». Laisser évacuer les larmes, tremblements, toux, frissons pendant quelques minutes et ensuite prendre de profondes respirations, permettra de libérer les attaches au passé. Cela passera rapidement. Certaines actions de désencombrement donnent parfois l’impression que la vie semble aller de mal en pis, mais avec le recul, ces événements s’avèreront une remarquable amélioration. Surtout lorsque nous y consentons un peu d’effort, de patience. De détermination. D’engagement.

 

Présentement nous vibrons à une fréquence énergétique planétaire avec laquelle il nous faut s’adapter. En opérant certains changements dans une dimension physique cela permet d’ouvrir une porte vers d’autres possibilités, et cette prise de conscience nous amène à penser et à agir autrement. Avoir moins d’effets encombrant dans sa vie physique crée un espace énergétique vers d’infinies potentialités. Restons ouverts au Feng Shui, car il se révèle être un outil puissant dans chaque aspect de notre vie et dans d’autres facettes de l’Univers. Faites-en un allié précieux pour tout ce que vous désirez.

 

Carole Hamelin

« L’attachement crée la peur de perdre. La peur entraîne la colère, la colère entraîne la haine et la haine fait souffrir. Entraînez-vous à vous détacher de ce que vous avez peur de perdre. » Maître Yoda, Grand Chevalier Jedi, tiré du film La guerre des Étoiles.

 

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Février 2012

Le plein d’Amour.

 

  

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. Le mien s’est récemment troublé, un matin de grande froidure, alors qu’au lever du rideau j’ai aperçu un chaton sur mon balcon. Emmitouflé dans sa robe de soie noire, il m’est apparu tout frêle, grelottant des oreilles à la queue, quémandant asile d’un miaulement inaudible, pour se voir offrir le gîte. Ce jeune chat, laissé par son propriétaire, s’est retrouvé en terrain inconnu à l’approche de l’hiver, avec l’ambition de se dénicher un foyer confortable, respectable, affable pour y ronronner et effectuer le plein d’amour.

 

N’écoutant que mon cœur j’ai entrouvert la porte pour lui offrir de l’eau et des caresses. Avec ses yeux enjôleurs et ses contorsions chaleureuses, il m’apprivoisa rapidement au point que je lui permis d’entrer quelques minutes – sur la carpette – pour se réchauffer. Je dois vous dire que malgré tout l’amour que mon conjoint porte à la gent féline, il a de la difficulté à en supporter les conséquences. De ce fait, impossible pour nous de garder un animal à l’intérieur.

 

Quoique qu’il en soit, je décidai de l’envelopper dans une serviette de bain, pour le réchauffer et lui donner un surplus d’affection. Aussitôt pris, ce chaton étranger s’est immédiatement abandonné dans mes bras, se sentant confiant, protégé, dans l’évidence du sort heureux qui l’attendait. Étrangement, quelques minutes plus tard, j’ai senti une chaleur immense m’envelopper, un état de calme, de plénitude s’installer, une vague de tendresse me submerger, uniquement installé à le regarder dormir lové en boule sur mes genoux. Remplis de sérénité. Nous étions tous deux en étroite communion dans l’instant présent, puisant notre plein d’Amour à la Source Universelle. Ainsi abreuvée, je vécu un moment intense de contemplation et de méditation, fusionnant avec le beau, l’inspirant, l’émouvant de ce petit être insouciant de son avenir.

  

Les signes du destin peuvent parfois s’avérer énigmatiques. Et c’est tant mieux. Car cela nous permet d’éveiller notre conscience à petits pas. Et, dans ce cas-ci le message était clair. Non ! Il ne trouverait pas sa place dans mon salon. Néanmoins, à regarder cette boule de poil dormir, j’ai soudain ressenti ce détachement profond pour tout ce qui m’entourait, de plus j’ai compris la puissance du lâcher prise sur toutes les situations – que je ne pouvais contrôler – et finalement j’ai réalisé que m’abandonner dans l’Amour permettait une manifestation d’énergie puissante dans tout mon être. Ouvrir son cœur et se laisser envahir par cet amour qui nous habite et nous entoure, permet à toutes les cellules de notre corps de s’en imprégner et d’en garder un souvenir indélébile. Ce qui s’appelle l’homéostasie. Cet état où chaque particule de notre être reconnaît la perfection initiale et s’ajuste au diapason. Depuis, j’ai compris que par la contemplation – ou la connexion avec – des choses simples de la vie, on peut s’éveiller, se réaliser, créer, exulter.

 

En cette célébration de l’Amour, je vous souhaite ardemment de vivre un instant de béatitude, en toute conscience, afin de vous imprégner de cet état d'amour pur. Simplement. Facilement. Tendrement. En regardant dormir un enfant ou un animal, en observant les oiseaux près d’une mangeoire, en se plongeant dans la réflexion d’un paysage, en admirant une photo ou un tableau d’une grande beauté, en écoutant une musique qui nous transporte d’allégresse ou en contemplant les yeux d’un être aimé dans le silence, la beauté et l’amour.

 

En nous arrêtant quelques instants pour fixer notre attention, nous changerons de perspective. Et cela nous ramène tous à l’essence même de ce que nous sommes vraiment. Pour ce qui est du chaton, je suis très reconnaissante à ma voisine de l’avoir adopté. Je pourrai ainsi profiter occasionnellement, même quotidiennement de sa présence.

 

Carole Hamelin

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.»  Antoine de St-Exupéry – Le Petit Prince

 

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Janvier 2012

Les mots des maux.

 

Nos paroles ont une influence sur nous. À quel point? J’aimerais partager mon expérience sur l’essence des mots ou plutôt le sens des maux, et sa répercussion dans ma vie. Depuis quelques années, j’ai entretenu un inconfort physique associé à de multiples désagréments, qui n’ont jamais pu être identifiés comme maladie. Alors, puisque j’étais déterminée à trouver une solution, je me suis tournée vers des approches alternatives jumelées à une démarche introspective de ma vie. Peut-être n’est-ce pas la panacée, mais au moins cela s’est révélé pour moi, une bonne piste à explorer. J’ai finalement détecté ce qui m’accablaient en étudiant les mots des maux.

 

Je passerai sous silence les étapes de mise en forme, de l’alimentation allégée, du yoga, des soins holistiques et des cours de croissance personnelle, quoiqu’elles aient contribué, chacune à leur façon, à mon ouverture d’esprit et à une meilleure écoute de mon corps. Depuis peu, j’ai remarqué que je me répétais souvent les mots : « ça m’écœure » ou « je suis écœuré que ça m’arrive » ou encore « j’en ai ras le bol » lors de situations embarrassantes, intimidantes ou décevantes. Sans en être pleinement consciente, je venais d’envoyer un message à mon corps pour lui faire savoir que j’avais un trop plein dans le cœur, un surplus dans le foie, une sorte "d’écœurantite" aigüe, sans toutefois explorer ou exprimer le ressenti de ces émotions. Et cela a persisté combien de temps ? Certainement des années. Alors, mon organisme a retenu la leçon : il m’a livré un éventail d’inconforts et de malaises du système digestif, qui a engendré des répercussions dans ma vie personnelle et professionnelle.

 

Autre exemple à l’appuie s’avère être : « Ça me fait chi... » Expression bien connue de plusieurs. La prononcer sur une base régulière m’a amenée récemment à faire le lien avec un malaise intestinal accéléré reconnaissant bien les intolérances alimentaires qui se développaient chez moi. Le fait de prendre conscience des mots que je prononce plusieurs fois par jour m’a amené à changer mon verbiage mental et à ainsi améliorer ma condition physique. Se dire : « Je suis en confiance avec tout ce que je fais. », « Je suis au bon moment et à la bonne place. », « Je m’aime, je m’accepte et je m’approuve. » tempèrent mes émotions, me conduis à mieux accepter, tolérer, accueillir ce qui se passe. Me permettre d’exprimer mes sensations, le pourquoi de mes agitations – par écrits ou verbalement – m’entraîne dans un état de paix intérieure plus sain pour moi. De ce fait, mon corps reçoit un nouveau message positif et y réponds avec amour et compréhension.

 

Quels sont les mots que vous vous répétez souvent ? Mieux vaut en prendre conscience avant que votre corps ne réagisse à ces paroles. Toutes les expressions véhiculées, surtout empreintes d’une émotion forte ou négative, transitent par le corps sous une forme vibratoire. Et, notre être entier s’accorde au diapason de nos mots – et de nos émotions – pour nous en renvoyer le reflet, à une prochaine étape de notre existence. Ajustons nos paroles pour que résonne en nous l’amour, la joie, l’acceptation et le pardon. Que ce qui est véhiculé aujourd’hui en pensée ou paroles nous permette de créer un avenir en santé, plein de vitalité, dynamique et épanoui. Depuis peu, je m’entraîne à remplacer mes vieilles expressions par : « Je n’aime pas cela, mais ça va passer »; « Je suis déçue, mais c’est correct »;  « Je suis en colère, et je l’exprime calmement ».

 

À vous de vous écouter pour trouver les bons mots afin d’éviter des maux futurs. « Remplaces les mots du cœur et tu réduiras les maux du corps. »

 

Carole Hamelin

« Si quelqu’un désire la santé, il faut lui demander s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l’aider. » Hippocrate (père de la médecine)

 

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Décembre 2011

L’art de recevoir...

 

N’est-il pas agréable de recevoir chez soi, pour partager mets savoureux et variés, boissons chaudes, froides ou alcoolisées tout en se divertissant de conversations et d’échanges plus ou moins colorés entre convives ? Un des incontournables aspects de toutes réceptions, mise à part la rencontre et le partage, s’avère sans contredit l’idée de pouvoir faire plaisir aux personnes que l’on reçoit… et aussi à soi-même.  Une belle réception peut se distinguer soit par la préparation soignée du menu ou la présentation des plats servis, soit par la création d’ambiance propice à l’événement ou encore par notre présence attentionnée lors de cette réjouissance. Mais surtout, il s’accompagne toujours du plaisir de donner – un peu, beaucoup – de soi-même. Ainsi va l’art de recevoir.

 

Trouvez-vous paradoxal que dans le fait de recevoir des invités l’on retrouve en contre partie le principe du don de soi ? Cela m’a fait longuement réfléchir. Je suis une personne aimant gâter son entourage, j’éprouve une réelle satisfaction dans l’action de donner aux autres de l’amour, du temps, des conseils, des cadeaux. Et, lorsque l’envie me prend d’inviter mes proches, je me fais plaisir en exprimant ainsi mon besoin de donner. Mais, laissez-moi vous avouer qu’il en va tout autrement lorsqu’une personne veut m’offrir quelque chose. Alors là, j’ai du chemin à faire dans l’apprentissage de recevoir.

 

Oui, je l’admets, j’ai une difficulté à accueillir des marques d’attention, accepter des soins corporels, percevoir de l’argent, récolter des éloges, obtenir des cadeaux. N’y a-t-il pas un malaise ici, concernant mon ouverture à l’abondance ? J’ai lu récemment que refuser de souscrire aux attentions que nous proposent les gens, se trouve être en fait une question d’estime personnelle. À combien je m’estime ? Quelle évaluation je porte à ma personne, ma formation, mon expérience ? Suis-je digne de recevoir ? C’est tout un art que d’apprendre à se justifier, s’estimer, s’apprécier à sa juste valeur, tout comme l’art de bien recevoir demande de l’humilité, de l’amour, de la confiance en soi. Ce que je m’applique à travailler de plus en plus…

 

Dans un contexte social équitable, donner et recevoir devraient s’ajuster en harmonie. Le plaisir de donner ne devrait jamais être entaché par la réponse de celui qui reçoit. Donnons pour le plaisir de donner non pas dans l’attente d’un retour. Et quand on a reçu, il faut pouvoir donner à son tour librement, joyeusement, ouvertement. Lorsqu’on nous attribue un cadeau, que nous soyons invités à une réception ou qu’on nous fasse un compliment sachons accepter avec joie, candeur, humilité et reconnaissance ce que l’autre a eu tant de plaisir à choisir, préparer, écrire ou exprimer. Afin d’aller plus loin dans cette démarche, pourquoi ne pas aussi s’inscrire à la réception de l’amour, la joie, l’abondance, la prospérité, la réussite et le bonheur que la vie nous propose ? Il s’avère souvent plus difficile de recevoir que de donner, mais cela s’apprend graduellement avec l’acceptation de soi et surtout, en disant simplement MERCI! Merci la Vie !

 

Je profite de cette période de réjouissance pour faire don généreusement de ce que je peux offrir gracieusement, à ma famille, mes amis, mes voisins, mes lecteurs : l’occasion de vous transmettre tous mes vœux d’amour, de paix, de joie, de santé, d’harmonie pour cette merveilleuse année 2012 qui s’ouvre devant nous. Cependant, je m’autorise maintenant à recevoir naturellement, le cœur rempli de gratitude, d’amour, d'humilité. Soyez ouverts à recevoir ce que la vie a à vous offrir.

 

Carole Hamelin

« Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pour recevoir. » Johann Wolfgang Von Goethe.

 

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Novembre 2011

Aménager son intérieur.

 

Lors d’aménagements intérieurs, ce que recherche une majorité de gens nécessitant mes services, ou même désirant décorer par eux-mêmes, c’est avant tout l’amélioration du sentiment de mieux-être dans leurs espaces de vie. Comme vous l’avez déjà peut-être constaté, changer de décor apporte une énergie renouvelée, ravive les humeurs, restaure l’harmonie, tonifie nos idées et cela grâce en partie aux couleurs et aux matériaux utilisés. En ajoutant bien sûr, le concours des nouveaux achats venant habiller notre lieu de vie. Finalement, un nouveau « look » pour mieux se sentir. Changer le mal de place, comme diraient certains. Hélas, cela ne dure qu’un temps et quelques mois plus tard, le résultat obtenu ne satisfaisant plus, on veut recommencer à aménager son intérieur.

 

Depuis quelque temps j’ai réalisé, que certaines exigences en aménagement résidentiel, masquent parfois la nécessité d’un changement beaucoup plus profond. Pas toujours, fort heureusement. Alors, qu’en est-il de vos choix décoratifs ? Pourquoi est-ce si important d’effectuer ces transformations ? Il importe de bien comprendre le pourquoi de cet appétit pour la décoration. S’amuser à changer son décor permet temporairement d’atténuer ou de camoufler nos vrais besoins certes, mais retarde la prise de conscience d’un malaise, qu’il sera d’autant plus difficile à identifier avec le temps. Quelquefois le mobilier ou la coloration conviennent encore, mais rien ne va plus dans l’ambiance de la propriété. La maison - ce supposé havre de paix que vous avez créé – ne répond plus à vos attentes. Vos besoins. Vos aspirations. Les accessoires que vous avez choisis avec enthousiasme, il n’y a pas si longtemps, ne vous font plus « tripper ». Ce ne sont là que quelques indices pouvant traduire un état de mal-être intérieur, profondément enfoui, qu’il serait bien d’explorer.

 

Dans la recherche du mieux-être il s’avère primordial de cibler la nature de nos désirs ou de nos besoins. Quoi que j’achète ou que je remplace remplira-t-il cette sensation de vide à l’intérieur de moi ? Comblera-t-il l’état de plénitude que je recherche ? Arrivera-t-il à atténuer cette insatisfaction permanente ? Nourrira-t-il mes besoins fondamentaux ? Me permettra-il de trouver le bonheur ? Dans la négative, vaudrait peut-être mieux explorer d’autres avenues que celles des commerces de mobilier et des boutiques de décoration. Investir dans l’aménagement de soi sera certainement plus sage que dépenser futilement pour se remonter le moral.

 

Il est par ailleurs difficile de mettre le doigt sur le bobo. C’est pourquoi un arrêt momentané de magasinage s’impose afin de bien ciblé l’existence du mal qui nous ronge. Une démarche alternative pourra à court et moyen terme nous distancer de cette dépendance à la consommation artificielle de mieux-être. Pratiquer une activité de détente émotive tel le yoga, le tai-chi, la méditation, le gi-gong ou consulter un praticien en soins holistiques – chiropratique, massage, ostéopathie – s’inscrit dans une exploration globale d’un mieux-être intérieur. S’assoir pour parcourir des livres de croissance personnelle ou lire des chroniques zen peut nous amener à réfléchir sur le pourquoi de nos agissements. Pour d’autres, l’exploration d’une approche énergétiques – acupuncture, Tianshi, reiki, reconnexion -  saura répondre à ce cri intérieur.

 

Approfondir ces questions vous amènera à aborder sous un nouvel angle vos futurs projets d’aménagements. Cela permettra d’atteindre l’harmonie et la plénitude de votre intérieur sans avoir à changer constamment de décor.

 

Carole Hamelin

« Quand on ne trouve pas le repos en soi-même, il est inutile de le chercher ailleurs. » François de La Rochefoucauld.

 

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Octobre 2011

Être… ou paraître ?

 

N’est-ce pas la recherche du bonheur qui nous fait décider de nos choix vestimentaires ? Lesquels sont plus souvent qu’autrement effectués en relation avec l’image que nous projetons. Et l’effet qu’ils auront sur notre entourage. Dans notre interaction avec les autres notre projection s’avère souvent primordiale. Cependant, notre rôle ne serait pas de nous soucier davantage de notre bien-être intérieur, à la fois confortable et fonctionnel, réconfortant et adapté ? Cette recherche d’harmonie, doit se traduire par un sentiment de contentement où le cœur et le corps se rallie, se donne la réplique, se mettent au diapason. Il importe donc de bien cibler l’esprit au final, soit être… ou paraître.

 

Tout en tenant compte du paraître, il demeure important de bien traduire la réalité de nos besoins fondamentaux, d’évaluer nos désirs inassouvis, certains matériels, d’autres émotionnels, d’explorer nos états d’âme. Inexplorés. Inexpliqués. Souvent incompris. Sans parler de composer avec nos goûts personnels, les sensations que ce vêtement suggère, le coup de cœur de l’année, la dernière tendance. Être bien ou seulement bien paraître ? Parfois difficile de choisir. Améliorer son mieux-être intérieur en passant par l’amélioration physique de son habillement s’inscrit dans les valeurs d’une société. Nous en sommes venues à consommer de la fripe autant que de la bouffe, pensant améliorer notre confort intérieur. Combien de revues de mode, d’émissions sur l’apparence, d’annonces de vêtements côtoyons-nous chaque jour ? Lorsqu’on parle de surconsommation celles-ci s’installent aux premières loges. Cette industrie, quoique valable en soi, fini par gruger sur l’estime de soi et la valorisation personnelle. Sans compter la dépense. Il faut donc être consciente du piège et opter pour une avenue pouvant contourner, déstabiliser, minimiser l’effet d’entrainement négatif.

 

En mettant l’accent sur l’être, le ressenti, l’intuitif, nous remarquons immédiatement un changement dans la perception de notre habillement. Ce qui aide à mieux ressentir les émotions et sensations liées au confort de notre âme. Cette nécessité de transformation, de changement, de nouveauté n’est peut-être qu’un leurre, finalement. Ai-je vraiment besoin de cet article ? Là, est la question. Analyser ce pourquoi il nous faut absolument cette blouse incomparable, ces chaussures parfaites, ce vernis ensorcelant, cette fourrure stylée reviens à démasquer un malaise enfoui profondément. Un manque d’attention. La recherche d’affection. Un désir d’approbation. Une soif d’appréciation. Une absence d’acceptation. S’ouvrir à notre intériorité, être consciente de ce qui nous habite, faire la différence entre besoins et désirs engendrent une meilleure gestion de notre consommation. Elle se reflète alors sur les gestes que nous posons.

 

En ce sens j’ai repéré une solution alliant économie et tendance, assortiment et commodité dans ma garde-robe. Sans les soucis de l’excès ou du style à tout prix. Bien que s’habiller élégamment demeure synonyme de bien paraître, par ce geste j’espère faire une différence. Depuis plus d’une décennie je m’habille presque uniquement dans les friperies. J’y trouve toujours ce qui me convient, dans la taille appropriée, à la mesure de mon estime personnelle et de mon portefeuille. Sachant ce choix environnemental il m’incite à privilégié cette approche.

 

En achetant écologiquement, je vote. Je vote pour ce qui diminue mon empreinte et engendre un sentiment d’appartenance, réduit mes dépenses et m’inspire une impression de plénitude, contribue à une deuxième chance et m’installe dans un confort physique et émotionnel. Et que j’aime porter. Pendant plusieurs années. Même si l’on croit choisir le « paraître », de toute façon notre habillement se traduit « par être » l’essence même de notre désir intérieur. En somme, peu importe les choix qui nous sont donné, le besoin essentiel vient toujours chercher l’être, en premier.

 

 Carole Hamelin

« À trop se contempler dans le miroir du paraître, on finit par oublier d’être. » Auteur inconnu.

 

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Septembre 2011

Créer l’abondance !

 

Hier je me suis demandée ce qu’était l’abondance. Bien que mes besoins de base soient comblés par une nourriture choisie, des vêtements adéquats, une habitation douillette et des loisirs satisfaisants, je ne pensais pas vivre dans l’abondance, quoique à bien y regarder… Même s’il est incontestable que je possède des biens matériels, que j’attire à moi de bonnes opportunités, que j’ai une vie épanouie, que je suis en amour, que je sais qui je suis vraiment et que j’en fait profiter ceux qui m’entourent, serait-il possible d’augmenter mes quotas ? Comment puis-je faire pour maintenir la prospérité autour de moi et créer l’abondance  ?

 

J’ai récemment lu que l’abondance n’est qu’un « état d’esprit » dans lequel nous nous sentons pleinement heureux. Qu’il n’y a qu’à ressentir profondément la satisfaction de tout ce qui est déjà dans notre vie afin de permettre au bonheur et à l’opulence de se multiplier. En somme, cela signifie que la joie que j’éprouve à être…, à avoir…, à faire… à donner…, crée une vibration d’abondance rayonnant tout autour de moi et qui, par conséquent m’amène à vivre d’autres bonheurs. Plus grands. Plus beaux. Plus souvent.

 

Ce qui est difficile, me direz-vous, c’est d’être en permanence dans cet état d’esprit de bonheur. Pour tenter l’expérience il suffit de trouver dans son cœur ce qui nous rend totalement heureux(se), dans notre vie. De repérer quelque part dans nos souvenirs un espace de plaisir, d’allégresse, de tendresse, de gratitude, qui nous a fait sentir bien. Dans la plénitude du moment. Enchanté, Apprécié. Aimé. Où l’émotion vibre dans le cœur et non dans la tête. Accordons-nous un instant de réflexion pour ressentir pleinement cet instant de choix. Vivre l’émotion de ce ravissement. Être en état de bonheur. En demeurant dans cette sensation, imaginons ce que nous désirons ajouter, accroître, développer pour atteindre notre abondance rêvée. Pour y parvenir totalement, il suffit maintenant de remercier. De reconnaître qui nous sommes. D’apprécier tout ce que nous possédons, déjà. Partageons ensuite nos petits et grands bonheurs avec tous – personnes, animaux, plantes, objets – afin qu’eux aussi puissent ressentir le plaisir que nous dégageons, cette vibration de contentement que nous émettons et telle un diapason augmenter cette prospérité, en nous, en eux, autour de nous.

 

Le paradoxe, difficile à concevoir au quotidien, c'est qu’il nous faut apprendre à donner si nous voulons recevoir à profusion. Quelqu’un a dit : « Donnez et vous recevrez. » Alors donnons abondamment, généreusement, sans discernement. Donnons de notre savoir, de nos expériences, de notre temps, de nos émotions, de notre argent, de nos biens. C’est en donnant une part de soi-même que celle-ci nous revient au centuple... Aujourd’hui je partage donc avec vous l’abondance de ma vie, pour qu’elle rayonne et rejaillisse sur vous à profusion telle des feux d’artifices... Que cette abondance soit dans l’amour, la joie, la plénitude et les petits plaisirs de la vie ou dans la prospérité matérielle, financière et même spirituelle. Qui a mentionné qu’elles ne pouvaient aller ensembles ?

 

Que tous vos désirs se réalisent ou se matérialisent, et encore plus, dans la paix, l’harmonie, l’allégresse, la quiétude. Cela dans toutes les sphères de votre existence, avec en prime cette belle lumière intérieure allumée, vibrante, rayonnante. Je vous offre une explosion de pur bonheur permanent. Merci la vie!

 

Carole Hamelin

« Appréciez sincèrement le miracle que vous êtes, le fait que vous êtes vivant, que vous avez des yeux, des oreilles, des pieds et que vous vous trouvez là, à ce moment précis…. Faites l'effort de vous concentrer sur ce que vous avez plutôt que sur ce qui vous manque. »  Wayne Dyer

 

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Août 2011

Arrêter, pour mieux avancer !

 

Comme l’exprime David Bernard, coach de vie, dans son livre « Ralentir… pour Réussir », il faut quelquefois apprendre durement pour comprendre où la vie veut nous mener. Certains événements, des échecs ou expériences négatives, les inconforts ou la maladie nous amènent parfois à se questionner sur le bien fondé de notre existence. Cette course effrénée contre la montre, les choix multiples de consommations, nos valeurs ancestrales mal menées et toute cette cacophonie mondiale nous poussent, parfois inconsciemment, à vouloir tout arrêter, pour mieux avancer.

 

C’est en posant véritablement les questions que j’arriverai à trouver une issue. Pourquoi je me sens autant bousculée ? Où cela va-t-il me mener ? Est-ce normal d’être si fatiguée ? Pourquoi tout est si difficile ou compliqué ? Fort heureusement pour moi, certaines réponses se sont présentées sans crier gare, sous diverses formes, sans que je les cherche. Il faut parfois savoir reconnaître les signes extérieurs que la vie mets sur notre chemin, et dont nous essayons en vain d’ignorer la synchronicité, comme par exemple une phrase lue dans un livre, les paroles d’une chanson ou d’une personne que l’on rencontre, un événement remarquable qu’on attribue au hasard. Tout peut être reconnu, interprété, identifié comme étant une réponse à une situation actuelle. Comme de raison il nous faut savoir la déchiffrer et surtout de vouloir la reconnaître.

 

Mais pour moi, l’ultime réponse réside tout au fond de soi, à l’intérieur de mon être. Je dois tout simplement parvenir à m’arrêter quelques minutes afin d’écouter cette petite voix, ce feeling secret, cette intuition qui murmure tout bas, mais que souvent je mets de côté. Cependant, il m’arrive de plus en plus d’y prêter l’oreille, d’obtempérer dans le bon sens, de lui obéir et, comme par magie, tout se déroule parfaitement bien dans les actions, les paroles, les décisions que je dois prendre. Lorsqu’une situation stagne ou se trouve dans une impasse, c’est que ma vision globale est atténuée. Comme, dans un lac rocailleux où j’avance en déplaçant du sable, il m’est alors impossible de voir de fond. Si je m’arrête le temps nécessaire afin de laisser le sable se déposer, l’eau deviendra plus claire et je pourrai à nouveau avancer sans mettre le pied sur un écueil.

 

Depuis longtemps, les grands philosophes ont appris à laisser paître les moutons. Qu’il en soit ainsi. Puisqu’il n’y a pas de hasard, je me sens toujours au bon endroit, au bon moment lorsque la vie s’occupe de m’indiquer le bon chemin afin de parfaire mon expérience terrestre. Subséquemment, cette chronique arrive à point. Pour l’écrire je dois y réfléchir. Parce que mon action se veut juste, je dois l’exprimer, la révéler, l’affirmer sans toutefois blesser, choquer ou déplaire, si je veux continuer à rayonner dans mes écrits. Alors, comment faire pour arriver à écrire sur demande ? J’instaure une pratique d’arrêt quelques minutes pour faire le vide, laisser se décanter mes idées, établir des respirations profondes, maintenir mon attention dans l’instant présent, être guidée vers l’inspiration, méditer sur le sens de la vie. Investie d’une plus grande écoute et d’une ouverture du cœur, je sais maintenant m’arrêter pour mieux avancer, composer, évoquer, créer. Dans l’instant.

 

Je vous invite à partager cette pause avec moi afin d’éclairer, de recentrer, de calmer ou de se connecter à notre réponse intérieure. Je vous offre plein de belle Lumière pour illuminer le sentier de votre créativité.

 

Carole Hamelin

« Ce que nous ne comprenons pas par la sagesse, la vie se charge de nous l’enseigner par la douleur. »  David Bernard

 

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Juillet 2011

Adopter la Zénitude ?

 

Lorsque j’entends parler autour de moi, qu’il faut être Zen, je me questionne à savoir de quoi il en retourne ? Outre le fait d’avoir une décoration de style oriental ou de pratiquer le yoga ou le tai-chi, d’être relax et décontracté, qu’en est-il réellement de la zénitude ? Au départ le « Zen » s’inscrit comme une école de pensée bouddhiste stricte, originaire de Chine, introduit au Japon au XIIe siècle, qui privilégie l’enseignement direct de maître à élève. Il est actuellement l’une des formes les plus influentes du bouddhisme en Occident. Depuis quelques années, à peu près tout ce qui provient d’Orient nous inspire un penchant Zen : la décoration minimaliste, la nourriture simplifiée, le jardin épuré ainsi que l’attitude philosophique détachée. Doit-on adopter la Zénitude ?

 

Il n’en reste pas moins que grâce à l’influence du mouvement Zen, qui démontre la réalité au lieu de l’expliquer, cette méthode fait de plus en plus d’adeptes dans tous les domaines. Le Zen demeure universel et laïque pouvant s’inscrire dans toute démarche intérieure personnelle. Il faut toutefois ajouter que ses principes – simplicité, équilibre et sentiment d’unité avec la nature – offrent un modèle de vie inspirant autant sur le plan pratique que spirituel.

 

Notre ouverture sur le monde nous amène à considérer de plus en plus d’avenues possibles pour éveiller notre conscience et nous mettre au diapason de notre être véritable. Les aléas de la vie nous forcent souvent à faire des constats sur ce qui est survenu ou encore ce qui pourrait advenir dans nos existences afin de créer le pont entre le corps, le mental et l’esprit. En apprivoisant l’approche Zen nous nous installons dans un présent de plus en plus conscient favorisant l’ouverture du cœur et de l’intuition vers ce réel besoin d’intériorité, d’unicité, de complémentarité. Ce qui, je l’espère, permettra d’ébaucher des réponses à certains questionnements, d’entrevoir des enseignements fondamentaux comme l’introduction à un nouveau mode de pensée ou mode de vie, de poursuivre le déploiement de ses ailes vers l’apogée de son cheminement intérieur.

 

Dans cette optique, la Zénitude nous inculque donc un style de vie allégé, tout en introduisant dans notre quotidien des éléments fonctionnels, autant dans nos espaces de vie que dans nos assiettes, que dans nos schémas de pensées ou notre façon d’être que dans notre élévation spirituelle. Si le Zen vous attire, saurez-vous l’introduire subtilement dans votre quotidien, lui donner un espace pour qu’il puisse s’épanouir, le garder présent à tout moment afin qu’il puisse vous guider dans cette voie d’accès permettant d’éveiller une conscience personnelle, autant que collective, tout en développant une paix intérieure dans l’harmonie et la joie.

 

Ici, prendre le temps de s'arrêter, de respirer, d’observer, de s’inspirer, d’être zen devient un dispositif fondamental de ma croissance personnelle. Que la Zénitude soit. Dès maintenant je me connecte à ce qui est là. Ici. Actuellement, à cet instant même en lisant ces lignes. Je prends conscience que j’existe, que je suis vivant(e), que mon corps entier vibre, palpite, respire, se transforme. Que tout autour de moi inspire la Vie. Voilà, ce simple exercice de présence nous invite à être Zen afin que s’accomplisse ou se maintienne notre éveil en douceur. Qu’il puisse éclairer notre route et guider nos pas vers l'intégration d'un nouveau souffle dans notre existence.

 

Puisse l’allègement commun de nos pensées, paroles, actions, possessions parvenir à l’unité dans la simplicité. Adhérons à la Zénitude.

 

Carole Hamelin

« Le Zen célèbre la vie telle qu’elle est au jour le jour. » David Scott

 

 

 

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